Toujours plus immonde

L’université de Georgetown, à Washington, est la plus ancienne université catholique des Etats-Unis, fondée et dirigée par les jésuites. Il ne lui suffit plus de célébrer le « mois des fiertés » en juin, elle a inventé des célébrations d’« OUTober » (out-october : manifester sa fierté d’être inverti en octobre).

« En tant que première institution d’enseignement supérieur catholique jésuite à avoir créé un Centre de ressources LGBTQ+ (2008), Georgetown célèbre la communauté LGBTQIA+ et réaffirme son engagement à promouvoir l’équité et l’inclusion. Ce mois-ci, la communauté universitaire célèbre le Mois de l’histoire LGBTQ+, également connu sous le nom d’« OUTober. »

Parmi les célébrations, une « messe de l’appartenance », mais aussi un culte protestant, un « shabbat de la fierté », un atelier de décoration de citrouilles sur le thème queer, la Journée nationale du coming out…

Catholiques de Norvège

« Les catholiques enregistrés sont passés de environ 46.000 en 2009 à 168.000 en 2025. »

« À Trondheim, nous avons des catholiques de 130 pays différents. »

La « messe » est célébrée en 20 langues… (mais surtout pas en latin, ça casserait la diversité…)

Quand on cherche une photo on trouve ça :

On ne voit pas ce que cela a de spécifiquement norvégien. Ni d’ailleurs de spécifiquement catholique. Ah si : il n’y a pas encore de prêtre femelle. Mais on fait tout pour que ça vienne. Regardez les plus grands servants, en soutanelle noire : les filles sont largement majoritaires. (L’évêque n’est pas Erik Narden – qui a été sacré évêque de Trondheim dans la cathédrale… luthérienne de Trondheim, mais Fredrik Hansen, évêque d’Oslo.)

Au fait, les musulmans enregistrés en Norvège sont passés de 76.621 en 2005 à 201.899 en 2026.

Quant aux Norvégiens de Norvège ils ne croient plus en rien depuis longtemps mais ils gardent leur « Eglise » luthérienne pour le décor notamment royal.

La dictature épiscopale

J’ai aperçu hier l’information selon laquelle un évêque britannique autorisait la célébration de la messe selon l’antique usage de Sarum. Mais aujourd’hui je vois la lettre par laquelle cet archevêque de Birmingham, Bernard Longley, donne son autorisation.

Le célébrant doit adresser une « demande formelle » à l’archevêque, pour chaque messe, assortie d’une autorisation écrite de son supérieur s’il n’est pas un prêtre du diocèse, et avec l’autorisation écrite du curé de la paroisse où cette messe sera célébrée…

Finalement on comprend que la personne qui a fait la demande n’entend faire célébrer que… deux messes selon l’usage de Sarum… et que le pointilleux autoritarisme de l’archevêque est donc, en outre, proprement ridicule.

(Riposte catholique, qui publie la lettre de l’archevêque, donne aussi un bref historique de l’usage de Sarum.)

Les fanatiques

Jeffrey J. Walsh, évêque de Gaylord dans le nord du Michigan, a publié un décret par lequel il interdit la messe ad orientem les dimanches, pour les funérailles et les mariages. Et en semaine pas plus deux messes ad orientem sont autorisées. Sic.

Il entend ainsi mettre un terme (de façon illégale) à une (petite) tendance qui se fait jour de prêtres célébrant la messe de Paul VI en latin et ad orientem.

Par un autre décret il ordonne aux prêtres de permettre aux filles d’être servantes d’autel et aux femmes d’être lectrices.

Il reste tout de même pour le moment deux messes traditionnelles dominicales dans ce diocèse créé en 1970 qui compte moins de 80.000 baptisés catholiques.

Bis repetita

Dans une longue interview à AdVaticanum, le cardinal Roche, préfet du dicastère pour le Culte divin, répète que Léon XIV ne reviendra pas sur Traditionis custodes.

« Non, il ne va pas changer Traditions custodes. Il ne retournera pas à Summorum Pontificum. »

Et il rappelle les propos du pape à Notre-Dame de Paris (les seuls que j’avais cités en dehors de l’allocution à l’Elysée, et qui sont donc importants, contrairement à l’exégèse qu’en ont fait des bisounours) :

« Les propos qu’il a tenus à Notre-Dame, à l’adresse des prêtres et des personnes consacrées, sont on ne peut plus clairs : cessez de privilégier votre propre point de vue sur cette question et revenez à ce que l’Église vous demande de faire. Il l’a exprimé très nettement, non seulement à cette occasion, mais aussi il y a deux ou trois semaines, lors de l’intervention conclusive de sa catéchèse du mercredi consacrée à Sacrosanctum Concilium. Il a clairement indiqué que l’Église s’oriente dans cette direction précise et que les choix personnels ne doivent pas entrer en ligne de compte. »

Car la liturgie traditionnelle, la liturgie plus que millénaire, pour le cardinal Roche c’est un « choix personnel »…

Il ose ajouter :

« Ce qui me frappe constamment, lorsque je suis en contact avec des groupes de sensibilité traditionnelle, c’est que lorsqu’ils viennent me voir pour en parler et qu’ils affirment que le Pape n’a pas été bienveillant à leur égard, je leur réponds : “Le Saint-Père vous a donné la possibilité de célébrer la messe selon le rite antérieur. Quel est votre problème ? Que voulez-vous de plus ?” »

Autrement dit, le régime de quasi-interdiction de la messe traditionnelle, d’interdiction absolue des autres sacrements traditionnels, vous permet éventuellement d’avoir une messe hebdomadaire dans des chapelles selon l’arbitraire de votre évêque et s’il demande mon autorisation. Que voulez-vous de plus ?

Ce mépris des fidèles montre quels « pasteurs » sont aux commandes.