12 évêques italiens aux veillées LGBT

“La Tenda di Gionata” (la tente de Jonathan), le lobby LGBT italien qui avait organisé le « pèlerinage LGBT » du Jubilé le 6 septembre dernier (« 1.400 catholiques vêtus de vêtements arc-en-ciel ont participé au tout premier pèlerinage LGBT+ reconnu par le Vatican à Rome », comme disait Paris Match), recense 47 « veillées » LGBT dans les églises italiennes ce printemps, auxquelles participeront au moins 12 évêques, contre 5 l’année dernière.

L’évêque de Parme a déjà participé à celle du 5 mai. L’évêque de Crémone devait participer à celle d’hier soir. L’archevêque de Florence doit présider celle du 21 mai. L’évêque de Fano et l’archevêque de Pesaro sont attendus à celle du 29 mai. Etc.

L’archidiocèse de Bari souligne pour sa part que l’initiative est organisée par la nouvelle « Coordination diocésaine pour un ministère pastoral inclusif », avec des associations de diverses « dénominations » chrétiennes. La veillée est ouvertement « œcuménique » également à Florence.

Le diocèse de Côme se réfère au document du chemin synodal italien « Levain de paix et d’espérance », qui évoque la « reconnaissance » des « personnes homosexuelles et transgenres », anticipant sur le rapport du groupe d’étude 9 du synode sur la synodalité qui vient d’être publié et affirme qu’il n’y a pas de péché en soi dans les relations sexuelles entre personnes de même sexe.

Haro sur le cochon…

Dans une crèche du nord de Brême, en Allemagne, une employée aurait « commandé, préparé et servi du porc » aux enfants.

Cela a été dénoncé par le « sénateur de Brême pour les enfants et l’éducation », Mark Rackles, SPD.

Le directeur général des services de garde d’enfants de Brême a déclaré que c’était « absolument intolérable ».

L’employée, accusée d’avoir agi pour « motifs racistes », a été aussitôt licenciée, avec effet immédiat.

Et le service de sécurité d’Etat, Staatsschutz, enquête sur l’affaire…

*

Chez nous, le recteur algérien de la Mosquée de Paris joint sa voix aux apprentis bolcheviques qui demandent l’interdiction des banquets du Canon français, dans son français approximatif : « 4.000 convives autour d’un cochon à la broche. Un banquet présenté comme la célébration des valeurs françaises, un banquet où l’on chante à la gloire d’une figure politique en excluant symboliquement ceux qui ne ressemblent pas. »

Remplacement de la messe

La chaîne publique belge flamande VRT a remplacé la messe, hier à 10h, par un office musulman enregistré précédemment à la nouvelle mosquée turque Mouattar de Gand.

Il n’y a évidemment aucune réaction des autorités catholiques. Seul le Conseil musulman de Belgique en fait état, pour annoncer que cela se reproduira une autre fois cette année.

En 2023, le directeur général de la chaîne, Frédéric Delaplace, avait remis en question la nécessité de diffuser la messe, après la diffusion d’une série sur les cas de violence au sein de l’Église catholique.

Voilà donc ce qu’ont pu voir les téléspectateurs flamands à l’heure de la messe :

Une fake news de La Croix

Que nos gazettes païennes disent n’importe quoi sur la prétendue découverte de 42 pages de saint Paul, c’est normal, vu le degré actuel d’analphabétisme religieux. Mais quand La Croix ne relève pas le niveau (du moins dans son titre), c’est qu’il n’y a vraiment plus rien à sauver dans la presse.

Non, on n’a pas retrouvé 42 pages perdues du Nouveau Testament. Des chercheurs ont réussi à reconstituer 42 pages des épîtres de saint Paul qui manquaient dans le codex H (ou 015). Un manuscrit terriblement mutilé, partiellement conservé au Mont Athos, et dont il y a sept autres morceaux dispersés à Saint-Pétersbourg, Moscou, Kiev, Paris, Turin, mais qui est une des références pour l’établissement du texte. Il date du VIe siècle et c’est un « témoin constant de premier ordre », selon la terminologie de Nestle-Aland, pour huit épîtres de saint Paul et pour l’épître aux Hébreux.

On avait vu que certaines pages portaient des traces de la page opposée qui avait disparu. Des traces souvent presque invisibles. Mais les dernières techniques d’imagerie ont permis de « lire » ces traces, y compris celles qu’on ne voyait pas.

Les spécialistes verront si l’on y trouve d’intéressantes variantes. Mais en tout état de cause cela ne peut être que très marginal. Le codex H n’est que l’un des 33 « témoins constants de premier ordre » pour la première aux Corinthiens, dont voici les versets 19-22 du chapitre 10, retrouvés dans le fragment Coislin 202 conservé à Paris. C’est précisément la page qui précédait la première du manuscrit qui était lisible jusqu’à maintenant (à droite).