Sherlock À-la-messe

Il y a des tradis qui scrutent le moindre geste, la moindre attitude, le moindre mot de Léon XIV qui pourrait montrer qu’il va être plus bienveillant que son prédécesseur.

Malgré la longue liste qu’ils ont déjà faite en ce sens, on ne trouve strictement rien qui puisse le corroborer. Ni corroborer le contraire.

Mais il faut arrêter de fantasmer. Certains sont allés jusqu’à titrer sur le fait que Léon XIV a célébré hier une messe ad orientem.

Mais cela n’a absolument aucune signification. Cette messe a été célébrée dans la petite chapelle des carabiniers de Castel Gondolfo. Où il est tout simplement impossible de faire autrement.

Faut-il rappeler que François a célébré plusieurs fois la messe ad orientem ? Au moins trois fois : sur le tombeau de Jean-Paul II, à Lorette, et à la chapelle Sixtine. Or le persécuteur de la liturgie traditionnelle y était tout spécialement opposé : on se souvient comment il avait méchamment contredit le cardinal Sarah, préfet du dicastère du culte divin, quand celui-ci avait suggéré qu’on retrouve l’orientation traditionnelle…

Alors attendons, calmement.

Bayrou et le lundi de Pâques

Parmi les projets d’économies de Bayrou, la suppression du lundi de Pâques férié :

« Je propose donc que deux jours fériés soient supprimés pour tout le pays. Je cite comme exemple, mais je suis prêt à accepter d’autres idées, le lundi de Pâques, qui n’a aucune signification religieuse, et le 8 mai, dans un mois de mai devenu un véritable gruyère. »

Le lundi de Pâques, qui n’a aucune signification religieuse… C’est un Premier ministre catholique pratiquant qui dit cela…

Il est vrai que Rome dans sa néo-« liturgie » a supprimé le lundi de Pentecôte, qui n’a donc plus « aucune signification religieuse », selon les impies de notre temps, mais Rome n’a pas encore supprimé le lundi de Pâques, qui est le deuxième jour dans l’Octave de Pâques, avec un formulaire liturgique propre.

La fête de la famille russe

Le saint prince Pierre et la sainte princesse Febronia ont toujours été en Russie les saints patrons du mariage et de la famille, et leur fête, le 8 juillet, largement célébrée avant la révolution bolchevique. Elle est revenue après la chute de l’URSS, et en 2008, à l’instigation de la femme de Medvedev qui était alors président, c’est devenu officiellement le Jour de la famille, de l’amour et de la fidélité, un jour férié. Des défilés officiels, des processions, des kermesses sont organisées un peu partout par les nombreuses organisations de promotion de cette fête.

Cette année la participation a fait un bond : plus de 400.000 personnes selon les premières estimations, soit près du double de l’an dernier. Andrei Kormukhin, président du mouvement Famille, coordinateur des comités d’organisation, déclare :

« Le Défilé familial panrusse a eu lieu dans plus de 150 villes, avec plus de 400.000 participants, de Moscou à Saint-Pétersbourg, de Vladivostok à Kaliningrad, de Sotchi à Mourmansk, dans l’Oural, en Sibérie et dans la grande majorité des régions russes. Dans les régions frontalières, le défilé s’est déroulé dans des écoles, des jardins d’enfants, des centres culturels. Le succès de la Parade familiale a prouvé une vérité importante : pour notre société traditionnelle, la famille est une valeur bien plus importante que celles qui nous ont été imposées pendant de nombreuses années lorsque nous avons emprunté des idées à l’Occident. La Russie renaît, nos familles renaissent. Nous devons tous nous rappeler que chacun d’entre nous est le fruit de l’amour de deux cœurs et que nous n’existerions pas si nos pères et nos mères ne s’étaient pas rencontrés un jour. Aujourd’hui, alors que la Russie entre dans une nouvelle ère, il est temps d’abandonner les valeurs de l’individualisme et de l’épanouissement personnel et de revenir aux valeurs familiales traditionnelles telles que la maternité, l’enfance, les familles nombreuses et les foyers solides. Comme l’a déclaré notre président Vladimir Poutine le 3 juillet, il est temps de remettre la famille au goût du jour. »

Le nouvel évêque LGBT de Baker, Oregon

Le pape a nommé le P. Thomas Hennen évêque de Baker, dans l’Oregon.

Vicaire général du diocèse de Davenport, recteur de la cathédrale et directeur puis vice-directeur du service des vocations, il considérait que « les actes homosexuels sont intrinsèquement désordonnés », comme dit le catéchisme, et il avait contribué à installer dans le diocèse une branche de Courage International, organisation qui aide les personnes attirées par le même sexe à lutter pour la chasteté. Mais ensuite il a fait partie de la commission diocésaine qui a rédigé des « Lignes directrices pour l’accompagnement pastoral des minorités sexuelles et de genre », qui ne font pas d’abord mention de la doctrine catholique sur le sujet. Les « principes » édictés étaient les suivants, selon la phraséologie désormais bien rodée :

  • respect fondamental pour la dignité de chaque personne humaine, corps et âme, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu ;
  • reconnaissance fondamentale des personnes qui vivent des différences d’orientation sexuelle ou de discordance de genre ;
  • engagement à aimer les personnes avant tout et à les écouter pour mieux les comprendre ;
  • engagement à impliquer les autres dans le processus de discernement, en particulier les personnes et les familles concernées, ainsi que d’autres professionnels et collaborateurs ;
  • approche au cas par cas avec une volonté fondamentale de prendre des mesures raisonnables et appropriées lorsque cela est possible.

On reconnaît l’approche bergoglienne qui permet de noyer le poisson et à force de tout rendre « liquide », comme on dit aujourd’hui, à suggérer que finalement, « au cas par cas », on peut reconnaître les liaisons entre personnes de même sexe…

C’est in fine que le texte mentionne, après avoir souligné l’importance d’écouter les recommandations des professionnels de santé qui travaillent avec les personnes LGBT, que « toute approche scientifique peut et doit s’accompagner d’un profond respect pour l’intégrité de notre tradition intellectuelle, morale et sociale catholique ». Mais on oublie de dire explicitement ce qu’elle est. Et l’on peut respecter une tradition tout en prônant le contraire parce que l’époque le veut…

Le P. Hennen a alors souligné que ce texte avait nécessité trois ans de travail ainsi que « la consultation de personnes et de familles LGBTQ+ » (sic).

Et d’ajouter :

« Nous aimons penser que nous adoptons une approche synodale, et nous avons beaucoup appris au cours de ce processus — nos propres attitudes ont changé. »

Mgr Strickland a réagi par un long et remarquable communiqué dont voici une traduction :

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Leur Eglise

Tous les sept ans ont lieu les Grandes Rurales, la fête du MRJC : « mouvement rural de jeunesse chrétienne », très officiel mouvement d’action catholique de l’Eglise de France (héritier de la JAC : Jeunesse agricole catholique). Il y a longtemps maintenant que cette organisation est d’extrême gauche, pour le droit à l’avortement, pro-LGBT, etc. Les Grandes Rurales 2025, qui commencent demain, sont dans la ligne, avec la bénédiction des évêques puisqu’ils laissent faire en sachant parfaitement de quoi il s’agit. Et en donnant des subventions : l’argent des fidèles.

La mode étant aux drag-queens, on aura droit cette fois à un atelier de « maquillage en drag queen »… dimanche matin, alors que va commencer la messe… laquelle est « imaginée participative avec un partage d’Evangile en petits groupes »…

Parmi les ateliers repérés par Riposte catholique (le programme est gigantesque), il y a le « Cercle de parole entre hommes, Atelier en non-mixité de genre, uniquement pour les hommes et les personnes ayant un vécu de masculinité », ou « Parlons genre et sexualité entre pairs – Réservé aux moins de 18 ans »…