Blasphèmes viennois

Le célèbre Künstlerhaus de Vienne abrite une exposition intitulée « Du sollst dir ein Bild machen » : tu dois te faire une image toi-même, en réponse diabolique à la Genèse qui enseigne que l’homme est fait à l’image de Dieu.

L’exposition est sous-titrée « Art contemporaine et expérience religieuse ». Elle a sept parties : « Icône, (fausse) sainteté, la Croix, la Résurrection, la Divinité, la Sainte Vierge, et la Cène ».

A l’entrée, la salutation habituelle Grüss Gott (Dieu te bénisse) est changée en Grüss Göttin (la déesse te bénisse) – oui, c’est aussi une œuvre d’art, d’Ursula Beiler.

Naturellement, bon nombre des œuvres exposées sont ouvertement blasphématoires, et une pétition a été lancée pour fermer cette exposition financée par l’Etat, donc aussi par les contribuables chrétiens. Ce sera évidemment sans effet.

Voici quelques exemples. La sculpture montrant deux figures d’hommes en terre qui s’effrite est intitulée « Image de Dieu »… La photo d’un homme déguisé en Sainte Vierge est intitulée « Je suis la Mère également » – c’est l’affiche de l’exposition et la couverture du catalogue. La représentation du lavement des pieds dans la boue est une vidéo.

Le nouvel archevêque de Cracovie

Le pape a nommé le cardinal Grzegorz Ryś archevêque de Cracovie. Il avait commencé sa carrière épiscopale comme auxiliaire de Cracovie, puis François l’avait nommé archevêque de Łódź, et créé cardinal en 2023.

Il a raconté ainsi sa préparation au conclave :

« Nous sommes allés avec le cardinal Konrad sur la tombe du pape. Nous y sommes entrés après les heures d’ouverture, car c’est l’un des privilèges des cardinaux. Je me suis agenouillé devant cette tombe et pendant les quinze premières minutes, rien ne m’est venu à l’esprit, car j’étais complètement vide, et j’ai dit au pape : « Saint-Père, dites-moi quelque chose. Dites-moi quelque chose, car le conclave approche. Dites-moi quelque chose. Et il ne m’a rien dit. Au bout d’une demi-heure, j’ai compris pourquoi il ne me disait rien. J’ai découvert que j’avais appris de lui tout ce en quoi je crois en ce qui concerne l’Église. Et que je ne veux pas d’une autre Église, que je ne veux tout simplement pas, que je ne peux imaginer une autre Église que celle que François nous a enseignée. Je ne veux pas d’autre Église. Je ne veux pas d’une Église qui ne soit pas missionnaire. Je ne veux pas d’une Église qui ne soit pas miséricordieuse. Je ne veux pas d’une Église qui ne soit pas ouverte, qui ne soit pas en dialogue. Je ne veux pas d’autre Église. Il m’a appris à comprendre l’Église. »

Ainsi avant ses 50 ans Grzegorz Ryś ne savait pas ce qu’est l’Eglise. Il a appris de François tout ce en quoi il croit en ce qui concerne l’Église… De fait l’enseignement de François était nouveau concernant la mission antiprosélyte, la miséricorde à l’envers, et le dialogue mettant toutes les religions sur le même plan.

Tel est donc le nouvel archevêque de l’ancienne capitale de la Pologne.

On lit aussi sur LifeSiteNews que lors d’un rassemblement de jeunes pour la nouvelle évangélisation, en 2021, il s’était fait remarquer lors de la grand messe en demandant aux fidèles de confesser leurs péchés à haute voix ou intérieurement, à la place du Kyrie…

Mais il n’a pris aucune mesure à Łódź contre la messe traditionnelle après Traditionis custodes.

Cruauté « pastorale »

L’évêque de Knoxville, dans le Tennessee, Mark Beckman, a interdit toutes les messes traditionnelles le mois dernier.

Mais comme il a reçu de très nombreuses demandes, il accepte de rétablir UNE messe. UNE FOIS PAR MOIS. Dans une chapelle au milieu de nulle part, à 130 km de Knoxville.

L’évêque ose écrire dans sa bafouille :

« Je comprends votre souhait de voir cette célébration se poursuivre dans votre église paroissiale, et je suis profondément conscient de la souffrance et de la perte que vous ressentez. »

Mais il n’est pas question de demander au pape une dérogation au diktat romain :

« À mon sens, la sagesse du pape François dans Traditionis Custodes est inspirée par l’Esprit Saint et c’est pourquoi j’ai choisi de ne pas demander de dispense de l’interdiction de célébrer le missel de 1962 dans les églises et chapelles paroissiales. »

A lire avant de communier…

Le curé de la paroisse Saint-Louis de la Roche-sur-Yon a placardé dans son église cette « information au sujet de la communion eucharistique », pour tenter de faire comprendre ce qu’est la communion, suite à des « incidents » et à des « malentendus ».

Ce brave curé ne se rend pas compte que son interminable bafouille est l’illustration même de ce qu’il cherche à combattre.

La « réforme » liturgique avait pour but d’amoindrir le sens du saint sacrifice et par le fait même d’estomper la présence réelle. Comme si les textes ne suffisaient pas, on a mis en place diverses inventions qui aggravaient la chose. La communion est ainsi devenue tellement complexe qu’il faut des explications spécifiques pour toutes les possibilités… Notamment, ce qui occupe beaucoup de place dans la bafouille, pour ce qui concerne ceux qui vont communier pour ne pas communier et ce que doivent faire les laïcs qui usurpent la fonction du prêtre en donnant la communion mais ne donnent pas la communion à ceux qui viennent communier pour ne pas communier. Et ces choses-là sont tellement compliquées qu’il faut ajouter deux notes à l’interminable bafouille.

Je suis prêt à parier qu’il n’y a pas dix fidèles à avoir lu ce pensum entièrement. Et sans doute moins encore. Pour deux raisons. La première est que ceux qui croient encore par habitude ou par héroïsme à la présence réelle n’en ont pas besoin. Et que les autres (la grande majorité) n’en ont rien à faire.

J’imagine seulement l’ahurissement d’un orthodoxe voyant cela…

Le naufrage de l’« Enseignement catholique »

C’est tellement surréaliste que j’ai cru à un gag. D’autant qu’il s’agit d’un texte du 7 novembre dont personne n’a parlé. Mais ce communiqué découvert par Maximilien Bernard est bien réel. Le « Secrétariat général de l’Enseignement catholique » dénonce ceux qui ont osé critiquer la présence de petites filles voilées dans les tribunes de l’Assemblée nationale et défend l’extrémisme islamiste (car pour l’islam même rigoriste les filles prépubères n’ont pas à être voilées) au nom de la loi anticatholique de 1905 ! On suppose que dans cette école catholique les cours commencent par une heure d’apprentissage du Coran. Au nom du respect de l’autre…

Une polémique s’est installée quant à la présence avant hier de jeunes filles voilées dans les tribunes de l’Assemblée nationale. Certaines personnes concernées sont scolarisées au lycée catholique de la Providence à Blois (Loir-et-Cher).

Leur visite relevait d’initiatives personnelles, et non d’une activité éducative organisée par l’établissement dont elles étaient absentes ce jour-là.

Pour autant, il est pour le moins choquant que des jeunes femmes soient ainsi livrées à l’opprobre publique, à une vindicte qui relève d’intérêts politiciens, tout à fait étrangers aux principes fondateurs de la laïcité française, soucieuse des libertés publiques et de la fraternité. De surcroît quand il s’agit de se former à la citoyenneté.

L’Enseignement catholique exprime ses vives préoccupations du peu de considération que certains acteurs publics manifestent à l’égard des libertés garanties aux citoyens par la Constitution dans le cadre du principe de laïcité. En d’autres temps, le Chanoine Kir, figure de la Résistance, pouvait présider une séance de l’Assemblée nationale en soutane et le regretté Claude Goasguen arborait une kippa en soutien à un enseignant agressé à Marseille.

Par ailleurs, le Secrétariat général de l’Enseignement catholique rappelle que ses élèves ne sont pas concernés par la loi de 2004 prohibant le port de signes religieux dans les enceintes scolaires. Ces dispositions sont régies par un règlement intérieur édicté en fonction du contexte local et du projet éducatif de l’établissement.

Cette polémique est une bien regrettable manière de commémorer le 120e anniversaire de la loi de 1905.