Pitoyables « résistants »

Quelques exemples des Américains orphelins de Jobidon qui tentent de résister à la politique de Trump contre les perversions idéologiques.

Le gouverneur du Wisconsin demande que dans le budget de l’Etat le mot « père » soit remplacé par « parent », et « mère » par « personne inséminée » puis « parent qui donne naissance à l’enfant ».

L’association athlétique inter-écoles du New Jersey refuse de modifier sa politique de soutien à la participation de « trans » (d’hommes qui « s’identifient comme femmes ») aux compétitions féminines.

Le juge fédéral Royce Lamberth qui avait déjà bloqué le transfert de trois « prisonnières transgenres » (trois hommes qui se disent femmes) dans une prison pour hommes vient de bloquer le transfert de neuf autres soi-disant « prisonnières transgenres ». Cela « démontre que le recours des plaignantes au huitième amendement a des chances de succès », claironne-t-il. Sauf qu’il va sans doute se faire virer, puisque les juges fédéraux dépendent du Président…

Obsession onusienne

Le projet de résolution de l’ONU sur la guerre en Ukraine présenté par l’Ukraine a été adopté par 93 voix contre 18 (dont la Russie et les Etats-Unis), et 65 abstentions. Ce qui marque malgré tout un énorme changement.

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Addendum et précisions

Il y a eu trois votes hier à l’ONU. Les deux premiers ont été ceux de l’Assemblée générale. Le premier a été sur la résolution proposée par l’Ukraine, reprenant tels quels les poncifs russophobes habituels. Elle a été adoptée par 93 voix contre 18 et 65 abstentions. C’est celle dont j’ai donné le tableau des votes.

Il y a eu ensuite le vote sur la résolution présentée par les Etats-Unis. Le texte a été modifié par des amendements qui l’ont défiguré et l’ont fait ressembler au premier. Ce texte a été adopté par 93 voix contre 8 et 73 abstentions.

Les Américains ont ensuite présenté leur texte originel au Conseil de sécurité, où il a été adopté par dix voix (dont celle de la Russie) après le rejet des amendements demandés par les membres de l ‘UE. Il n’y a eu aucun vote contre, donc aucun veto, les cinq pays de l’UE se sont abstenus. L’ambassadrice américaine par intérim Dorothy Shea a salué un « accord historique ».

Macron tout seul…

L’arrivée de Macron à la Maison Blanche. Accueilli sans aucun uniforme ni drapeau par on ne sait qui, les méchants disent que c’est la femme de ménage… (J’ai trouvé : c’est Monica Crowley, « chef du protocole »).

A comparer avec l’arrivée de Macron le 23 avril 2018 pour un dîner privé à la Maison Blanche.

Humilié devant tout le monde

Le Parlement ukrainien devait adopter aujourd’hui une résolution disant que Zelensky « doit exercer ses pouvoirs jusqu’à ce que le président nouvellement élu de l’Ukraine prenne ses fonctions, conformément à la première partie de l’article 108 de la Constitution de l’Ukraine ».

C’était une reconnaissance implicite que Zelensky n’exerce plus légitimement le pouvoir, et une façon plutôt bancale de lui permettre de le conserver.

Il y avait là dans le public la présidente de la Commission européenne, le président du Conseil européen, la Haute Représentante Kallas, divers Premiers ministres dont celui de l’Espagne et celui du Canada, etc., qui allaient assister à la proclamation de la légitimité démocratique illimitée de Zelensky.

Patatras. Bien que les partis d’opposition soient interdits depuis près de trois ans, Zelensky n’a pas eu la majorité. La résolution a été votée par 218 députés, il en fallait 226 pour qu’elle soit adoptée.

Commentaire d’Ukranews : « Le Parlement a refusé d’adopter la résolution sur le soutien à la démocratie en Ukraine. » Sic.

La priorité de Merz

Les semaines à venir vont nous faire assister encore à une caricature de démocratie, en Allemagne. Alors que Friedrich Merz avait affirmé que la gauche était finie et qu’il ne gouvernerait pas avec des gens qui ne veulent pas d’un tour de vis sur l’immigration, il va faire une coalition avec les sociaux-démocrates, donc rien ne va changer (sinon qu’on ne verra sans doute plus l’inénarrable Baerbock, qui va nous manquer), alors qu’il avait une coalition ultra-majoritaire toute prête avec l’AfD…

Il paraît que Merz n’a pas parlé de l’Allemagne dans son allocution de « vainqueur ». Mais il a affirmé que sa « priorité absolue », face à Trump, est le renforcement de la défense européenne afin d’atteindre « progressivement l’indépendance vis-à-vis des États-Unis ».

Il y a du boulot, surtout pour l’Allemagne :