« Aujourd’hui, on a le sentiment que ce que veulent les agriculteurs, c’est de ne plus nous voir dans leurs exploitations. C’est du même ordre que si les dealers demandaient aux policiers de ne plus venir dans les cités. »
L’ignoble propos est d’un agent de l’Office français de la biodiversité. Dont j’apprends qu’ils vont armés harceler les paysans dans leurs fermes pour leur apprendre à sauver la planète et les rats des champs.
J’apprends aussi qu’ils sont 1.700 fonctionnaires, en plus des milliers d’autres qui sont chargés d’autres contrôles.
J’ai vu une fois à la télévision un reportage sur une greluche de l’OFB qui allait expliquer à un paysan des normes de mares et de haies devant une mare et une haie, normes qui ne correspondaient à rien mais que la greluche avait pour mission de répéter au paysan.
Le chef de l’OFB s’est aussitôt désolidarisé de cet agent, mais le propos était d’autant plus notable qu’il émanait d’un syndicaliste, et que de fait il exprimait, de façon certes pleine du mépris du fonctionnaire qui sait tout pour le bouseux malfaisant, la mauvaise grâce des paysans de recevoir ces parasites inutiles à la biodiversité.
Le paradoxe est que l’actuel ministre de l’Agriculture avait voté contre l’institution de ce machin en 2020…
Bonne remarque aussi de Céline Imart, pour qui je n’ai guère de sympathie par ailleurs :
« France Inter, malheureusement, ne nous surprend toujours pas sur le choix de ses invités. On pensait avoir tout vu en termes d’humiliation du monde agricole, mais cet agent de l’OFB arrive encore à nous surprendre. »