« Durabilité » LGBT

L’université américaine de Villanova, qui a inventé une médaille « Pape Léon XIV de la durabilité », laquelle sera remise à l’heureux lauréat en octobre par le pape en personne, est connue pour son engagement LGBT, signale LifeSiteNews.

En 2022, elle a publié un « Guide des pratiques inclusives en matière de genre » enjoignant au corps professoral et au personnel d’utiliser les pronoms choisis par chacun et d’éviter le langage binaire, intégrant ainsi de fait l’idéologie transgenre à la vie universitaire.

En 2023, elle a accueilli une conférence de Naomi Washington-Leapheart, militante LGBT lesbienne et professeur vacataire au département de théologie et d’études religieuses de cette même université, sur le thème de « la fin de l’Amérique chrétienne blanche ». Elle y déclarait ne pouvoir rester chrétienne qu’en imaginant « Jésus comme étant noir et queer ».

Je me demande pourquoi ça ne me surprend pas…

L’évêque Michael Router

Le pape a nommé Michael Router évêque de Derry en Irlande (du Nord). Jusqu’ici il était évêque auxiliaire d’Armagh.

Il s’était fait remarquer en disant tout le bien qu’il pensait du rapport final du synode sur la synodalité laissant entendre que des femmes pourraient être ordonnées diacres, et suggérait que les femmes pourraient « assumer des responsabilités » dans  les « célébrations liturgiques » :

« Je suis plein d’espoir à l’idée que les femmes, qui jouent un rôle si essentiel dans la mission de l’Eglise, se voient accorder davantage de poids dans les décisions prises sur toutes les questions au sein de l’Église, et que le ministère officiel de catéchiste offre à de nombreuses femmes l’occasion d’assumer des responsabilités au sein des paroisses, dans la formation à la foi et lors des célébrations liturgiques. »

Il s’était fait remarquer aussi en prenant publiquement la défense de Marianne Edgar Budd, qui lors du « service national de prière » à la cathédrale nationale de Washington après que Donald Trump eut prêté serment, avait prononcé une homélie violemment anti-Trump sur tous les sujets, notamment l’immigration et l’idéologie LGBT, allant jusqu’à dire : « Il y a des enfants gays, lesbiennes et transgenres issus de familles démocrates, républicaines et indépendantes qui craignent pour leur vie. »

Ce sermon de l’« évêque » épiscopalienne avait suscité de nombreuses réactions hostiles chez les républicains, et de la part de Donald Trump lui-même. C’est à cela que Michael Router, évêque auxiliaire d’Armagh, avait tenu à répondre, en faisant l’éloge du sermon en question lors son homélie au sanctuaire Sainte-Brigitte, sur le lieu de naissance de la sainte irlandaise, en sa fête, le 1er février, donc de façon solennelle :

« Il est étonnant de constater à quel point une simple déclaration sincère de croyances chrétiennes peut susciter tant de négativité. C’est un signal d’alarme pour nous tous quant aux défis inhérents à la tentative de vivre notre foi chrétienne dans le monde fracturé d’aujourd’hui »,

Car c’était « un sermon franc et courageux, mais qui était aussi, à bien des égards, un sermon classique sur les principes chrétiens fondamentaux que sont l’amour du prochain, la charité et la générosité envers les plus démunis. » Sic.

Et de comparer Marianne Edgar Budd à sainte Brigitte…

Laïcisme extrémiste

Le tribunal administratif de Rennes ordonne l’enlèvement du calvaire de Kerdalaès, à Saint-Divy près de Guipavas (Finistère), sur demande des laïcards de la Libre Pensée aliénée.

Il s’agit de la reproduction exacte du calvaire originel, placée sur le socle originel. Le calvaire avait été érigé en 1652. En 1967 il avait été transporté au cimetière de Saint-Divy. L’association Arz e Chapeliou Bro Leon, avec le soutien de la commune et de la Fondation du Patrimoine, avait fait réaliser cette reproduction afin que le calvaire retrouve son emplacement historique.

Le tribunal a estimé que ce qui restait sur place après 1967 n’avait aucun caractère religieux et donc que « l’installation d’une reproduction de ce calvaire à son emplacement initial ne constitue ni une restauration, ni le remplacement du calvaire original, mais bien l’ajout d’un nouveau calvaire, et donc d’un signe ou emblème religieux sur un emplacement public », ce qui est interdit pas la loi de 1905.

Il faut être passablement dérangé par l’idéologie laïciste pour prétendre que la « reproduction de ce calvaire à son emplacement initial » est un « nouveau calvaire »…

Sainte Russie

La nuit dernière a eu lieu à Iekaterinbourg la toujours impressionnante solennelle divine liturgie nocturne des « porteurs de la Passion » (l’empereur Nicolas II, l’impératrice Alexandra, le tsarévitch Alexis, les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia, et Eugène le médecin), devant la cathédrale « Sur le sang ».

La cérémonie avait commencé dans l’après-midi par la « petite procession » le long du « Chemin de la douleur » reliant les lieux du martyre (deux heures), suivie des vêpres, de l’acathiste aux martyrs royaux, puis de la veillée et de la divine liturgie, avant la grande procession (21 km), à partir de 2h30, jusqu’au monastère édifié à l’endroit où « les reliques sacrées ont été détruites ».

Le XXVe Festival international de culture orthodoxe « Les Journées impériales » se tiennent à Iekaterinbourg du 11 au 21 juillet.

Une homélie du patriarche Cyrille

Parfois il est bon de remettre les pendules à l’heure, face à ceux qui dénoncent un prétendu retour à la Russie soviétique. Voici donc l’homélie prononcée dimanche dernier par le patriarche Cyrille, en la fête des saints Pierre et Paul, en la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg. (à partir de 1h57).

Votre Éminence, Monseigneur le métropolite, Chers évêques, pères, frères et sœurs !

Je vous salue tous chaleureusement à l’occasion de cette grande fête pour la ville de Saint-Pétersbourg et, bien sûr, pour toute l’Église universelle ! Cette journée a toujours été célébrée particulièrement dans la capitale du nord de la Russie, car cette ville a reçu son nom en l’honneur du grand Apôtre Pierre et un culte spécial lui était adressé ici. Ce n’est pas un hasard si le premier empereur portait aussi le nom de Pierre. Bien sûr, à bien des égards, c’est le nom de l’empereur qui a conduit au fait que la capitale a été dédiée à la mémoire de l’apôtre Pierre.

Toutes ces circonstances liées à la naissance et au renforcement global de la vie ecclésiale ici, sur les rives du Neva, avec la création de la capitale du nord, constituent une page très importante dans notre histoire nationale et ecclésiastique, l’histoire de l’Église orthodoxe russe. Avec la permission de Dieu, c’est précisément en ce lieu que toutes les forces spirituelles du pays étaient concentrées. Bien que, peut-être, cela ne s’appliquait pas entièrement à la classe dirigeante et à l’intelligentsia de l’époque, le peuple était profondément croyant, dévoué à l’Église de Dieu. Les grands saints du XXe siècle y ont également prospéré – mère Xénie de Saint-Pétersbourg et le père Jean de Kronstadt. Ce n’est pas un hasard si cela a été le cas sur les rives de la Neva, et à l’époque même qui a précédé les épreuves les plus difficiles pour le pays et pour notre Église. Lorsque le pouvoir impie ici, à Saint-Pétersbourg, a pris le pouvoir sur tout le pays et a proclamé pour mission d’éradiquer la foi orthodoxe, beaucoup ont suivi alors la voie que les autorités leur avaient tracée – certains craignaient ce pouvoir, d’autres l’admiraient même. Et cette voie fut terrible. Ce n’était pas seulement une voie visant à la prospérité matérielle et culturelle du pays, mais elle avait pour but d’inculquer l’athéisme dans le cœur du peuple russe, ce qui contredisait toute notre histoire, les traditions de nos ancêtres, des pères, ascètes, soldats, scientifiques, et, dans une large mesure, même notre intelligentsia. Tout a été fait à l’encontre du chemin historique de notre peuple. Et toute cette souillure s’est concentrée ici, dans cette ville. C’est là qu’eut lieu un terrible bouleversement, appelé révolution ; ici commença à couler le sang innocent. C’est là que les dirigeants insensés ont posé pour tâche de bâtir une société de prospérité généralisée. Mais, comme nous le savons, rien n’en est sorti.

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