L’infirmière qui se croit archevêque

Sarah Mullaly et devenue aujourd’hui officiellement « archevêque de Cantorbéry », chef de « l’Eglise d’Angleterre » et chef de la « Communion anglicane ».

Elle a été infirmière, et même déjà chef : « chief nursing officer for England » de 1999 à 2004, puis administratrice de deux hôpitaux. Parallèlement elle est devenue « prêtre » en 2002, et « évêque » en 2015.

Elle est mariée à Eamonn Mullaly, un consultant informatique (à la retraite) d’origine irlandaise : « Élevé dans la tradition catholique, sa vie a pris des tournants inattendus : après des années de mariage, son épouse a ressenti l’appel au sacerdoce dans l’Église anglicane — un choix de foi profond qui a marqué un nouveau chapitre de leur parcours commun. »

La foi profonde de Sarah Mullaly née Bowser la conduit à être pour la bénédiction des couples de même sexe, et quant à l’avortement plutôt « pro-vie » pour ce qui la concerne et plutôt « pro-choix » pour les autres…

L’abbé Maurice Léonard et sa compagne

Vu sur Riposte catholique :

Il était le « compagnon de Madame Sylvie Rase ». Font part de son décès « ses enfant de cœur et leurs compagnons », « ses petits-enfants bien-aimés ». Plutôt que des fleurs, « un don est souhaité à l’attention de l’asbl « Luttes solidarités travail » ».

Sur sa page Facebook Coralie Aernouts écrit : « C’est avec une profonde tristesse que ma maman, sa compagne de toujours, ainsi que mes sœurs et mon frère, vous annonçons le décès de celui qui fut plus de 20 ans durant le doyen d’Andenne Mr Maurice Léonard. »

Et la page Facebook Paroisse Andenne demande de prier pour « le Doyen Maurice Léonard compagnon de Sylvie Rase » :

Continuité bergoglienne

Le pape a nommé évêque de Kalibo aux Philippines le P. Cyril Buhayan Villareal.

Ce prêtre s’était fait connaître en 2011 pour sa thèse en master de théologie de l’Université de Vienne sur « les vues actuelles sur le mariage et la sexualité », où il expliquait notamment que l’Eglise autrefois ne permettait pas la contraception à cause de la mortalité infantile, mais qu’aujourd’hui il n’y a plus de mortalité infantile et le monde a complètement changé : les femmes travaillent, se sont émancipées et doivent pouvoir déterminer combien d’enfants elles veulent si elles en veulent. De ce fait le recours à la loi morale naturelle selon saint Thomas d’Aquin n’est plus pertinent…

Continuité bergoglienne

Le pape a nommé Mgr Sithembele Anton Sipuka archevêque métropolitain du Cap en Afrique du Sud.

Mgr Sipuka était jusqu’ici évêque de Mthatha.

Il a été président de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique australe et il est le premier président « catholique » du « Conseil sud-africain des Églises » qui regroupe les innombrables sectes protestantes du pays et qui après avoir été essentiellement un instrument de la lutte contre l’apartheid est aujourd’hui impliqué dans la lutte contre le « patriarcat », les « violences de genre », etc. En juillet dernier Léon XIV l’a déjà nommé membre du dicastère pour le dialogue interreligieux.

Il est un militant fervent de l’« inculturation » et se désole que ce mouvement, qui « était fort dans les années 80, s’est arrêté ». Alors qu’on pourrait intégrer à la « liturgie catholique » l’ubungoma, rite de guérison ou de divination de type chamanique par une personne qui dit agir sous l’influence et au nom des ancêtres.

« Nous nous occupons actuellement de l’ubungoma, disait-il il y a trois ans. Nous espérons terminer nos recherches d’ici la fin de l’année et, avec un peu de chance, nous pourrons peut-être donner quelques orientations d’ici l’année prochaine. »

En fait l’archidiocèse de Durban (dont Mthatha est suffragant) a donné sa réponse en novembre dernier : c’est un NON clair et définitif :

« Nous avons discuté du problème : certains prêtres pratiquent l’ubungoma et croient aux ancêtres. Nous avons publié une déclaration demandant qu’ils cessent, car un prêtre agit in persona Christi. On ne peut pas représenter le Christ et, en même temps, représenter les ancêtres. »

Il semble que Mgr Sipuka se soit rangé à cet avis puisque dans son homélie à l’ouverture de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique australe, en août dernier, il disait à propos de la désaffection de l’Eglise :

« Les gens abandonnent le navire, sentant que le bateau prend l’eau. D’autres autorités alternatives rivalisent pour leur allégeance — le matérialisme promet une satisfaction immédiate, les pratiques traditionnelles comme l’ubungoma offrent un pouvoir spirituel concurrent à notre loyauté et obéissance au Christ. »

On verra si, au Cap, Mgr Sipuka cherche ou non à intégrer la concurrence… Quoi qu’il en soit, « sa nomination marque la continuité de l’engagement de l’Église en faveur de la synodalité, du dialogue et du service aux marginalisés », affirme Vatican News.

Cela dit, il n’y a que 5,6% de « catholiques » sur le territoire de la province ecclésiastique.