L’Eglise LGBT

Le pape a nommé Christian Würtz évêque d’Eichstätt, au centre de la Bavière.

Christian Würtz, 55 ans, fait partie des 38 évêques allemands qui ont voté en 2023 en faveur de la bénédiction des couples de même sexe et des couples divorcés « remariés ». Six mois plus tôt il avait déjà signé le document du chemin synodal définissant les actes de sodomie comme non peccamineux. (Il était alors évêque auxiliaire de Fribourg-en-Brisgau.)

Une coprésidente de la messe

Erio Castellucci, archevêque-abbé de Modène-Nonantola et évêque de Carpi, a une idée lumineuse : puisque pour le moment les femmes ne peuvent pas devenir prêtres, ni même diacres, on pourrait les faire coprésider la messe.

Une femme présiderait la « liturgie de la parole », et le prêtre présiderait la « liturgie eucharistique ».

En toute modestie, il appelle cela « la prophétie de la coprésidence ».

Après tout, c’est dans la ligne actuelle des papes qui nomment des préfètes et des propréfets de dicastères.

L’Eglise LGBT

New Way Ministry publie un article sur la « messe d’action de grâce » qui a été célébrée le 13 juin en l’église des Saint-Apôtres de Londres pour les « noces d’or » de deux figures LGBT britanniques : Julian Filochowski et Martin Pendergast, avec deux évêques et un cardinal.

Extraits :

Le célébrant principal de la messe était le père Jim O’Keefe, un ami de longue date. Les concélébrants étaient Mgr John Crowley, évêque émérite du diocèse de Middlesbrough, Mgr John Rawsthorne, évêque émérite du diocèse de Hallam, et le chanoine Chris Vipers, prêtre de la paroisse Holy Apostles. Le cardinal Timothy Radcliffe, figure centrale des récents synodes de Rome et défenseur de longue date de la pastorale LGBTQ+, a prononcé l’homélie.

Sœur Jeannine Gramick, SL, cofondatrice de New Ways Ministry, et Francis DeBernardo, directeur exécutif, ont assisté à cette joyeuse célébration liturgique. Sœur Jeannine a participé à une proclamation dialoguée de l’Évangile, l’histoire d’Emmaüs (Luc 24, 13-35), aux côtés du théologien gay James Alison, ainsi que de ses amies Pat Jones et Anne Smith.

À l’issue de la messe, le couple a reçu la bénédiction de tous les membres du clergé présents à l’autel. Le texte de la bénédiction, adapté d’une bénédiction récemment autorisée par les évêques belges, disait : « En rendant grâce à l’Église qui offre sa bénédiction à ceux qui la recherchent en esprit et en vérité, nous te demandons, ô Dieu d’amour, que ta grâce descende sur Julian et Martin alors qu’ils célèbrent le 50e anniversaire de leur relation. Que leur amour continue d’être généreux, toujours attentif aux besoins des autres, et qu’il approfondisse tout ce qui les unit. Que ta paix soit la leur et que ta lumière joyeuse resplendisse à travers leurs vies, et que la bénédiction de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, descende sur eux et demeure avec eux, maintenant et pour toujours, amen. »

A Ecône

Ce matin à Ecône, au lieu du mandat pontifical autorisant l’ordination de nouveaux évêques, a été lu ceci :

« C’est l’Église catholique et romaine, toujours fidèle aux traditions reçues des apôtres, qui, dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, nous demande de veiller à la sauvegarde de ces traditions — c’est-à-dire du dépôt de la foi — et d’adopter les moyens nécessaires pour les transmettre fidèlement à tous les hommes en vue du salut de leurs âmes. Depuis le Concile Vatican II jusqu’à nos jours, les autorités de l’Église ont été animées par un esprit contraire à la foi et ont agi à l’encontre de la sainte Tradition. Elles ne tolèrent plus la saine doctrine. »

La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X est fanatiquement anti-orthodoxe. Mais à lire le texte ci-dessus, on ne voit pas où est la différence.

Ou plutôt, elle est seulement dans la date.

Pour le patriarcat de Constantinople, c’est depuis 1054 que les autorités de l’Église romaine ont été animées par un esprit contraire à la foi et ont agi à l’encontre de la sainte Tradition.

Pour le patriarcat de Moscou, c’est (au moins) depuis 1439 que les autorités de l’Église romaine ont été animées par un esprit contraire à la foi et ont agi à l’encontre de la sainte Tradition.

Dans les faits, c’est après le concile de Trente (1563) que la rupture a été pleinement effective.

Pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, c’est depuis 1965.

La seule différence est que la FSSPX se revendique de l’Eglise tridentine de 1563 à 1965, qu’elle appelle la Tradition, alors que les orthodoxes se revendiquent de l’Eglise d’avant 1563, qu’ils appellent, à plus juste titre me semble-t-il, la Tradition.

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(Pour les références historiques voir ma Petite histoire du grand schisme.)

De préfète en préfète…

Le pape a nommé Sœur Alessandra Smerilli préfète du dicastère pour le développement humain intégral.

Pleinement dans la ligne jésuitique de François, il a aussi nommé propréfet dudit dicastère Son Eminence Révérendissime le Cardinal Fabio Baggio.

Ainsi en théorie la bonne sœur du wokisme féministe vaticanesque a autorité sur les prêtres et les évêques, mais en fait c’est Son Eminence Révérendissime qui s’y collera discrètement.

François avait nommé sœur Simona Brambilla préfète du dicastère pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, avec un « propréfet » (son pote le cardinal Ángel Fernández Artime).

Léon a déjà nommé une journaliste préfète du dicastère pour la communication, sans propréfet (puisque sa mission est ad extra, sans doute).

Quand tous les dicastères seront théoriquement dirigés par des femmes, il ne restera plus qu’à élire une papesse. Avec un propape.