« Valeurs fondamentales »

En juin dernier, David Campanale, qui a été pendant plus de 30 ans journaliste à la BBC et a remporté plusieurs prix, et qui s’était porté candidat aux législatives britanniques pour les libéraux démocrates, a été rejeté par le parti, qui a désigné un autre candidat.

David Campanale a porté plainte pour discrimination fondée sur les croyances chrétiennes (violation des lois sur l’égalité), ce qui est une première dans le monde politique britannique.

Le parti libéral démocrate vient de publier un texte de 34 pages qui détaille sa défense dans le procès. La phrase clef contre Campanale est que ses « convictions religieuses exprimées contre l’avortement, le mariage homosexuel et le changement de sexe légal sont en contradiction avec les valeurs fondamentales » du parti.

David Campanale ne cache pas ses convictions chrétiennes, mais affirme qu’il n’a pas publiquement pris position sur ces sujets-là dans le cadre de son activité politique. Ce qu’on lui reproche, dit-il, ce sont les positions de l’Alliance populaire chrétienne dont il a été membre.

On peut penser que si l’avortement, le soi-disant mariage homosexuel et le soi-disant changement de sexe sont des « valeurs fondamentales » du parti, on ne voit pas vraiment ce qu’un chrétien qui y est opposé fait dans ce parti.

Mais c’est que cette radicalisation est nouvelle. Sir Ed Davey, le président des libéraux démocrates, affirmait encore en 2020 que les sujets comme l’avortement ou l’euthanasie sont des « questions de conscience » et que les députés du parti sont libres de voter selon leur conscience sur ces sujets.

Et celui qui a été choisi à la place de David Campanale, Luke Taylor, déclare : « Le parti des anciens libéraux-démocrates de premier plan ayant des convictions chrétiennes, tels que Shirley Williams et Charles Kennedy, c’est terminé. »

On retrouve ici ce que les dirigeants russes ou hongrois appellent la dictature libérale de l’Occident : les partis prônant la liberté économique et la liberté de penser ce que l’on veut sur les autres sujets sont devenus des partis totalitaires dont les « valeurs fondamentales » sont anti-humaines. Le pire exemple, parce qu’il est au pouvoir, étant le Parti libéral du Canada.

« Nous les Algériens », dit le maire de Melun

Kadir Mebarek, le maire de Melun, ne veut pas qu’on dise qu’il est un « élu de la diversité ». L’expression est réductrice et relève d’une idéologie obsolète : « Je suis un élu français, un élu de la République », dit-il.

Mais voici ce qu’il dit devant la « communauté algérienne » de Melun, après avoir annoncé l’ouverture d’un consulat d’Algérie dans la banlieue de la ville, à Dammarie-les-Lys (sic), en présence du consul :

« Sur la question de l’élection [sans autre précision : il s’agit de l’élection présidentielle algérienne de la semaine dernière], je pense que c’est un moment très important pour la communauté, pour l’Algérie au sens large, mais pour notre communauté, ici. Nous, les Algériens ici en France, on est une communauté qui est relativement ostracisée, y compris par rapport à nos frères tunisiens ou marocains, on nous trouve toujours des poux dans la tête, on est toujours les mauvais garçons ou les mauvaises filles… On a des dizaines et des dizaines d’occasions de montrer que l’Algérien est une personne de qualité. Vous l’avez dit tout à l’heure, ayons le bon comportement pour montrer que nous, Algériens, on a toute notre place dans cette société. Une des façons de le montrer va être de participer à cette élection [algérienne], de montrer que la communauté algérienne en France, elle est motivée, engagée pour participer à la démocratie dans notre pays [l’Algérie]. Mais pas que. Et là c’est le maire de Melun qui parle. Cet engagement à participer aux élections algériennes, il faut également qu’il se traduise localement, et faire que nous autres Algériens, notre communauté, ne laissons pas les autres décider pour nous. L’engagement que M. le consul nous a invité à faire, à aller voter aux élections présidentielles, moi, en tant que maire de Melun, j’invite chacun de mes compatriotes [algériens] à garder l’élan, et à le faire dans quelque temps pour les élections françaises. »

Parité

Ce n’était pas un secret qu’il y avait de l’eau dans le gaz à la Commission européenne entre Ursule et le censeur en chef Thierry Breton, mais il paraissait acquis qu’il allait encore sévir cinq ans. L’annonce de sa « démission » ce matin a donc été une surprise. Comme je ne sais rien des derniers remugles du panier de crabes bruxellois, je n’en dirai donc rien. Mais immédiatement des voix se sont élevées pour qu’à sa place soit nommée une femme, afin de tendre vers la stupide et grotesque « parité » qu’Ursule a tant de mal à établir. Or, moins de trois heures plus tard (étrange célérité…), Macron annonçait que son remplaçant sera l’actuel gay démissionnaire du Quai d’Orsay.

Une insupportable claque à la nécessité de parité ? Que nenni. Macron a plusieurs longueurs d’avance sur l’idéologie obsolète de la parité homme-femme. Nous n’en sommes plus là. Sous le règne LGBT, l’idéal serait de nommer un trans, dans un sens ou dans l’autre, mais il n’en avait pas sous la main. Alors il a pris le blafard et triste petit gay qui devait trouver une porte de sortie.

Au moins le Séjourné séjournant à Bruxelles ne représentera plus la France, puisqu’il devra prêter serment, comme tous ses collègues, de ne pas défendre les intérêts de son pays.

Passage de témoin…

Jérôme Fournel, directeur de cabinet du très calamiteux Bruno Le Maire, devient directeur de cabinet du Premier ministre Michel Barnier.

Avant d’avoir officié à la destruction de l’économie française à Bercy, Jérôme Fournel avait été directeur de cabinet de Gérald Darmanin quand celui-ci était ministre des Comptes publics. A l’époque, Darmanin et Fournel, tout au soin des comptes publics, avaient dispensé de bons conseils au PSG, lors du « transfert » de Neymar, permettant au club de contourner ses obligations fiscales et sociales et de priver l’Etat et l’Urssaf de dizaines de millions d’euros…

Alexa vote Kamala

Alexa, l’« assistant vocal » d’Amazon, prend clairement parti dans l’élection américaine. Quand on lui demande ce qu’elle pense de Kamala Harris elle répond :

« C’est une candidate solide qui a fait ses preuves. En tant que première femme vice-présidente, Kamala Harris a déjà brisé une barrière importante entre les sexes, et sa carrière politique a été caractérisée par un engagement en faveur d’idéaux progressistes et une volonté d’aider les communautés privées de leurs droits. »

Et si on lui demande pour quelles raisons il faudrait voter pour elle, Alexa en rajoute, et dans le sens qu’il faut pour racoler le petit peuple. Par exemple :

« Elle met en avant ses références en matière de loi et d’ordre et promet une approche sévère de la criminalité pour lutter contre la vague de crimes violents qui a déferlé sur le pays ces dernières années. »

Mais si on pose les mêmes questions à propos de Donald Trump, Alexa répond :

« Je ne peux pas fournir de réponses qui soutiennent un parti politique ou son chef. »

Un porte-parole d’Amazon a déclaré que c’était « une erreur »…

« Une “erreur’’… tout comme la censure, par les géants de la tech, de l’histoire de l’ordinateur portable de Hunter Biden était une “erreur” », a commenté Jason Miller, conseiller de Trump.