Le nouveau gouvernement

Bruno Retailleau était le bras droit de Philippe de Villiers en politique, au spectacle du Puy du Fou, à la radio libre Alouette. Peu à peu il a dérivé vers la politicaillerie jusqu’à devenir sénateur très politiquement correct. Aujourd’hui titulaire d’un ministère « régalien » (où il fera ce que Macron lui dira de faire), il reçoit pleinement la récompense de ses reniements.

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Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, a travaillé au Hudson Institute entre 2016 et 2019, puis il est devenu directeur pour l’Europe de l’Atlantic Council entre 2019 et 2022, où il a été rémunéré près de 450.000 € pour travailler à l’asservissement de l’Europe aux Etats-Unis.

Il quitte l’Atlantic Council pour devenir député macroniste. A l’Assemblée il faisait partie du « groupe amitié France-Israël », appelant personnellement à ne pas faire de pause dans le génocide palestinien, et du « groupe amitié France-Ukraine », soulignant personnellement « la nécessité pour l’Ukraine de se doter de missiles de longue portée capables de frapper le sol russe ».

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Le secrétaire d’Etat chargé de la francophonie s’appelle Mohamed, celui chargé de la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations s’appelle Othman, et bien sûr le ministre de la Culture s’appelle toujours Rachida. En ajoutant que pour l’égalité entre les femmes et les hommes, c’est Salima.

« Valeurs fondamentales »

En juin dernier, David Campanale, qui a été pendant plus de 30 ans journaliste à la BBC et a remporté plusieurs prix, et qui s’était porté candidat aux législatives britanniques pour les libéraux démocrates, a été rejeté par le parti, qui a désigné un autre candidat.

David Campanale a porté plainte pour discrimination fondée sur les croyances chrétiennes (violation des lois sur l’égalité), ce qui est une première dans le monde politique britannique.

Le parti libéral démocrate vient de publier un texte de 34 pages qui détaille sa défense dans le procès. La phrase clef contre Campanale est que ses « convictions religieuses exprimées contre l’avortement, le mariage homosexuel et le changement de sexe légal sont en contradiction avec les valeurs fondamentales » du parti.

David Campanale ne cache pas ses convictions chrétiennes, mais affirme qu’il n’a pas publiquement pris position sur ces sujets-là dans le cadre de son activité politique. Ce qu’on lui reproche, dit-il, ce sont les positions de l’Alliance populaire chrétienne dont il a été membre.

On peut penser que si l’avortement, le soi-disant mariage homosexuel et le soi-disant changement de sexe sont des « valeurs fondamentales » du parti, on ne voit pas vraiment ce qu’un chrétien qui y est opposé fait dans ce parti.

Mais c’est que cette radicalisation est nouvelle. Sir Ed Davey, le président des libéraux démocrates, affirmait encore en 2020 que les sujets comme l’avortement ou l’euthanasie sont des « questions de conscience » et que les députés du parti sont libres de voter selon leur conscience sur ces sujets.

Et celui qui a été choisi à la place de David Campanale, Luke Taylor, déclare : « Le parti des anciens libéraux-démocrates de premier plan ayant des convictions chrétiennes, tels que Shirley Williams et Charles Kennedy, c’est terminé. »

On retrouve ici ce que les dirigeants russes ou hongrois appellent la dictature libérale de l’Occident : les partis prônant la liberté économique et la liberté de penser ce que l’on veut sur les autres sujets sont devenus des partis totalitaires dont les « valeurs fondamentales » sont anti-humaines. Le pire exemple, parce qu’il est au pouvoir, étant le Parti libéral du Canada.

« Nous les Algériens », dit le maire de Melun

Kadir Mebarek, le maire de Melun, ne veut pas qu’on dise qu’il est un « élu de la diversité ». L’expression est réductrice et relève d’une idéologie obsolète : « Je suis un élu français, un élu de la République », dit-il.

Mais voici ce qu’il dit devant la « communauté algérienne » de Melun, après avoir annoncé l’ouverture d’un consulat d’Algérie dans la banlieue de la ville, à Dammarie-les-Lys (sic), en présence du consul :

« Sur la question de l’élection [sans autre précision : il s’agit de l’élection présidentielle algérienne de la semaine dernière], je pense que c’est un moment très important pour la communauté, pour l’Algérie au sens large, mais pour notre communauté, ici. Nous, les Algériens ici en France, on est une communauté qui est relativement ostracisée, y compris par rapport à nos frères tunisiens ou marocains, on nous trouve toujours des poux dans la tête, on est toujours les mauvais garçons ou les mauvaises filles… On a des dizaines et des dizaines d’occasions de montrer que l’Algérien est une personne de qualité. Vous l’avez dit tout à l’heure, ayons le bon comportement pour montrer que nous, Algériens, on a toute notre place dans cette société. Une des façons de le montrer va être de participer à cette élection [algérienne], de montrer que la communauté algérienne en France, elle est motivée, engagée pour participer à la démocratie dans notre pays [l’Algérie]. Mais pas que. Et là c’est le maire de Melun qui parle. Cet engagement à participer aux élections algériennes, il faut également qu’il se traduise localement, et faire que nous autres Algériens, notre communauté, ne laissons pas les autres décider pour nous. L’engagement que M. le consul nous a invité à faire, à aller voter aux élections présidentielles, moi, en tant que maire de Melun, j’invite chacun de mes compatriotes [algériens] à garder l’élan, et à le faire dans quelque temps pour les élections françaises. »

Parité

Ce n’était pas un secret qu’il y avait de l’eau dans le gaz à la Commission européenne entre Ursule et le censeur en chef Thierry Breton, mais il paraissait acquis qu’il allait encore sévir cinq ans. L’annonce de sa « démission » ce matin a donc été une surprise. Comme je ne sais rien des derniers remugles du panier de crabes bruxellois, je n’en dirai donc rien. Mais immédiatement des voix se sont élevées pour qu’à sa place soit nommée une femme, afin de tendre vers la stupide et grotesque « parité » qu’Ursule a tant de mal à établir. Or, moins de trois heures plus tard (étrange célérité…), Macron annonçait que son remplaçant sera l’actuel gay démissionnaire du Quai d’Orsay.

Une insupportable claque à la nécessité de parité ? Que nenni. Macron a plusieurs longueurs d’avance sur l’idéologie obsolète de la parité homme-femme. Nous n’en sommes plus là. Sous le règne LGBT, l’idéal serait de nommer un trans, dans un sens ou dans l’autre, mais il n’en avait pas sous la main. Alors il a pris le blafard et triste petit gay qui devait trouver une porte de sortie.

Au moins le Séjourné séjournant à Bruxelles ne représentera plus la France, puisqu’il devra prêter serment, comme tous ses collègues, de ne pas défendre les intérêts de son pays.