Un silence éloquent

Voilà plus de 24 heures que Macron a fait de la dépénalisation de l’avortement « une priorité en Andorre ».

Et le co-prince catalan, l’évêque d’Urgell Josep-Lluís Serrano Pentinat, n’a toujours pas fait le moindre commentaire.

Il doit toujours être sous le charme de son co-prince parisien, sans doute. Ou alors le discours de Macron avait reçu son assentiment, donc celui de Rome (on sait que le cardinal Parolin suit personnellement l’affaire)…

Cirque queer satanique à l’église

C’était du 16 au 25 avril. « Mettre l’enfer au cœur de l’église. Il n’y a plus de limites, il faut tout déconstruire… Le vrai nom de la chapelle, c’est Sainte Jeanne d’Arc, et nous on y fout le feu… »

Description du « spectacle » sur Tribune chrétienne, par quelqu’un qui y était. Avec une brève vidéo qui sur X est interdite aux moins de 18 ans.

Certes, la chapelle est désacralisée. Mais le symbole est clair. L’absence de réaction des autorités catholiques l’est tout autant.

Sarah vous bénit

Cette photo a été publiée par Sarah (« Archevêque Sarah », « 106e archevêque de Cantorbéry »), le 25 avril, premier jour de son « pèlerinage à Rome ». Elle est au tombeau de saint Pierre, en la « chapelle clémentine », et elle bénit des gens qui sont devant elle, ainsi que le prélat à côté, qui est Mgr Flavio Pace, secrétaire du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens. Lequel reçoit avec componction et humilité la bénédiction d’une femme déguisée en évêque.

Vous savez quoi ? Faire croire qu’on est archevêque de Cantorbéry, y compris à Rome, c’est fendard comme si c’était mardi gras tous les jours !

Une nouvelle église cosaque

Le patriarche Cyrille a consacré ce matin l’église de la Nativité du Christ dans la stanitsa de Dinskaïa (36.000 habitants), dans le kraï de Krasnodar, qu’on appelle toujours là-bas le Kouban. (Une stanitsa était une unité politique et économique d’une « armée » cosaque.) Le gouverneur Benjamin Kondratiev était présent avec sa famille et a souligné que la foi est le fondement du Kouban. (Il a été décoré de l’ordre de saint Daniel de Moscou première classe – me semble-t-il.)

Les peintures ont été réalisées par les maîtres de Palekh, héritiers d’une grande tradition iconographique.

Après la révolution bolchevique les cosaques de la région fondèrent la « République populaire du Kouban ». La majorité des cosaques rejoignit l’Armée blanche de Denikine, mais début 1920 l’Armée rouge prit le Kouban et imposa le pouvoir soviétique. Le drapeau du kraï de Krasnodar est aujourd’hui celui de l’éphémère République de 1919.