Pan sur le bec des corbeaux

Christian Espeso, directeur de l’ensemble scolaire catholique de l’Immaculée Conception à Pau, avait été dénoncé par Libération comme enfreignant gravement la laïcité. Le journal de ragots antichrétiens faisait caisse de résonance aux syndicats qui pointaient des confessions organisées durant le temps scolaire, des cours d’instruction religieuse tenant du catéchisme avec des questions liées à l’existence de Dieu (sic), et une conférence de Reynald Secher sur un soi-disant « génocide vendéen ».

En septembre 2024 Christian Espeso avait été convoqué par le Conseil académique ; Il avait été cuisiné pendant près de dix heures sans interruption… Au vu des preuves accablantes (un lycée catholique qui enseigne la doctrine catholique et qui fait venir un conférencier qui a « une approche révisionniste de l’Histoire »), le rectorat l’avait suspendu pour trois ans.

Mais le tribunal administratif de Pau vient de le blanchir. Il annule la sanction, et condamne l’Etat à lui verser 2.000 €.

Christian Espeso n’avait bénéficié d’aucune soutien de ce qui s’appelle encore par antiphrase « l’Enseignement catholique ».

Leur Eglise

L’article de LifeSiteNews dont je propose une traduction ci-dessous est révélateur de la haine du clergé actuel contre la liturgie traditionnelle et ceux qui osent la défendre et la réclamer. On pourra s’étonner de la violence verbale et « pastorale » – quasi militaire et dictatoriale – manifestée (le jour de la Pentecôte !) par un père abbé bénédictin, qu’on imaginerait plus serein et plus ancré dans la tradition. Ce serait oublier que tout un pan de la destruction de la liturgie traditionnelle a été opéré sous la conduite de moines bénédictins, à commencer par dom Antoine Dumas, le chef fabricant des nouvelles oraisons.

Il s’agit de l’interdiction de la messe traditionnelle dans le diocèse de Charlotte, en Caroline du Nord, par le nouvel évêque Michael Martin, nommé par François via le cardinal Prevost (interdiction assortie de celle de célébrer la nouvelle messe ad orientem…).

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L’abbé Placide Solari, chancelier du Belmont Abbey College et abbé du monastère adjacent, s’est immiscé dans la controverse liturgique qui fait rage dans le diocèse de Charlotte lors de son sermon du dimanche de Pentecôte.

Solari a défendu l’évêque Michael Martin et a qualifié les récentes fuites de documents internes de « travaux de mort, semant la discorde, pervertissant la vérité et totalement dépourvus de charité ». On ne sait pas clairement quelle « vérité » il considérait comme pervertie.

Il a critiqué le caractère anonyme des fuites, appelant les fidèles à « rejeter les œuvres des ténèbres et de l’anonymat ».

« Cela a gravement porté atteinte à la confiance », a-t-il déclaré, affirmant que « la frénésie médiatique qui en a résulté » avait « gravement nui à la paix et à l’unité de cette Église locale ».

Il a accusé les médias catholiques qui ont rendu compte de la réduction drastique de la messe traditionnelle et de la suppression prévue des signes visibles de piété d’être des « comités d’action politique liés à l’Église », semant la division avec « un jargon, des hyperboles et une urgence quasi apocalyptique ».

Louant le processus de consultation de Mgr Martin, Solari l’a opposé à ce qu’il a qualifié de « modèle politique séculier toxique » qui infecte actuellement l’Église : une lutte de pouvoir entre « factions rivales », « hyperindividualisme » et « relativisme ».

Qualifiant les fuites de « manœuvres grossières et maladroites pour obtenir le pouvoir et le contrôle », Solari a insisté sur le fait que Mgr Martin – dont la répression liturgique a visé à supprimer les balustrades d’autel, l’agenouillement pour la communion, les vêtements liturgiques traditionnels et le culte ad orientem – avait été injustement qualifié d’« autoritaire ».

Selon Solari, « les vrais problèmes » auxquels sont confrontés l’Église et le diocèse de Charlotte sont « un manque d’obéissance et de respect envers l’autorité légitime », qui pousse les gens à « se sentir libres de choisir les enseignements qu’ils acceptent et l’autorité qu’ils considèrent comme légitime ».

Dans le même temps, Mgr Martin a invité le père Casey Cole OFM – prêtre et personnalité des réseaux sociaux – à s’installer dans le diocèse avec deux autres frères. Le père Cole, qui « ne prie presque jamais » le rosaire et a clairement indiqué qu’il ne célébrerait jamais la messe tridentine, a été largement critiqué par les catholiques fidèles pour ses opinions sur le divorce, la confession sacramentelle et l’homosexualité.

Solari a décrit l’un des deux documents divulgués comme « une lettre anonyme datant de l’automne dernier, qui prétend donner à Mgr Martin des instructions sur la manière d’exercer sa fonction d’évêque ».

On ne sait pas clairement s’il s’agit d’une référence au premier document divulgué en mai, mais la description de Solari est difficile à concilier avec ce qui semble être des directives destinées aux prêtres pour traiter les catholiques mécontents de la suppression de la messe tridentine dans le diocèse de Charlotte.

Solari dirige lui-même l’abbaye de Belmont depuis 1999 et joue un rôle direct dans la formation. Il décrit le Belmont Abbey College comme un lieu où les étudiants « recherchent la vérité dans tous les aspects de la vie », ancré dans l’esprit bénédictin d’hospitalité, de stabilité et de charité mutuelle.

A Iekaterinbourg

La divine liturgie retransmise ce matin par TVSoyouz l’était de l’église de la Transfiguration de Iekaterinbourg. Elle était célébrée par le métropolite de Tachkent, qui est l’ancien archevêque de Iekaterinbourg. Avec une chorale remarquable, qui chante même le “Bogoroditse Devo” (Réjouis-toi vierge Mère de Dieu) de Rachmaninov pendant la communion du clergé.

Je n’ai pas pu déterminer la raison de cette liturgie solennelle avec plusieurs évêques et des officiels et plusieurs dizaines de fidèles un jour de semaine. En général il s’agit d’un anniversaire ou d’une fête locale, mais je n’ai rien trouvé. (TVSoyouz ne donne jamais aucune indication…)

Je n’ai pas trouvé non plus d’indication sur l’iconostase, manifestement récente, mais vraiment très belle.

Retour sur Tchernivtsi

L’avocat international Robert Amsterdam qui défend gratuitement l’Eglise orthodoxe ukrainienne a compilé des images de l’attaque de la cathédrale du Saint-Esprit de Tchernivsti et les a publiées sur X.

« J’ai actuellement une information à vous communiquer depuis le front en Ukraine. Des chrétiens sont battus, torturés et pris en otage. Vous allez voir les violences commises à l’encontre de croyants chrétiens dont la seule faute est de croire en Jésus-Christ. Un groupe de jeunes gens, des radicaux, des extrémistes cagoulés, cachant leur visage, ont pris d’assaut la cathédrale et ont battu les prêtres et les fidèles de cette église. Nous avons un prêtre qui a trois côtes cassées et une commotion cérébrale à la suite des actions de membres des autorités ukrainiennes. Nous souhaitons attirer l’attention de la communauté internationale sur ces événements afin que le monde sache et comprenne ce qui se passe dans le pays. Cela ne peut pas continuer au XXIe siècle. C’est une honte pour le gouvernement ukrainien. C’est terrible que cela se passe ainsi, et chaque membre du gouvernement, à commencer par M. Zelenski, devrait avoir honte. »

A 1’53 on voit la fuite des voyous, comme des rats, entre deux cordons de policiers, s’engouffrant dans les fourgons de la police qui les protège et les assiste.

Dans un autre message, Robert Amsterdam publie des images de quatre caméras de vidéosurveillance et écrit :

« Voici à quoi ressemble la répression étatique contre le christianisme. À Tchernivtsi, des images montrent des voyous, menés par la police, un prêtre de l’Église orthodoxe d’Ukraine soutenue par le gouvernement et même une personne se faisant passer pour handicapée, s’emparant d’une église orthodoxe ukrainienne et frappant un paroissien. Regardez et jugez par vous-même. »

(Le prétexte était en effet de faire visiter la cathédrale à un handicapé…)

Leur Eglise

Cette horreur blasphématoire LGBT qui est une atroce parodie de l’icône des icônes d’André Roublev orne la couverture du dernier bulletin de la paroisse Saint-Joseph de Seattle, pour la « solennité de la Très Sainte Trinité ».

L’œuvre est de Kelly Latimore, « prêtre » épiscopalienne, spécialisée dans les fausses icônes.

Le logo de la paroisse lui-même est aux couleurs de l’arc-en-ciel LGBT pour honorer le « mois des fiertés », et le « ministère LGBTQ+ de Saint-Joseph » invite tout le monde dimanche prochain à la messe LGBTQ+ suivie d’un pique-nique, et à la parade des fiers invertis de Seattle le dimanche suivant « pour célébrer la joie, la justice et l’appartenance ».