A Moscou

Ce matin, le patriarche Cyrille consacrait l’une des 200 nouvelles églises de Moscou, l’église Saints Constantin et Hélène à Mitino, dans la banlieue nord-ouest. Sur la deuxième photo on voit l’église provisoire en bois. Les icônes de l’iconostase sont tout-à-fait traditionnelles. Le décor doré est quelque peu surchargé, mais c’est ce qu’aiment les Russes. Dans les églises du XVIIIe siècle à Saint-Pétersbourg c’est pire. Il y a aussi une ordination sacerdotale. Dimanche dernier c’était la consécration d’une nouvelle église dans la banlieue sud, avec une ordination épiscopale. Chaque fois l’église est bondée.

Indignation polonaise

Le ministre polonais de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz dénonce une « provocation » ukrainienne. Il a découvert des vidéos de blindés polonais Rosomak donnés à l’Ukraine avec le drapeau de Bandera flottant au vent, celui-là même qu’arboraient les massacreurs ukronazis de Polonais et de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a immédiatement demandé à l’attaché ukrainien à Varsovie de « clarifier » la situation…

Ce n’était pas les Russes…

L’Agence nationale d’administration fiscale (ANAF) de Roumanie, suite à son enquête sur l’ignoble ingérence étrangère (forcément russe, même si on n’en avait pas la preuve) dans l’élection présidentielle, conclut que l’argent qui a financé la fameuse campagne TikTok « Equilibre et verticalité », via la société de « marketing politique » Kensington Communication, venait du parti national libéral roumain.

Selon Kensington il s’agissait d’une « campagne de lutte contre l’extrémisme et d’encouragement des valeurs euro-atlantiques » qui aurait été détournée pour devenir une campagne en faveur du candidat Georgescu, le hashtag « Equilibre et sérieux » ayant été modifié en « Equilibre et verticalité », le hashtag de soutien à Georgescu.

Ce qui est fortement contesté par les observateurs. Mais alors on se demande pourquoi le parti national libéral aurait dépensé quelque 2 millions d’euros pour favoriser un candidat « pro-russe d’extrême droite » au détriment du sien… Certains affirment que c’était pour empêcher l’élection du candidat du parti social-démocrate, qui était en tête dans les sondages.

Quoi qu’il en soit, il n’y avait pas d’ingérence étrangère, donc aucune raison d’invalider l’élection, aucune autre raison que d’empêcher l’élection d’un homme qui n’est pas conforme à l’idéologie de Bruxelles.

Marcin Romanowski réfugié en Hongrie

Il est loin, hélas, le temps où la Pologne et la Hongrie menaient la fronde dans l’UE au sein du groupe de Visegrad et défendaient ensemble les vraies valeurs traditionnelles. Hier, la Pologne de Tusk a même rappelé son ambassadeur à Budapest, ajoutant qu’il « sera en consultation à Varsovie pour une durée indéterminée ».

La raison de ce gros clash diplomatique est que la Hongrie vient d’accorder l’asile politique au député et ancien ministre polonais Marcin Romanowski, recherché en Pologne pour « corruption et détournement de fonds publics ».

Et le ministère polonais des Affaires étrangères de menacer : « Si la Hongrie ne remplit pas ses obligations européennes, la Pologne demandera également à la Commission européenne d’engager une procédure contre la Hongrie en vertu de l’art. 259 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. »

Marcin Romanowski est dans le viseur du nouveau pouvoir polonais parce qu’il est catholique, membre de l’Opus Dei, ouvertement opposé à la propagande LGBT qui est une « déviation institutionnalisée », à l’idéologie du genre, etc., militant du parti Pologne souveraine (scission de droite du PiS, et qui vient de rejoindre le PiS).

Ce qu’on lui reproche en fait est d’avoir « mal » réparti des subventions du ministère de la Justice, quand il y était secrétaire d’Etat entre 2019 et 2023, et un « trucage de concours », pour avoir soutenu (en toute légalité, selon lui) des projets de droite et chrétiens. Ce qui lui a valu d’être arrêté comme un terroriste, au début d’une saga judiciaire qui l’a finalement conduit à se réfugier en Hongrie.

On trouvera tous les détails dans l’interview qu’avait publiée Breizh-Info le 28 septembre dernier.