

Tout le monde connaît le fameux « Palio » de Sienne, cette course de chevaux qui a lieu sur la célèbre place centrale de la ville médiévale. Mais le « palio », c’est la bannière de soie qui est accordée au quartier vainqueur. Une bannière représentant la Sainte Vierge, pour le Pallio dell’Assunta, le lendemain du 15 août.
Depuis le début de ce siècle la municipalité demande à un artiste de créer le palio. Cette année c’était la Roumaine Teodora Axente. « Voici la Madone dont je rêve ; voici ma vision de la Madone », affirme l’artiste, qui insiste sur le fait que tous les personnages de son palio sont ainsi : « Les personnages ne font pas référence au fait d’être une femme ou un homme ; ils sont androgynes, ce sont donc des personnages universels. » Sic.
Pour dire les choses plus crument, c’est faire de la Sainte Vierge une drag-queen, comme a commenté le blog Missainlatino.
Mais l’immonde image a été bénie par l’archevêque de Sienne en la vénérable cathédrale, devant les fidèles qui ont longuement applaudi…
Le P. Enrico Grassini, directeur du bureau de l’héritage culturel du diocèse, a osé défendre l’indéfendable en avançant que c’est à cause de la « tradition orthodoxe » que l’artiste s’écarte de la vision habituelle de la Vierge :
« L’artiste est issue d’une formation chrétienne enracinée dans la tradition orthodoxe, ce qui l’empêche d’embrasser pleinement les développements occidentaux de la spiritualité mariale au cours des cinq derniers siècles, dont s’inspire pourtant l’iconographie du Palio. »
Répugnant.




