Juges fragiles…

J’avais remarqué que, dans la persécution judiciaire de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, de nombreuses audiences étaient reportées, puis encore reportées, puis de nouveau reportées, parce que tel ou tel juge était malade, et que tel et tel s’était récusé… Le fait est désormais dénoncé par le chef du « service d’État ukrainien pour l’ethnopolitique et la liberté de conscience », Viktor Yelensky. Car cela retarde indéfiniment l’interdiction effective de l’Eglise.

Il espère que la pression publique « ne permettra pas aux juges de tomber indéfiniment malades ou de se récuser ».

Citant l’exemple de la Laure des Grottes de Kiev, où les moines se trouvent toujours, il se plaint que « le juge est “désespérément” malade ».

De plus, dit-il, dans les autres affaires, « un nombre incroyable de fois les juges se sont récusés et ont reporté les audiences »…

Le revers de la médaille est que, lorsque les juges sont « en bonne santé », ce sont des militants contre l’Eglise orthodoxe, ou simplement des juges qui veulent se faire bien voir du régime. De ce fait, par exemple, la dernière audience dont j’ai eu connaissance est celle qui a décidé que le métropolite Arsène devait rester en prison préventive, où il est depuis neuf mois pour avoir prévenu les fidèles, dans un sermon, qu’il y avait des barrages de militaires qui risquaient de compliquer l’accès au sanctuaire…

La « police de l’environnement »

Ceci est un titre du quotidien Sud-Ouest. On y apprend que les agents de l’Office français de la biodiversité sont une « police », et que c’est pourquoi ils vont faire la leçon aux paysans avec une arme, mais que pour éviter les polémiques les agents doivent porter leur arme « discrètement », dit la ministre Pannier-Nullachier.

Laquelle ministre n’a pas hésité à faire une nouvelle démonstration de son incompétence et de sa bêtise en affirmant que ces agents armés de la police d’intimidation des paysans par principe délinquants ont « des missions qui sont essentielles » comme « s’assurer qu’il n’y a pas de pollution de l’eau que vous buvez » ou « des risques pour les enfants qui se promènent en forêt »… Or ce n’est évidemment pas du tout leur rôle, qui est d’obliger les dangereux paysans à respecter la « biodiversité ».

La recherche de nouveaux Maïdan

On n’entend plus guère parler de manifestations en Géorgie. En revanche, de grandes manifestations ont lieu en Serbie et en Slovaquie, pro-ukrainiennes et pro-européennes. Plusieurs dizaines de milliers de personnes dans chaque capitale.

Celles de Slovaquie sont organisées par « Paix en Ukraine », et de nombreux Ukrainiens y participent, ainsi que des militants européistes, soutenus par des organisations étrangères. Il s’agit de tenter de faire tomber le gouvernement de Robert Fico, élu tout à fait démocratiquement et qui applique ce pour quoi il a été élu, mais qui fait tache dans l’UE. Et en Serbie il s’agit de faire tomber le gouvernement qui veut garder des contacts avec la Russie.

Jobidon est devenu noir

Le 19 janvier, au dernier jour de sa présidence des Etats-Unis, Jobidon est devenu « maître maçon » de la Grande Loge Prince Hall de Caroline du Sud, « en reconnaissance de ses services exceptionnels rendus aux États-Unis d’Amérique ».

Que le catholique militant de la culture de mort et de toutes les dérives idéologiques et sociétales actuelles devienne franc-maçon, c’est dans le désordre des choses. Mais ce qui est curieux est que la franc-maçonnerie Prince Hall est une branche de la franc-maçonnerie nord-américaine spécifiquement pour les Afro-Américains fondée par Prince Hall le 29 septembre 1784.

Ci-après traduction de la résolution du Très Vénérable Grand Maître.

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Le responsable des feux brésiliens

La superficie végétale détruite par des incendies au Brésil a augmenté de 79% en 2024 à 30,8 millions d’hectares, selon un rapport de la plateforme de surveillance MapBiomas publié hier. L’Amazonie a été la région la plus touchée, avec 17,9 millions d’hectares ravagés par le feu, soit 58% du total. Selon les données officielles, plus de 140.000 départs de feux ont été enregistrés en 2024, du jamais vu en 17 ans.

Du temps de Bolsonaro, c’était le président qui était le responsable des incendies (16,3 millions d’hectares en 2022, soit deux fois moins que l’an dernier sous Lula). La presse mondiale titrait sans cesse sur ce président d’extrême droite qui ne respecte pas les écosystèmes ni la forêt primaire et ne fait rien contre les incendies qui ravagent le « poumon de la planète ».

Mais sous Lula c’est tout différent. Le président de gauche ne peut pas être mis en cause. Ce qui est responsable des incendies, affirment tous les médias, c’est… le réchauffement climatique, bien sûr.

Au fond, ce serait peut-être bien de remettre Bolsonaro au pouvoir. Avec lui il n’y avait pas de réchauffement climatique, et d’ailleurs ça brûlait moins…