Atteinte à la laïcité…

Samedi dernier 3 octobre, Christophe Gonzalez, le maire RN de Rognac, a fait bénir une voie verte et un parc par le curé de la paroisse. Une bénédiction réalisée en présence du préfet de région, Jacques Witkowski.

L’opposition a saisi le procureur de la République d’Aix-en-Provence, au titre de l’article L2122-34-2 du Code général des collectivités territoriales, qui stipule que le maire et ses adjoints « sont tenus à l’obligation de neutralité et au respect du principe de laïcité »…

Continuité vaticane…

Léon XIV a approuvé l’élection du cardinal Tagle comme nouveau doyen du collège des cardinaux.

En 2020 François avait fait du cardinal Tagle quasi officiellement son dauphin, dérogeant à deux articles du code de droit canonique pour en faire un cardinal dans l’ordre des évêques et l’équiparer aux cardinaux titulaires des évêchés suburbicaire. Les médias vaticanesques et assimilés chantaient les louanges de celui qu’on appelait le « pape François des Philippines » et « le seul papabile de l’hémisphère sud ».

Archevêque de Manille jusqu’en 2019, il est devenu préfet de la congrégation pour l’évangélisation des peuples, puis pro-préfet du dicastère qui en a pris la suite.

Il a participé au rite de Pachamama dans les jardins du Vatican. Il est très « LGBT friendly » et favorable à la bénédiction des couples « en situation irrégulière », au nom de la « miséricorde » et de l’air du temps.

Avant le dernier conclave avait été répandue une vidéo où l’on voyait le cardinal chanter Imagine, la chanson ouvertement athéiste de John Lennon qui y voyait « pratiquement le Manifeste du Parti communiste ». C’est peut-être ce qui lui a valu (du moins en partie) de ne pas prendre la succession de Bergoglio. Mais Léon lui procure le plus grand honneur qu’il pouvait.

Et « doyen du collège des cardinaux » n’est pas seulement un titre honorifique. En temps de vacance du siège apostolique, le doyen préside les congrégations générales préparatoires à l’élection du nouveau pape, il est chargé de convoquer le conclave et il le préside.

Continuité pontificale…

Léon XIV réunit, du 7 au 14 octobre, les présidents de conférences épiscopales et les chefs des Eglises orientales catholiques pour célébrer les dix ans d’Amoris laetitia et faire un bilan de son application.

Le pape a invité d’autres personnalités à participer à cette rencontre.

Les plus voyants sont les « McCarrick-Boys » Cupich, McElroy, Tobin, les pires évêques américains, bergogliens de choc. Mais aussi le cardinal archevêque de Madrid José Cobo, grand apôtre des bénédictions de couples de même sexe, ou la très bergoglienne « théologienne » María Marcela Mazzini, qui avait participé au synode sur la famille.

Et l’on note que le pape n’a invité aucune personnalité plus ou moins « conservatrice ».

L’homélie d’ouverture, dite « méditation », a été prononcée par la dominicaine Helen Alford, nommée par François présidente de l’Académie pontificale des sciences sociales. Evoquant la rencontre de Jésus et de la Samaritaine, elle a dit :

« D’une façon quelque peu provocatrice, mais je pense que c’est une provocation utile, un de mes frères dominicains appelle la première étape un flirt : une conversation entre une femme et un homme qui sont seuls tous les deux. »

Ce frère dominicain qui ne craint pas de faire flirter le Fils de Dieu avec une Samaritaine est le « maître en théologie sacrée », frère, père et professeur Michael Paluch. Tel est le niveau de la « théologie » à l’Angelicum, où enseigne ce dominicain hélas polonais.

*

On apprend d’autre part que Léon XIV a nommé secrétaire adjointe du dicastère pour l’Evangélisation, avec la fonction de présidente des Œuvres Pontificales Missionnaires, sœur Mary Teresa Barron, supérieure générale des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame des Apôtres.

Pendant le synode sur la synodalité, elle avait dit qu’elle ne regardait pas la question de l’ordination des femmes « d’un point de vue théologique ou canonique », car : « Je pense que nous devons vraiment regarder cette question depuis l’Esprit. Est-ce que l’Esprit appelle des femmes ? Parce qu’il y a des femmes qui sentent l’appel au sacerdoce ou au diaconat. »

Et si vous voulez savoir ce qu’est pour elle la mission, elle vous répondra « qu’une perspective et une compréhension missionnaires sont très importantes dans une Église synodale, car l’expérience nous enseigne à apprécier et à préserver la diversité comme une richesse », « l’esprit missionnaire est souvent inclusif et invite volontiers au dialogue »… Ce qui est bien avec ces gens-là, c’est qu’ils n’ont pas besoin de l’intelligence artificielle. La pipotron de la pensée unique suffit largement.

Œcuménisme

Léon XIV a reçu hier les représentants de la Fédération luthérienne mondiale. Il a présenté l’œcuménisme comme un «cheminement commun, du conflit vers la communion», dont l’objectif est le «renouvellement de la communion dans la foi apostolique, dans les sacrements et dans les ministères».

Mais quels sacrements et quels ministères, quand les luthériens ne reconnaissent que trois sacrements, dont ne fait partie celui de l’ordre ?

Pour parfaire la confusion, le pape a souligné que 2030 marquera le 500e anniversaire de la Confession d’Augsbourg, qui peut être étape importante du chemin œcuménique, «capable d’insuffler une énergie et une joie nouvelles aux pas que nous ferons vers une unité pleine et visible». «À l’origine, a-t-il souligné, la Confession d’Augsbourg se voulait un document de réconciliation au sein de l’Église», avant d’être perçue ultérieurement «comme un texte porteur d’une confessionnalisation source de division».

Un document de réconciliation au sein de l’Église, qui ne connaît que trois sacrements : baptême, cène, confession, et qui en l’absence du sacrement de l’ordre rend inopérantes la cène et la confession. Un document qui rejette les vœux monastiques, les jours de jeûne et le culte des saints, enseigne la justification par la foi seule et ne reconnaît comme autorité que la Sainte Ecriture…

La célébration du 500e anniversaire de la Confession d’Augsbourg par le pape s’annonce palpitante.

Le discours qui s’autodétruit

Léon XIV à l’Elysée :

Je réaffirme « avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain ». (…)

Je constate parfois avec préoccupation les dérives actuelles des sociétés qui risquent de détourner la science et la technologie en entreprises lucratives favorisant les manipulations génétiques, la gestation pour autrui, l’achat d’organes ou l’offre d’une mort programmée. (…)

Comment ne pas voir aussi dans un tel engagement l’expression de la juste laïcité de la Cité terrestre ? Le chrétien impliqué dans la vie publique, et agissant selon la lumière de sa conscience éclairée par la foi, ne peut être considéré comme un prosélyte ou une menace à l’unité de la patrie.

Fort bien. Mais auparavant il avait dit :

Aux célèbres penseurs de la Renaissance, puis du Grand Siècle, feront suite ceux des Lumières, la France apportant alors au monde de véritables conquêtes ; parmi elles, la reconnaissance des Droits de l’homme, inscrits dans la nature de la personne humaine, en particulier la liberté religieuse.

Les Lumières (qu’il souligne), ce sont les Lumières maçonniques. Et les Lumières maçonniques, c’est l’avortement, l’euthanasie, la GPA, les manipulations génétiques, et le laïcisme…