Le pervers Tucho

Le cardinal Victor Fernandez (Tucho pour les intimes), âme damnée de Bergoglio qui l’a fait préfet du dicastère de la doctrine de la foi, inventeur d’une pornothéologie, continue de produire des étrons sous Léon XIV. Sa note Una Caro (« une seule chair », sur le mariage) a été très peu commentée, voire pas du tout. Elle n’a pas échappé à la sagacité de l’éditorialiste de L’Entente catholique de Bretagne (1 rue Charles Le Goffic, 22000 Saint-Brieuc).

Extrait :

En réalité, la Note est un étrange fourre-tout, où le meilleur, connu depuis longtemps, côtoie l’inutile (la révérence au célibataire Kierkegaard, à l’hermétique Jean-Luc Marion, à Lévinas, Emmanuel Mounier, Jean Lacroix…) et parfois le pervers.

De façon évidente, la Note refuse qu’on mette en valeur l’un des buts du mariage, la procréation. (…)

Pour vanter la monogamie, Victor Fernandez a recours à des poètes non chrétiens : eux aussi sont pour l’amour dans le couple, n’est-ce pas ?! Il glisse dans cette liste deux poètes staliniens (Eluard et Neruda), une poétesse suicidée (Antonia Pozzi), … et surtout, perfidie suprême, un poète notoirement homosexuel, Walt Whitman, exaltant son couple : « Nous rentrerons à la maison tous deux… Nous irons ensemble à travers les eaux du temps ».

Le petit dictateur Pereira

Mgr Carlos Alberto Breis Pereira, archevêque de Maceió, au Brésil, rappelle qu’il y a dans son diocèse une seule et unique messe de saint Pie V autorisée, dans la chapelle de l’hôpital Santa Casa de misericordia, le dimanche à 10h, célébrée par le Père Cícero Lenisvaldo Miranda da Silva. « Cette liturgie n’est autorisée en aucun autre lieu, religieux ou non, ni au sein d’aucune association civile. » Ubu archevêque précise de façon totalement délirante : « Selon les canons 751 et 1364 § 1 du Code de droit canonique actuel, la célébration de la messe, selon l’ancien rite, dans un autre lieu, sera considérée comme un acte de schisme public, ce qui impliquera l’excommunication automatique. »

Paix Liturgique publie l’intégralité de l’oukase archiépiscopal, signalant que Mgr Pereira a été reçu par le pape le 12 janvier dernier :

Nouvelles ecclésiastiques

Mgr José Antonio Satué, évêque de Malaga nommé par Léon XIV, déclare à propos de Fiducia supplicans : « La bénédiction des personnes qui ont un projet de relation homosexuelle est, à mon avis, un pas en avant.  Il ajoute : « Nous devrons trouver un moyen de mieux intégrer cette réalité indéniable dans notre pratique pastorale. » Et encore : « Nous ne vivons pas une époque de changement, mais un changement d’époque », c’est pourquoi l’Église a le devoir « de rester attentive aux nouvelles catégories culturelles et aux nouveaux modes de vie dans lesquels l’Évangile doit prendre forme ».

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La conférence épiscopale allemande a élu son nouveau président : Mgr Heiner Wilmer, évêque de Hildesheim (Basse-Saxe). Il a voté en faveur d’un document du Chemin synodal appelant à la « bénédiction » des unions de personnes de même sexe. Il a également approuvé un document intitulé « Réévaluation magistérielle de l’homosexualité » qui dit notamment : « L’orientation homosexuelle faisant partie de l’être humain tel que créé par Dieu, elle ne doit pas être jugée différemment, sur le plan éthique, de l’orientation hétérosexuelle » et, encore : « La sexualité entre personnes de même sexe, y compris les actes sexuels, n’est donc pas un péché qui nous sépare de Dieu, et elle ne doit pas être jugée comme intrinsèquement mauvaise. » Il a également voté oui à un texte qui appelle à l’ordination sacramentelle des « diacres féminines ».

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Selon un article d’El País, le pape aurait déclaré aux évêques espagnols que sa plus grande préoccupation pour l’Espagne à l’heure actuelle « est l’idéologie d’extrême droite », et mis en garde les évêques contre la montée en puissance de groupes politiques qui « cherchent à gagner le vote catholique » et « instrumentalisent l’Église ». La conférence des évêques espagnols s’est fendue d’un droit de réponse affirmant que le pape a « évoqué les risques de soumettre la foi à des idéologies, sans mentionner aucun groupe en particulier ». Mais ce ne sont évidemment pas des groupes d’extrême gauche qui « cherchent à gagner le vote catholique ». Le pape visait clairement VOX, le parti qui défend la doctrine catholique et s’oppose à l’épiscopat qui, par exemple, soutient la régularisation massive des clandestins (le gouvernement annonçait initialement 500.000 mais on dépasserait les 800.000) et se couche devant l’islam.

(via LifeSiteNews)

Saint Taraise

Dans le martyrologe romain, il y aujourd’hui en troisième position « saint Taraise, évêque de Constantinople ». Et dans le calendrier byzantin c’est aujourd’hui la fête de saint Taraise.

Saint Taraise était le grand-oncle de Photius (saint Photius pour les orthodoxes). Il était le chef de la chancellerie impériale quand il fut élu patriarche de Constantinople. Il était laïc et on lui conféra tous les ordres en quelques jours. Le pape Adrien Ier fit remarquer à l’empereur que cela n’était pas conforme au droit canonique, mais il accepta le fait accompli.

74 ans plus tard, Photius, chef de la chancellerie impériale, est élu archevêque de Constantinople, exactement dans les mêmes conditions que son grand-oncle. Le pape Nicolas Ier convoque un concile qui conclut à la validité de la nomination. Le pape désavoue ses légats et convoque un autre concile, au Latran, qui condamne Photius et excommunie les légats… Le pape suivant convoque encore un concile à Rome qui condamne Photius et fait brûler solennellement les actes du premier concile. Puis la même année 869 un concile œcuménique se tient à Constantinople, qui condamne une nouvelle fois Photius, condamné à la relégation dans un monastère.

En 877 Photius est de nouveau élu patriarche de Constantinople. Le pape Jean VIII l’accepte et un nouveau concile œcuménique est convoqué à Constantinople en 879. Il réunit 383 évêques, contre une petite centaine pour le précédent. Photius est blanchi.

Mais par la suite l’Eglise de Rome reniera le concile de 879-880 et n’admettra que celui de 869. Dans l’histoire officielle romaine celui de 879-880 n’existe pas, alors même que des canonistes citeront des canons du « concile des 383 pères » pendant le moyen âge… Et à la fin du XVIe siècle on inventera même à Rome une seconde condamnation de Photius après le « faux concile » de 879…

Enfin, on fait croire que la dissidence de Photius est liée essentiellement au Filioque. Il n’en est rien. Pour la bonne raison que le Filioque ne sera ajouté au Credo de Rome qu’au XIe siècle. La question était disputée entre les théologiens francs et l’Eglise de Constantinople. Elle fut examinée finalement au concile de 879-880, à la demande de Photius, et l’on conclut qu’il fallait s’en tenir au texte du Credo. Celui que Léon III avait fait graver en latin et en grec sur deux plaques d’argent apposées à Saint-Pierre, munies de l’inscription : « Moi Léon, j’ai posé ces plaques par amour et pour la sauvegarde de la foi orthodoxe. »

Promotion ecclésiastique

Le pape Léon XIV a nommé archevêque métropolitain de Sassari (Sardaigne) Mgr Francesco Antonio Soddu, jusqu’ici évêque de Terni-Narni-Amelia.

Mgr Soddu s’est fait remarquer en septembre 2022 en participant à l’inauguration de la nouvelle loge du Grand Orient d’Italie à Terni. On le voit tenir le ruban qui va être coupé par le « grand maître ».

« Après la cérémonie, disait un communiqué du Grand Orient d’Italie, une visite de la Maison maçonnique, qui abrite deux temples, a eu lieu en présence du maire Leonardo Latini, du préfet Giovanni Bruno et de l’évêque Francesco Antonio Soddu, qui, dans leurs messages de bienvenue, ont remercié pour l’invitation et ont exprimé l’espoir que des initiatives telles que celle-ci puissent favoriser le dialogue et la comparaison entre différentes réalités en combattant les préjugés. »

Dans son allocution, le Grand Maître Bisi avait loué l’État laïc comme le seul et unique garant de la liberté et exprimé l’espoir que le 20 septembre soit rétabli comme jour férié pour célébrer la libération de l’Italie de « la domination de l’Église » : « Aujourd’hui, comme par le passé, notre objectif est toujours le même : célébrer toutes les batailles pour la liberté, à commencer par celle qui, en 1870, avec la brèche de Porta Pia, a mis fin à la domination de l’Église, favorisant la naissance d’une Italie libre et laïque.»

A ceux qui critiquaient la présence et la caution de l’évêque, le diocèse avait répondu que son dessein avait été de « témoigner de la fidélité à l’Évangile et à l’Église, en particulier en cette période marquée par le chemin synodal qui la caractérise ». Sic.