MMIWG2SLGBTQQIA+

Lors d’une conférence de presse, Leah Gazan, député du Canada, a dénoncé le fait que le nouveau budget prévoit zéro dollar pour lutter contre le « génocide en cours » des personnes « MMIWG2SLGBTQQIA+ ».

Ce qui a suscité de multiples réactions sur les réseaux sociaux.

Mais le vrai délire est que c’est un acronyme tout à fait officiellement employé par le gouvernement hyperwoke canadien (comme le montre d’ailleurs Leah Gazan qui en a tellement l’habitude qu’elle le dit dans un seul souffle) : ememaïdeubeleyoudjitoueseldjibitiquyouquyouaïëipleus.

(Missing and Murdered Indigenous Women, Girls, Two-Spirit, Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender, Queer, Questioning, Intersex, Asexual, plus).

Le sursaut contre la loi Yadan

Hier, la pétition contre la proposition de loi de Caroline Yadan a dépassé les 500.000 signatures. Au moment où j’écris elle approche les 600.000.

« La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale peut décider d’organiser un débat en séance publique sur une pétition ayant recueilli au moins 500.000 signatures. »

Mais elle ne le fera pas.

L’examen de la proposition de loi est prévu pour le 16 avril. Elle a le soutien du gouvernement, et d’une majorité de députés (y compris du RN).

Rappelons que dans son article 1 elle élargit la notion d’apologie du terrorisme jusqu’à l’« implicitement », et que dans son article 2 elle punit ceux qui ont « appelé publiquement, en méconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et des buts et principes de la charte des Nations unies, à la destruction d’un État reconnu par la République française ».

En fait un seul Etat : l’Etat d’Israël. Implicitement. Car la loi ne vise ni ceux qui nient l’Etat de Palestine, ni ceux qui au nom du Grand Israël nient les Etats du Liban, de Jordanie, de Syrie, etc. Ni ceux qui veulent faire éclater la Fédération de Russie, etc.

J’avoue que je n’arrive pas à comprendre comment on peut voter un tel texte en prétendant qu’il s’agit d’un texte de loi.

Surréaliste

Donald Trump assure qu’il a remporté « une victoire totale et inconditionnelle, à cent pour cent, et il n’y a aucun doute là-dessus », après avoir conclu un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran, et qu’il considère comme une base de négociation pour un accord « viable » le plan en dix points transmis par l’Iran. Lequel plan est une capitulation des Etats-Unis :

1.Garantie du respect par les États-Unis du principe de non-agression
2. Maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz
3. Acceptation de l’enrichissement pour son programme nucléaire
4. Levée de toutes les sanctions primaires
5. Levée de toutes les sanctions secondaires
6. Arrêt des résolutions contre la République islamique votées par le Conseil de sécurité de l’ONU
7. Arrêt des résolutions contre la République islamique votées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)
8. Versement à l’Iran de compensations
9. Retrait des forces militaires américaines de la région
10. Cessation des combats sur tous les fronts dont celui du sud du Liban.

Les israéliens sont furieux de ne pas avoir été consultés et poursuivent les combats au Liban.

Trump en roue libre

« Une civilisation entière va disparaître ce soir pour ne plus jamais renaître. Je ne souhaite pas que cela arrive, mais c’est probablement ce qui va arriver. Cependant, maintenant que nous assistons à un changement de régime complet et total, où des esprits différents, plus avisés et moins radicalisés prennent le dessus, peut-être qu’un événement révolutionnaire et merveilleux va se produire, QUI SAIT ? Nous le découvrirons ce soir, lors de l’un des moments les plus importants de la longue et complexe histoire du monde. 47 ans d’extorsion, de corruption et de mort vont enfin prendre fin. Que Dieu bénisse le grand peuple iranien ! »

*

« Détruire leurs ponts et leurs centrales électriques n’est pas un crime de guerre : ce sont des animaux. »

*

A la question d’un journaliste qui lui demandait s’il serait disposé à autoriser l’Iran à percevoir un péage pour le passage dans le détroit d’Ormuz afin de parvenir à un accord :

« Je préfère le faire moi-même plutôt que de les laisser faire. Pourquoi pas ? Nous sommes les vainqueurs. Nous avons gagné. Ils ont subi une défaite militaire. Je veux dire, nous avons un projet qui prévoit de percevoir un péage. »