La dictature écossaise pro-mort

Sarah Morse était enseignante dans un collège écossais. Comme elle est d’origine américaine, ses élèves de 14-15 ans lui avaient posé des questions sur Donald Trump, le Service américain de l’immigration, les transgenres, l’avortement…

Sur ce dernier sujet elle avait répondu : « Je suis catholique pratiquante et je suis contre. Mais on peut très bien ne pas être d’accord. »

A la fin des cours, ce jour-là, elle a été convoquée au bureau de la direction de l’établissement et a été immédiatement licenciée, pour ce seul propos.

Interrogée par le Times elle a déclaré :

« J’ai été licenciée sans préavis… On ne m’a offert aucun droit de réponse, on ne m’a pas demandé ma version des faits ni comment mes convictions, protégées par la loi, avaient été évoquées dans le cadre d’un cours d’histoire, et le directeur n’a même pas voulu me recevoir. Être “annulée” et perdre mon gagne-pain en raison de mon identité religieuse constitue un précédent terrifiant pour la profession enseignante en Écosse. Je n’enseignerai plus jamais nulle part dans ce pays. Cela a été un véritable cauchemar. »

En fait l’anecdote date de novembre dernier. On ne l’apprend que maintenant parce que la Société pour la protection des enfants à naître a décidé d’agir en justice en soutien de Sarah Morse.

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La police d’Irlande du Nord a publié une réponse à une question sur les « zones de sécurité » de 100 mètres autour des avortoirs.

La loi sanctionne le fait de « se comporter, au sein d’une zone d’accès sécurisée, d’une manière qui influence, empêche l’accès à des services d’avortement ou provoque du harcèlement, de l’inquiétude ou de la détresse chez une personne se rendant à ces services – que ce soit directement ou indirectement. »

Mais ce n’est pas tout. Non seulement « la pratique religieuse visible dans les zones couvertes par les zones d’accès sécurisées » enfreint la loi, mais aussi « la lecture des Écritures à la demande des patients ou de leurs familles », « le fait de transporter des Bibles ou du matériel religieux dans les zones publiques des hôpitaux », « l’accompagnement pastoral au sein des services ou sur le terrain de l’hôpital », si quelqu’un se trouvant à proximité se sent offensé…

Claquer la porte

Le nouveau ministre hongrois de la Défense Romulus Ruszin-Szendi déclare :

« La Hongrie doit restaurer la confiance de ses alliés, et nous fermerons la porte à la Russie. Nous allons claquer la porte à la figure des Russes. »

Romulus Ruszin-Szendi était le commandant en chef des forces armées hongroises. Il avait été limogé il y a deux ans.

Encore un faucon qui en est un vrai.

Lindsey Graham : un rappel

Le sénateur américain Lindsey Graham, faucon inverti ultrasioniste et ukrainomaniaque, est mort chez lui en revenant d’un voyage en Ukraine, où il avait visité une fabrique de drones.

Cette photo a été prise le 31 décembre 2016 au quartier général de l’armée ukrainienne à Chirokino, près de Marioupol.

On y voit, au centre, déguisé en soldat, Petro Porochenko, président de l’Ukraine installé par les Américains en 2014 (concrètement par Victoria Nuland, secrétaire d’Etat adjointe, et l’ambassadeur à Kiev Geoffrey Pyatt), flanqué de ses parrains, John McCain (mort en 2018) et Lindsey Graham (mort le 11 juillet).

Le 25 août 2023, Lindsey Graham soulignait que les Américains ont dépensé moins de 3% de leur budget militaire pour « détruire la moitié de l’armée russe » et que cela « est le meilleur investissement jamais réalisé pour la sécurité de l’Amérique, l’Ukraine est un partenaire fantastique ». Et le 24 septembre : « L’économie russe s’effondre, l’armée est détruite. Cela a été un bon investissement pour le peuple américain. Nous détruisons l’armée russe sans perdre un seul soldat. »

Ces derniers temps il disait la même chose de l’Iran.

La Bulgarie quitte la « coalition »

Le Premier ministre bulgare Rumen Radev a tenu une conférence de presse, au moment où défilaient sur les Champs Elysées des soldats de la « coalition des volontaires » (la « coalition des va-t-en-guerre » comme dit Peskov), pour dire qu’il avait décliné l’invitation de Macron et que son pays ne faisait plus partie de cette coalition :

« Nous ne faisons plus partie d’une coalition qui s’engage à maintenir son soutien financier et militaire à l’Ukraine. La solution à ce conflit ne réside pas dans une prolongation de la voie militaire, mais dans une mission diplomatique forte qui mette un terme à l’escalade. »

Marioupol

En attendant que l’armée ukrainienne reprenne enfin leur ville, les habitants de Marioupol tentent toujours de survivre dans les ruines. L’armée russe est omniprésente, et l’oppression moscovite insupportable.

(Marioupol Vidéo publie presque chaque jour des images de la vie quotidienne dans la ville. Il est rare d’y voir quelque chose de religieux. Mais aujourd’hui il y a cet étonnant « pèlerin russe », à 0’22 et 3’31, avec sa grande croix de bois où est écrite d’un côté la prière du publicain (« ô Dieu aie pitié de moi pécheur ») qui est à l’origine de la prière du cœur. De l’autre côté, il y a quelque chose comme « Crois à Jésus-Christ et tu seras sauvé ».)