Le gaz russe : un autre record

Les livraisons de gaz russe via le gazoduc TurkStream ont bondi de 27% en janvier par rapport à janvier 2024, à 1,53 milliard de mètres cubes. Record absolu depuis sa mise en service en 2020.

On pourrait penser que c’est logique, puisque des son côté l’Ukraine a fermé le robinet le 1er janvier. Mais l’augmentation n’est que de 2% par rapport à décembre. C’est donc tout au long de l’année que les pays de l’UE ont acheté de plus en plus de gaz russe via ce gazoduc, tout en continuant d’augmenter leurs achats de gaz liquéfié russe par bateau…

La russophobie finlandaise

Une classe de secondaire allait visiter une centrale nucléaire. Mais l’un des élèves finlandais avait aussi la nationalité russe. La direction de la centrale a refusé qu’il participe à la visite parce qu’il pouvait constituer une menace pour la sécurité…

Des juifs qui dénoncent le génocide de Gaza

Un (petit) groupe de Juifs de Londres s’est réuni devant le Cénotaphe, le monument qui commémore les morts des guerres mondiales, le 27 janvier, Journée internationale à la mémoire des victimes de la Shoah, pour protester contre « le génocide qui se déroule sous nos yeux, le génocide de Gaza ».

« Il est extrêmement important pour moi de faire le lien », a déclaré Sonia Linden, fille d’un survivant de la Shoah. Outre le souvenir de l’Holocauste juif, « nous nous souvenons également, en tant que Juifs en particulier, qu’un Holocauste est en cours en ce moment même en Palestine, ce qui nous remplit d’horreur ».

« Cénotaphe signifie ‘tombeau vide’. Et je pense qu’il est particulièrement approprié de se souvenir de ceux qui, pendant l’Holocauste, n’ont pas eu de sépulture, qui sont restés sans sépulture, tout comme nous nous souvenons de ces Palestiniens sous les décombres, des milliers d’entre eux, qui restent sans sépulture aujourd’hui. »

« Nous sommes particulièrement convaincus que l’Holocauste est exploité et que l’antisémitisme est largement exploité pour, je dirais, fermer la porte à de nombreuses personnes qui voudraient soutenir les Palestiniens dans leur lutte et leurs souffrances, de peur d’être étiquetées comme antisémites. Et je fais une distinction très nette entre l’antisémitisme et l’antisionisme. »

Mark Etkind, fils d’un survivant, a décrit le parallèle entre la façon dont la famille de son père a été traitée par les nazis pendant l’occupation de la Pologne au cours de la Seconde Guerre mondiale et le traitement actuel des Palestiniens de Gaza sous l’occupation israélienne. « Mon père était juif en Pologne lorsque la guerre a commencé, et il a été poussé dans le ghetto de Lodz dans les mois qui ont suivi l’invasion nazie, avec sa famille et des dizaines de milliers d’autres juifs. Ils étaient privés de soins de santé, d’eau potable, de nourriture suffisante et, en l’espace d’un an environ, ma grand-mère est morte de maladie, mon oncle est mort de maladie et des dizaines de milliers d’autres sont morts de maladie. » L’Holocauste juif a commencé de cette manière « en tant que processus, et ce que nous voyons à Gaza en ce moment est le début de ce genre de processus, l’extermination du peuple de Palestine. « Pour autant que nous puissions en juger, ils ont assassiné quelque 100 000 personnes. Nous ne savons pas combien d’enfants mourront encore, mais tant que le gouvernement britannique ne cessera pas d’armer Israël et de soutenir ce génocide, qui le saura ? Et je pense qu’il est très important, à l’occasion de la Journée de commémoration de l’Holocauste, de commémorer la souffrance de tous les génocides et de ne pas créer une hiérarchie selon laquelle seuls certains génocides ont de l’importance et d’autres non, ce qui est malheureusement le cas de notre gouvernement. Il n’y a pas de plus grande insulte aux victimes juives et aux autres victimes des crimes nazis que d’utiliser cette souffrance pour justifier d’autres crimes. »

Stephen Kapos déclare : « En tant que survivant de l’Holocauste, à l’occasion de la Journée de commémoration de l’Holocauste, j’exprime mes prières et ma solidarité avec les victimes de l’Holocauste, qui se répète aujourd’hui dans la bande de Gaza. Quiconque a vécu l’Holocauste espère que l’Holocauste ne se répétera pas contre qui que ce soit ». Commentant une photographie montrant des chenilles de chars esquissant une représentation de l’étoile de David sur le sol de Gaza, il dit : « C’est complètement choquant et cela montre que non seulement ils perpètrent un génocide, mais qu’ils le célèbrent en fait, et c’est sadique. »

Moldaves

Doru Petruti, directeur de l’institut moldave de marketing et de recherches sociales IMAS, écrit sur sa page Facebook à propos de la population moldave en Moldavie selon le dernier recensement :

D’environ 4,4 millions de personnes il y a 35 ans, elle est passée à 2,4 millions, et si les choses continuent ainsi, la diaspora moldave sera bientôt égale au nombre de ceux qui restent en Moldavie.

Combien de pays dans le monde peuvent se targuer d’un tel … record ?

Non seulement les périodes de gouvernements pro-européens n’ont pas réussi à stopper l’exode (bien qu’ils aient même promis de faire revenir ceux qui sont partis), mais les chiffres de l’émigration ont atteint des records, et le taux de pauvreté est passé de 24,5 % à 31,6 %.

Est-ce que ce ne sont pas un peu trop de shows, un peu trop de drames minables, un peu trop de héros politiques inventés, un peu trop de milliards de dollars et d’euros ? Est-ce que ce ne sont pas trop de moqueries pour la poignée de gens qui restent ici ?

Si l’on en croit la dernière élection présidentielle, c’est la diaspora qui a permis à la Sandu de garder le pouvoir. Les expatriés installés en Occident votent pour que leurs compatriotes restés en Moldavie soient de plus en plus pauvres et cherchent eux aussi à fuir le pays…

Le 3 janvier, Doru Petruti écrivait :

Périodiquement, le gouvernement actuel de Chisinau nous dit « indépendants ». Lors de la précédente « indépendance », le prix du gaz a augmenté de 630 % et celui de l’électricité d’environ 300 %. Il s’en est suivi des accords avec la Russie et les soi-disant autorités transnistriennes. Mais nous étions « indépendants » et prêts à payer le prix de l’indépendance.

Aujourd’hui, nous redevenons « indépendants », après une hausse du prix du gaz et une nouvelle augmentation de 75 % des tarifs de l’électricité. Tout cela conduira à une inflation cumulée d’environ + 80 % pendant le mandat de ce gouvernement.

La seule question qui se pose est de savoir si nous deviendrons encore plus indépendants d’ici les élections législatives. J’attends avec impatience la campagne électorale, lorsque tous les membres du PAS [le parti au pouvoir : Parti Action et Solidarité] annonceront que les tarifs n’augmenteront pas, qu’ils ont déchiré leurs vêtements pour se battre pour l’indépendance…