La dérive allemande

Le chancelier Merz, en conférence de presse avec le chef bandérite ukrainien :

« Nous faisons aujourd’hui le premier pas dans une nouvelle coopération entre nos deux pays, dans la production d’armes à longue portée avec l’Ukraine, entre l’Allemagne et l’Ukraine. Ce sera une coopération au niveau industriel qui pourra avoir lieu aussi bien ici en Allemagne qu’en Ukraine. »

Précision du ministère de la Défense :

« Un nombre considérable de ces armes à longue portée pourrait être produit cette année. Les premières d’entre elles pourront être utilisées par l’armée ukrainienne dans quelques semaines seulement. »

Merz encore :

« Nous ferons tout pour que Nord Stream 2 ne puisse plus être mis en service. »

Parce que nous ne voulons pas de gaz à bon marché, nous voulons que notre économie s’écroule. Et nous savons saboter les gazoducs.

La « propagande russe »

Une Ukrainienne dit qu’hier elle a parlé avec l’un des soldats revenus de captivité en Russie. Il lui a dit que lorsque les Russes ont commencé à leur faire voir les vidéos de propagande censées montrer des scènes de mobilisation forcée dans les rues des villes ukrainiennes, ils se sont esclaffés : « Jusqu’où va leur propagande… Cela ne peut pas arriver en Ukraine. » Et quand ils sont revenus ils ont réalisé que c’était vrai et ils ont été très surpris.

L’homme à qui elle s’adresse confirme le propos : lui-même a subi la même « propagande » en captivité et a constaté que c’était vrai quand il est revenu.

On découvre alors que l’Ukrainienne est la personne du gouvernement qui gère aujourd’hui le problème. Elle prétend que c’est un phénomène récent (ce qui est évidemment faux), dû au fait que « la masse critique de ceux qui voulaient défendre leurs foyers sont allés les défendre », et que sa tâche maintenant « est de rendre cette période d’adaptation, pour ceux qui ne veulent pas rejoindre l’armée, aussi humaine que possible ». Sic. Mais dans les vidéos que l’on voit, les « recruteurs » qui kidnappent les passants pour les envoyer à la mort sont de plus en plus violents, parce que la résistance est de plus en plus forte.

Poutine selon Lagarde

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, pourtant russophobe professionnelle :

« Poutine est incroyablement minutieux. Il accorde beaucoup d’importance au temps. C’est un homme très cultivé et bien informé. Quand vous lui parlez, il n’a jamais de documents devant lui, pas de protocole, rien. Il connaît tout par cœur. Pour lui parler, pour traiter avec lui, du moins à l’époque, je devais moi aussi connaître par cœur tout ce que je voulais dire. Et je pense que pour discuter avec lui, il faut tout savoir, car il sait tout de vous. »

(« A l’époque » : quand elle était directrice du FMI, entre 2011 et 2019.)

Silence cynique

Commentant le nouvel appel de Maria Zakharova aux organisations internationales pour qu’elles condamnent enfin la persécution religieuse en Ukraine, le représentant permanent de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne, Mikhaïl Oulianov, écrit sur X :

« Un appel opportun. Mais je doute qu’il soit entendu par ceux qui, en Occident, se prétendent champions de la liberté religieuse. Les autorités occidentales, ainsi que les ONG, gardent un silence très cynique. Sans surprise. C’est leur pratique habituelle. »

Un nouveau cocktail Molotov

L’ineffable président de l’ineffable Lituanie Gitanas Nauséda estime que le 18e paquet de sanctions contre la Russie devra être un « cocktail Molotov » contre le Kremlin.

Comme si les 17 précédents étaient des jets de lance-pierres…

Et comme si le « cocktail Molotov », comme les précédents paquets, n’avait pas vocation à se faire boomerang…

En fait ils ne savent plus quoi mettre dans le paquet, et ça fait un certain temps déjà…