La religion du Canada

Le 19 juin dernier, la « Mosquée du Vendredi » de Regina, la capitale de la province de la Saskatchewan au Canada, a  procédé à un « test sonore » de son « appel à la prière » à partir de quatre haut-parleurs placés sur son toit. Les réactions n’ont pas toutes été positives, ce qui a conduit la police à souligner que cet appel est légal, qu’il aura lieu désormais tous les vendredis, et qu’en raison des « menaces proférées, une présence policière renforcée sera visible autour des lieux de rassemblement musulmans ».

La police ajoute :

« Les menaces seront prises au sérieux et feront l’objet d’enquêtes en vertu de la législation canadienne récemment renforcée en matière de crimes de haine. »

Il s’agit de la nouvelle loi anti-Bible, qui interdit de citer la Sainte Ecriture pour défendre la morale naturelle.

La même loi sert à protéger l’expansion islamique. Normal.

Un sous-fifre de la dictature nommé William Medley

On lira ci-dessous la très intéressante et très révélatrice lettre de l’évêque d’Oswensboro, dans le Kentucky, par laquelle il donne l’ordre à un prêtre d’arrêter de célébrer la messe traditionnelle. Il rappelle très bien et en détail ce qu’est la dictature liturgique actuelle, et qu’elle est toujours en vigueur.  On goûtera la « permission exceptionnelle » généreusement donnée au prêtre de célébrer la messe de Paul VI ad orientem…

Pendant ce temps-là, un autre évêque américain, Mgr Michael Burbidge, d’Arlington en Virginie, annonce la création, au 1er juillet, de la chapellenie Notre-Dame-de-la-Victoire, administrée par deux prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre « pour répondre aux besoins des fidèles qui assistent à la messe et reçoivent les autres sacrements selon la forme extraordinaire ». Or il n’y a plus de « forme extraordinaire » depuis Traditionis custodes, texte par lequel sont formellement interdits les autres sacrements traditionnels, seule la messe pouvant être célébrée selon des conditions draconiennes et en dehors des paroisses.

Bref, c’est l’anarchie.

Cher P. Kennedy,

Je vous remercie de me donner l’opportunité d’évoquer la célébration de la Messe selon le Missel Romain de 1962. J’ai passé en revue ma correspondance avec le Saint-Siège datant de 2023 o il était indiqué : “Si, à l’issue de cette période, vous souhaitez renouveler cette autorisation, vous devrez nous envoyer une nouvelle relatio accompagnée de votre demande. Cette relatio devra contenir des détails sur le nombre de participants à ces messes, et elle devra exposer les mesures qui ont été prises pour conduire les fidèles attachés à la liturgie antérieure vers la célébration de la liturgie selon les livres liturgiques réformés par décret du Concile Vatican II et qui constituent l’expression unique de la lex orandi du rite romain.”

N’étant pas en mesure de démontrer que cette condition a été remplie, je ne suis pas habilité à demander une prolongation de l’instruction du Saint-Siège, et je vous ordonne de ne plus célébrer la messe selon le Missel Romain de 1962 après le 30 juin 2026.

Je sais que, dans certains diocèses, les fidèles qui ont manifesté une préférence pour la messe célébrée en latin ont accepté la messe du Novus Ordo célébrée en latin.

J’ai confiance qu’entre maintenant et le 1er juillet vous pourrez vous procurer un Missel de Paul VI en latin. Je vous accorderai la permission exceptionnelle de célébrer cette Messe ad orientem.

Comme nous en avons discuté, j’ai laissé s’écouler près d’un an depuis la réception de cet accord du Saint-Siège. Je l’ai fait en hommage au pape François. J’ai autorisé la poursuite de la messe traditionnelle en latin après l’élection du pape Léon XIV afin de voir s’il reconsidérerait la question de la messe célébrée dans les églises paroissiales. Après plus d’un an, et à la suite du consistoire du Collège des cardinaux de janvier, au cours duquel ceux-ci ont expressément choisi de ne pas réexaminer Traditionis custodes, je me sens tenu, en tant qu’évêque, d’agir conformément aux directives du Saint-Siège.

En ce qui concerne les fidèles qui pourraient s’opposer à cette directive, vous pouvez bien sûr me les adresser, mais veuillez préciser que j’agis conformément à la promesse que j’ai faite au Pape, l’évêque de Rome.

Je vous suis reconnaissant pour votre ministère auprès de cette petite et unique communauté. Et je vous assure de mes prières pour eux et pour vos, et veuillez tous prier pour moi.

Leurs églises

Des gens qui regardent un match de la coupe du monde de foot dans une église, sur un écran posé devant l’autel, on se dit a priori que ce doit être une église désaffectée. Pas du tout. C’est l’église paroissiale Saint-Antoine de Madrid. Une église dont le curé est un bergoglien frénétique, transformée en « hôpital de campagne », ouverte à « todos, todos, todos », chrétiens ou non, à la seule condition de « respecter la pastorale de la paroisse ». Compris ? Dans cette église officiellement catholique il y a cinq prêtres officiellement catholiques qui célèbrent une « messe » officiellement catholique chaque soir et quatre midis par semaine, mais le matin est consacré au service du petit déjeuner aux pauvres. Il y a aussi, toujours devant l’autel, nombre de conférences et de concerts variés.

LifeSiteNews fait remarquer que pendant ce temps des pèlerins de la Fraternité Saint-Pierre se sont vu interdire la messe traditionnelle dans trois villes italiennes. A San Giovanni Rotondo (chez le Padre Pio), ils ont dû célébrer la messe dans la cave d’un hôtel, et à Assise il y avait déjà une divine liturgie orthodoxe…

D’autre part du 19 au 21 juin se tient la Conférence annuelle du lobby LGBT du P. James Matin s.j. Outreach, à l’université jésuite de Georgetown à Washington. « Le cardinal Robert McElroy de Washington et le président de l’université de Georgetown, Eduardo Peñalver, ont adressé des paroles d’accueil et de bienvenue aux participants. Le cardinal Blase Cupich de Chicago a également exprimé son soutien et ses encouragements aux personnes présentes. »

Je me refuse à traduire leurs ignominies. Une seule citation suffira, de l’archevêque de Washington : « Je sais que le Saint-Esprit sera profondément présent dans nos réunions et discussions en ce moment clé de l’histoire de notre Eglise et de notre nation. »

« Aujourd’hui, j’ai pleinement ressenti la présence divine »

Ceci est une citation de Mgr Edward Weisenburger, archevêque de Détroit dans le Michigan. Où a-t-il enfin, à 65 ans, après près de 40 ans de sacerdoce, 12 ans d’épiscopat, ressenti pleinement la présence divine ?

C’est à la mosquée Imam Al-Hasanain, lors de l’inauguration des nouveaux locaux de l’Institut islamique d’Amérique de l’imam chiite Sayyid Hassan al-Musawi al-Qazwini à Deaborn Heights (coût : 16 millions de dollars).

Lors de son allocution, il a déclaré : « Nulle part ailleurs je ne ressens plus d’honneur, de fraternité et de bienveillance, et dès l’instant où j’ai foulé le sol de cette magnifique propriété aujourd’hui, j’ai pleinement ressenti la présence divine. »

Il a ajouté : « Nous appartenons à la même famille humaine. Toutes les églises, toutes les mosquées, toutes les synagogues, tous les lieux où Dieu se manifeste sont sacrés. C’est un lieu véritablement merveilleux et sacré, un lieu qui, je le crois, permettra à toute l’humanité d’entrer en communion plus profonde avec notre Dieu unique. »

Après tout, Léon XIV à la grande mosquée d’Alger a déclaré que son dialogue avec le recteur avait été marqué par la gratitude d’être dans un « lieu qui représente l’espace qui appartient à Dieu ». Et sur le livre d’or il avait écrit ce message 100% charia-compatible : « Que la miséricorde du Très-Haut garde dans la paix et la liberté le noble peuple algérien et toute la famille humaine. Que la miséricorde du Très-Haut préserve le noble peuple algérien et toute la famille humaine dans la paix et la liberté. »

Mgr Edward Weisenburger s’est fait connaître par son application brutale de Traditionis custodes dans son diocèse, interdisant la messe dans toutes les paroisses et ne la permettant que dans une église de Detroit et trois chapelles dans le diocèse, interdisant aussi toute messe ad orientem, exigeant un autel face au peuple dans tous les lieux de culte « sous 180 jours », et chassant trois professeurs de renom du grand séminaire parce que trop « conservateurs », dont le célèbre canoniste Edward Peters.

Poutine à Kazan

Où il préside le sommet du 35e anniversaire de la coopération entre la Russie et les dix pays de l’ASEAN.

(Kazan est majoritairement musulmane et la ville de la Fédération de Russie où il y a le plus de musulmans autochtones. D’autre part, ce n’est sans doute pas un hasard si les premières personnes qu’il salue sont de Narva : en Estonie…)