Leur Eglise

Un office œcuménique Harry Potter aura lieu le 28 février (2e samedi de carême) en l’église du Sacré-Cœur de Herne, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, archidiocèse de Paderborn.

Il s’adresse aux « fans et aux novices de Poudlard » qui se qualifient de « jeunes ou adultes du monde Moldu ». Il promet « une soirée magique entre bougies, lumière et obscurité, qui nous montrera comment l’espoir prend forme ». Le programme prévoit de créer l’ambiance « avec de la bière au beurre et des friandises du pot de miel », et l’on est invité à venir costumé.

On remarque en haut à droite l’expression « Expecto Patronum ! ». C’est l’invocation pour demander un protecteur, matérialisé dans le monde d’Harry Potter par un animal qui vient à votre secours. Le latin reste pour les invocations magiques…

Plusieurs centaines de personnes ont protesté auprès de l’archevêché de Paderborn. Lequel a répondu en faisant l’éloge de ce blasphème, au motif que « nos sociétés sont de plus en plus sécularisées » et qu’il faut attirer les gens avec « des images et des histoires familières issues de la culture contemporaine »…

L’archidiocèse souligne aussi que ce type de « service religieux » a déjà été testé dans d’autres diocèses et a été « bien accueilli ».

De fait des vidéos sur YouTube montrent de telles ignominies (Vellmar, Graz en Autriche), dont une datant d’il y a sept ans (Hornburg), mais seulement dans des églises protestantes.

Monsieur l’abbé et sa compagne

J’avais signalé le 28 janvier les funérailles à Andenne de l’abbé Maurice Léonard, annoncées par sa « compagne ».

Il y en avait eu un autre, au même endroit, en septembre dernier : l’abbé Marc Otjacques. Ici non seulement c’est sa « compagne » Madeleine Dorioux, ses « enfants de cœur » et « ses petits-enfants adorés » qui annonçaient la triste nouvelle, mais aussi toute la famille de la « compagne », unie à celle du prêtre : « les familles Otjacques-Dorioux ».

Dans ce cas comme dans l’autre, on demandait de ne pas apporter de fleurs mais de faire un don à « Luttes Solidarités Travail ».

Ce sont des coutumes wallones, sans doute…

En Suède…

L’« évêque » de Luleå, Åsa Gunilla Elisabet Nyström (oui, c’est une femme), a « ordonné prêtres » cinq femmes et un homme le 18 janvier dernier. Telle est désormais la parité dans « l’Eglise de Suède » (qui ose se prétendre « Eglise luthérienne d’épiscopat historique valide »).

En haut à gauche Anna Galvina. Elle est lettone. Elle est venue en Suède parce qu’elle est ouvertement lesbienne et que « dans le milieu ecclésiastique letton, une femme ou un pasteur homosexuel sont encore considérés comme quelque chose d’inacceptable ».

Mais en Suède c’est différent : « Dans notre cours de théologie, un étudiant sur six était homosexuel. Cela ne surprend personne et ne soulève aucune question. »

Continuité bergoglienne

Lu sur Fides, dans une interview de Mgr Miguel Ángel Cadenas Cardo, vicaire apostolique d’Iquitos, à l’occasion de la visite ad limina des évêques du Pérou, suite à l’Assemblée ecclésiale de l’Amazonie péruvienne :

« Il est certain que le Synode amazonien a été un événement très important pour l’Église en Amazonie, convoqué et réalisé pendant le Pontificat du Pape François. Le Pape Léon XIV nous encourage maintenant à poursuivre dans cette voie. En effet, le vendredi 30 janvier au matin, il a reçu toute la Conférence épiscopale ; puis, dans l’après-midi, nous avions demandé à avoir avec lui une rencontre spécifique des évêques d’Amazonie, et nous sommes restés 45 minutes avec lui à parler des différentes difficultés et joies vécues dans l’Église amazonienne. Nous sommes très fiers que le Pape Léon XIV nous ait reçus et nous ait également encouragés à poursuivre notre tâche d’édification de l’Église amazonienne, d’accompagnement des communautés chrétiennes et de préservation de notre foi en Jésus-Christ. »

Selon le motu proprio de François, « les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II sont la seule expression de la lex orandi du rite romain ». Mais ça c’est seulement pour interdire la messe traditionnelle. Car le même pape a promulgué un « rite amazonien » catholico-païen. (Photo de l’Osservatore romano : « Amazonie, des femmes qui font Eglise ».)

L’infirmière qui se croit archevêque

Sarah Mullaly et devenue aujourd’hui officiellement « archevêque de Cantorbéry », chef de « l’Eglise d’Angleterre » et chef de la « Communion anglicane ».

Elle a été infirmière, et même déjà chef : « chief nursing officer for England » de 1999 à 2004, puis administratrice de deux hôpitaux. Parallèlement elle est devenue « prêtre » en 2002, et « évêque » en 2015.

Elle est mariée à Eamonn Mullaly, un consultant informatique (à la retraite) d’origine irlandaise : « Élevé dans la tradition catholique, sa vie a pris des tournants inattendus : après des années de mariage, son épouse a ressenti l’appel au sacerdoce dans l’Église anglicane — un choix de foi profond qui a marqué un nouveau chapitre de leur parcours commun. »

La foi profonde de Sarah Mullaly née Bowser la conduit à être pour la bénédiction des couples de même sexe, et quant à l’avortement plutôt « pro-vie » pour ce qui la concerne et plutôt « pro-choix » pour les autres…