Capituler ou mourir

Les Missionnaires de la miséricorde divine, de Toulon, sont une petite communauté de dix prêtres qui s’est développée à Toulon grâce à la bienveillance de Mgr Rey. Mais François a envoyé à Toulon un commissaire, François Touvet, puis a viré Mgr Rey et a mis François Touvet à sa place.

Pendant tout ce temps il ne pouvait plus y avoir d’ordinations sacerdotales, or les Missionnaires de la miséricorde divine avaient cinq diacres prêts à devenir prêtres.

Finalement, quatre ans après, quatre des cinq diacres (le cinquième est en dépression) vont pouvoir être ordonnés. Mais au cours d’une messe de Paul VI, et selon le nouveau rite d’ordination. Bref en contradiction frontale avec leur charisme et en contravention avec leurs constitutions… Ce sera le 31 octobre à l’abbaye de Triors, pour faire croire aux gogos que tout cela est traditionnel.

En réalité, c’est bien le motu proprio de François qui est appliqué à la lettre. Il est permis de célébrer la messe traditionnelle si Rome donne l’autorisation, seulement en dehors des églises paroissiales, et à l’exclusion de tout autre sacrement (dont l’ordination sacerdotale, ainsi qu’on le voit).

Les Missionnaires de la miséricorde divine ont donc capitulé. Pour que leurs nouveaux prêtres puissent célébrer la messe traditionnelle, ils ont dû accepter d’être ordonnés selon la nouvelle liturgie, ce qui est une absurdité.

C’est une première. Cela pourrait être imposé aussi aux autres instituts dédiés à la messe traditionnelle… Avant de leur imposer d’autres restrictions.

Capituler ou mourir, ou capituler puis mourir ?

Leur Eglise

« Les personnes transgender. Sciences, théologies, pastorales ». C’est un livre du « philosophe » Damiano Migliorini (qui a déjà publié « Gender, philosophies, théologies : la complexité contre toute idéologie »). Avec des contributions de divers autres auteurs, réunies par Giuseppe Piva, « théologien » jésuite. Publié par une maison d’édition officiellement « catholique ».

La préface est du cardinal Domenico Battaglia, archevêque de Naples, qui se fait appeler « Mimmo ».

Le site LGBT New Way Ministries s’est empressé de traduire cette préface en anglais, « afin de lui donner une audience mondiale », sous le titre : « Personne n’est exclu du Cœur de Dieu ». Au centre de ce texte : « La fidélité est un mouvement dans l’Esprit, une recherche communautaire, une volonté de demeurer ancré dans le Christ tout en traversant des territoires encore inexplorés. C’est pourquoi l’objectif n’est pas d’adopter des positions hâtives, mais de mûrir grâce au dialogue, à la prière et à la profondeur spirituelle et théologique d’un discernement ecclésial large et partagé, respectueux des personnes et enraciné dans la vérité. »

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Le site katholish.de, site officiel de la conférence des évêques allemands, publie un article qui résume une interview parue dans le supplément religieux de Die Zeit sur un livre paru en mai dernier en Allemagne : « Entre délire et sagesse ». Livre et interview du couple de « théologiens catholiques » Simone et Claudia Paganini.

Les auteurs passent les personnages bibliques au crible du diagnostic psychiatrique. « D’Adam et Ève dans la Genèse jusqu’au visionnaire de l’Apocalypse, chaque livre contient des figures qui manifestent des signes de trouble psychologique », disent-ils. Par exemple, Moïse souffre de dépression. Job manifeste des symptômes de trouble obsessionnel compulsif. Mais le clou du spectacle psychiatrique est évidemment Jésus :

La Bible décrit Jésus comme ayant un penchant pour l’alcool. Sa réaction face aux marchands de bétail dans le Temple suggère un trouble du contrôle des impulsions. Simone Paganini fait remarquer : « Jésus est celui qui dit : « Si quelqu’un te frappe, tends l’autre joue. » Et puis, il entre dans le Temple, s’irrite de la présence des marchands de bétail et… boum, tout éclate. »

Ainsi s’exprime un « théologien catholique », sur le site officiel de l’Eglise catholique en Allemagne, sans autre réserve que de mettre un point d’interrogation à la fin du sur-titre : « Jésus avait-il un penchant pour l’alcool et un trouble du contrôle des impulsions? »

Typiquement « synodal »

Léon XIV a modifié le code de droit canonique des Eglises orientales catholiques. Désormais, le synode de ces Eglises peut décider de démettre le patriarche.

Mais la décision finale reste au pape.

Autrement dit, c’est le pape seul qui décide. Il peut rejeter la décision d’éjecter le patriarche, comme il peut fomenter un vote de destitution dès qu’un patriarche est plus ou moins contesté.

Pie IX aurait apprécié. Encore que lui ne s’encombrait pas de quelconques formes canoniques quand il s’agissait des « rites orientaux ».

La laïcité colombienne : « Vive le Christ Roi ! »

Un juge a ordonné au nouveau président colombien Abelardo de la Espriella de présenter des excuses pour avoir « porté atteinte à la neutralité religieuse de l’Etat », parce que lors de son investiture, le 7 août dernier, un rabbin, un prêtre catholique et un pasteur évangélique étaient intervenus pendant la cérémonie, qui avait inclus des chants religieux et des prières.

Abelardo de la Espriella s’est exécuté. A la fin de son allocution de 25 minutes, hier soir, il a déclaré :

« Bien que je me considère comme croyant - je suis catholique - je respecte la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et dans le cadre de mes fonctions je garantirai les libertés et les droits de tous les Colombiens sans distinction, y compris la liberté de professer n’importe quelle religion, ou de n’en professer aucune, tout comme la Constitution protège mon droit de professer librement ma foi, tant en public qu’en privé. Si cet acte a pu générer un malaise ou s'il a offensé quelqu'un, je tiens, en ma qualité de chef de l'État, à leur présenter mes excuses. Je tiens à dire au peuple colombien que son président, aujourd'hui plus que jamais, défend fermement la patrie. Et vive le Christ Roi, que Dieu bénisse la Colombie ! Bonne nuit ! »

Caroline LGBT au Vatican

Cette très pieuse femme en mantille qui remet ses lettres de créance au pape est Caroline Vermeulen, nouvelle ambassadrice de Belgique auprès du Saint-Siège.

Les gazettes (notamment catholiques) soulignent que c’est la première femme à occuper ce poste. Mais l’important n’est pas dans cet exemple de féminisation à marche forcée de toutes les institutions. C’est que Caroline Vermeulen est une militante LGBT de choc.

Auparavant elle était ambassadrice de Belgique à Vienne, pour l’Autriche, la Slovaquie et la Slovénie (sic : le royaume de Belgique ressuscite l’empire d’Autriche). Elle faisait la promotion de la gay pride de Vienne et y participait en tant que militante du lobby « Diplomats for equality ». On la voit ci-dessous au premier rang, et au milieu du premier rang, du cortège des « Diplomats for equality », avec son petit drapeau belge et ses boucles d’oreille arc-en-ciel, en 2023.

Elle y était aussi notamment cette année :

En 2024 elle avait promu, avec l’ambassadeur de l’Union européenne auprès des organisations internationales à Vienne, dans le cadre du « mois des fiertés », une projection du film belge Girl, qui raconte l’histoire d’un adolescent de 15 ans qui s’identifie comme femme et veut devenir danseuse.

Le service de presse du Vatican n’en dit pas un mot dans la bio officielle de la dame. Mais le pape ne peut pas ne pas le savoir.

Organisera-t-elle avec les autres « Diplomats for equality » du saint-Siège la première gay pride du Vatican ?