L’université de Georgetown à Washington se vante d’être « la plus ancienne institution catholique et jésuite d’enseignement supérieur aux Etats-Unis ».
Elle vient de nommer président Eduardo Peñalver, actuellement président de l’université de Seattle, également jésuite :
« Le président Peñalver est un leader exceptionnel imprégné de la tradition catholique et jésuite qui apporte une riche expérience dans l’enseignement supérieur, une vision mondiale, un engagement en faveur de la justice sociale et de l’excellence académique, ainsi qu’une vision audacieuse pour l’avenir de Georgetown. Nous sommes impatients de l’accueillir au sein de la communauté de Georgetown. »
Imprégné de la tradition catholique ?
« Je rejette l’enseignement de l’Église sur l’homosexualité », dit-il ouvertement. « Je préférerais une solution plus simple consistant à considérer les relations homosexuelles sérieuses comme moralement valables. »
Et il a critiqué l’annulation de l’arrêt Roe contre Wade par la Cour suprême (la fin du droit fédéral à l’avortement) en ces termes : « Il est clair que cette décision et son raisonnement auront des conséquences considérables pour beaucoup, en particulier les femmes à faibles revenus et les femmes de couleur, les personnes LGBTQ et la société dans son ensemble. »
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D’autre part, le pape a nommé Josef Grünwidl archevêque de Vienne. Ce n’est pas une surprise, puisqu’il était administrateur apostolique de l’archidiocèse depuis le début de l’année. C’est un bergoglien typique, partisan du diaconat féminin, du cardinalat féminin, il a déjà nommé trois femmes à des postes de direction du diocèse, il enseigne que « le comportement envers les autres » est plus important que la prière, et il était membre en 2014 de l’« Initiative Prêtre », donc signataire de son « appel à la désobéissance » dont une revendication aujourd’hui satisfaite était l’accès à la communion pour les « divorcés remariés ». Ces prêtres s’engageaient aussi notamment à permettre aux laïcs de prêcher, et à « faire en sorte que chaque paroisse ait son propre prêtre, homme ou femme, marié ou célibataire, à temps plein ou à temps partiel ». Ce qui supposait évidemment « l’admission des femmes et des personnes mariées au sacerdoce ».
