Sainte Russie

La nuit dernière a eu lieu à Iekaterinbourg la toujours impressionnante solennelle divine liturgie nocturne des « porteurs de la Passion » (l’empereur Nicolas II, l’impératrice Alexandra, le tsarévitch Alexis, les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia, et Eugène le médecin), devant la cathédrale « Sur le sang ».

La cérémonie avait commencé dans l’après-midi par la « petite procession » le long du « Chemin de la douleur » reliant les lieux du martyre (deux heures), suivie des vêpres, de l’acathiste aux martyrs royaux, puis de la veillée et de la divine liturgie, avant la grande procession (21 km), à partir de 2h30, jusqu’au monastère édifié à l’endroit où « les reliques sacrées ont été détruites ».

Le XXVe Festival international de culture orthodoxe « Les Journées impériales » se tiennent à Iekaterinbourg du 11 au 21 juillet.

Une homélie du patriarche Cyrille

Parfois il est bon de remettre les pendules à l’heure, face à ceux qui dénoncent un prétendu retour à la Russie soviétique. Voici donc l’homélie prononcée dimanche dernier par le patriarche Cyrille, en la fête des saints Pierre et Paul, en la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg. (à partir de 1h57).

Votre Éminence, Monseigneur le métropolite, Chers évêques, pères, frères et sœurs !

Je vous salue tous chaleureusement à l’occasion de cette grande fête pour la ville de Saint-Pétersbourg et, bien sûr, pour toute l’Église universelle ! Cette journée a toujours été célébrée particulièrement dans la capitale du nord de la Russie, car cette ville a reçu son nom en l’honneur du grand Apôtre Pierre et un culte spécial lui était adressé ici. Ce n’est pas un hasard si le premier empereur portait aussi le nom de Pierre. Bien sûr, à bien des égards, c’est le nom de l’empereur qui a conduit au fait que la capitale a été dédiée à la mémoire de l’apôtre Pierre.

Toutes ces circonstances liées à la naissance et au renforcement global de la vie ecclésiale ici, sur les rives du Neva, avec la création de la capitale du nord, constituent une page très importante dans notre histoire nationale et ecclésiastique, l’histoire de l’Église orthodoxe russe. Avec la permission de Dieu, c’est précisément en ce lieu que toutes les forces spirituelles du pays étaient concentrées. Bien que, peut-être, cela ne s’appliquait pas entièrement à la classe dirigeante et à l’intelligentsia de l’époque, le peuple était profondément croyant, dévoué à l’Église de Dieu. Les grands saints du XXe siècle y ont également prospéré – mère Xénie de Saint-Pétersbourg et le père Jean de Kronstadt. Ce n’est pas un hasard si cela a été le cas sur les rives de la Neva, et à l’époque même qui a précédé les épreuves les plus difficiles pour le pays et pour notre Église. Lorsque le pouvoir impie ici, à Saint-Pétersbourg, a pris le pouvoir sur tout le pays et a proclamé pour mission d’éradiquer la foi orthodoxe, beaucoup ont suivi alors la voie que les autorités leur avaient tracée – certains craignaient ce pouvoir, d’autres l’admiraient même. Et cette voie fut terrible. Ce n’était pas seulement une voie visant à la prospérité matérielle et culturelle du pays, mais elle avait pour but d’inculquer l’athéisme dans le cœur du peuple russe, ce qui contredisait toute notre histoire, les traditions de nos ancêtres, des pères, ascètes, soldats, scientifiques, et, dans une large mesure, même notre intelligentsia. Tout a été fait à l’encontre du chemin historique de notre peuple. Et toute cette souillure s’est concentrée ici, dans cette ville. C’est là qu’eut lieu un terrible bouleversement, appelé révolution ; ici commença à couler le sang innocent. C’est là que les dirigeants insensés ont posé pour tâche de bâtir une société de prospérité généralisée. Mais, comme nous le savons, rien n’en est sorti.

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Typique

Ceci est le nouveau Conseil provincial des Sœurs de Saint Joseph de Chambéry, qui prendra ses fonctions à partir du 16 juillet.

On a pris soin qu’il n’y ait rien qui fasse allusion à la religion.

Le journal du pape abolit le péché originel

Il y a longtemps que des « théologiens » nient le péché originel. Mais c’est la première fois semble-t-il qu’un théologien le fait dans l’Osservatore Romano. (Dans l’édition du 4 juillet dernier.)

Naturellement, puisqu’il faut être de son temps, il s’agit d’une théologienne, Marinella Perroni, qui a été pendant dix ans présidente de la Coordination des théologiennes italiennes (donc réservée aux femmes), spécialiste des « études de genre », versions féministes, dans ce qu’on appelait autrefois la Sainte Ecriture.

Elle affirme tranquillement : « Dans l’ancien mythe biblique communément appelé la Chute, il n’y a ni diable, ni puissance divine à laquelle les êtres humains soient soumis. » Le récit ne parle que de la « contradiction » selon laquelle « être de Dieu, être choisi par Dieu, ne signifie pas être comme Dieu. Et c’est là que réside la tension inépuisable entre l’humanité et le divin – il n’y a pas de péché. »

Et il ne peut pas y avoir de péché puisque le récit biblique est le premier discours théologique féministe, sur le désir d’être comme Dieu :

« Il est tout à fait beau de voir que, dans l’Éden, la femme endosse le rôle de celle qui a le courage de s’engager dans ce désir, d’en revendiquer le droit et d’en discuter les limites, afin de contribuer à définir cette frontière infranchissable qui sépare les humains de Dieu, sans aucune possibilité de négociation. »

Le problème est que s’il n’y a pas de péché il n’y a pas non plus d’incarnation rédemptrice. Bref il n’y a plus de christianisme.

L’Eglise amazonienne

C’était entre le 29 juin et le 1er juillet à Intipungo, dans le Vicariat Apostolique de Puyo : « La Première Assemblée ecclésiale de l’Amazonie équatorienne a réuni pour la première fois les six vicariats apostoliques de la région, marquant ainsi une étape significative dans leur cheminement commun. »

« L’Assemblée s’est présentée comme un temps d’échange et de discernement communautaire, suivant la méthode de la « conversation dans l’Esprit » et favorisant le discernement communautaire dans un esprit synodal. »

Important, en effet.

(Il y en a comme ça toute une tartine de même acabit sur Fides.)