La divine liturgie retransmise ce matin par TVSoyouz l’était de l’église de la Transfiguration de Iekaterinbourg. Elle était célébrée par le métropolite de Tachkent, qui est l’ancien archevêque de Iekaterinbourg. Avec une chorale remarquable, qui chante même le “Bogoroditse Devo” (Réjouis-toi vierge Mère de Dieu) de Rachmaninov pendant la communion du clergé.
Je n’ai pas pu déterminer la raison de cette liturgie solennelle avec plusieurs évêques et des officiels et plusieurs dizaines de fidèles un jour de semaine. En général il s’agit d’un anniversaire ou d’une fête locale, mais je n’ai rien trouvé. (TVSoyouz ne donne jamais aucune indication…)
Je n’ai pas trouvé non plus d’indication sur l’iconostase, manifestement récente, mais vraiment très belle.
« J’ai actuellement une information à vous communiquer depuis le front en Ukraine. Des chrétiens sont battus, torturés et pris en otage. Vous allez voir les violences commises à l’encontre de croyants chrétiens dont la seule faute est de croire en Jésus-Christ. Un groupe de jeunes gens, des radicaux, des extrémistes cagoulés, cachant leur visage, ont pris d’assaut la cathédrale et ont battu les prêtres et les fidèles de cette église. Nous avons un prêtre qui a trois côtes cassées et une commotion cérébrale à la suite des actions de membres des autorités ukrainiennes. Nous souhaitons attirer l’attention de la communauté internationale sur ces événements afin que le monde sache et comprenne ce qui se passe dans le pays. Cela ne peut pas continuer au XXIe siècle. C’est une honte pour le gouvernement ukrainien. C’est terrible que cela se passe ainsi, et chaque membre du gouvernement, à commencer par M. Zelenski, devrait avoir honte. »
A 1’53 on voit la fuite des voyous, comme des rats, entre deux cordons de policiers, s’engouffrant dans les fourgons de la police qui les protège et les assiste.
Dans un autre message, Robert Amsterdam publie des images de quatre caméras de vidéosurveillance et écrit :
« Voici à quoi ressemble la répression étatique contre le christianisme. À Tchernivtsi, des images montrent des voyous, menés par la police, un prêtre de l’Église orthodoxe d’Ukraine soutenue par le gouvernement et même une personne se faisant passer pour handicapée, s’emparant d’une église orthodoxe ukrainienne et frappant un paroissien. Regardez et jugez par vous-même. »
(Le prétexte était en effet de faire visiter la cathédrale à un handicapé…)
This is what a state-run crackdown on Christianity looks like. In Chernivtsi, footage shows thugs—led by police, a government-backed OCU priest and even someone faking a disability—seizing a Ukrainian Orthodox Church and beating a parishioner. Watch and judge for yourself. pic.twitter.com/EWqVteOrCd
Cette horreur blasphématoire LGBT qui est une atroce parodie de l’icône des icônes d’André Roublev orne la couverture du dernier bulletin de la paroisse Saint-Joseph de Seattle, pour la « solennité de la Très Sainte Trinité ».
L’œuvre est de Kelly Latimore, « prêtre » épiscopalienne, spécialisée dans les fausses icônes.
Le logo de la paroisse lui-même est aux couleurs de l’arc-en-ciel LGBT pour honorer le « mois des fiertés », et le « ministère LGBTQ+ de Saint-Joseph » invite tout le monde dimanche prochain à la messe LGBTQ+ suivie d’un pique-nique, et à la parade des fiers invertis de Seattle le dimanche suivant « pour célébrer la joie, la justice et l’appartenance ».
On n’évalue pas un pape à l’aune de ses vêtements et de ses résidences, mais d’après ses actes. Pour l’heure Léon XIV n’a pas pris de décisions importantes. On peut toutefois suivre ses nominations. La première a été celle du nouveau président de l’Académie pontificale pour la vie, et celui-ci est pire que le précédent, puisqu’il est favorable à l’euthanasie. Mais comme c’était le vice-président on peut supposer que c’est une nomination quasi automatique suivant le départ du calamiteux président de 80 ans, en attendant mieux…
Il n’en va pas de même de la nomination de Mgr Shane Mackinlay comme archevêque de Brisbane, la troisième ville d’Australie et dont la province couvre un large quart nord-est du pays.
Car Mgr Mackinlay est ouvertement favorable à l’ordination diaconale pour les femmes. Il était l’un des 13 membres de la commission chargée de rédiger le projet de document final du synode de 2013. Et il déclarait alors à propos de l’ordination des femmes au diaconat :
« Je suis heureux que ce sujet soit abordé. Je suis heureux qu’il fasse l’objet d’un débat. Et si le résultat devait être que l’ordination au diaconat soit ouverte aux femmes, je m’en réjouirais vivement. »
Or, comme le souligne opportunément Mgr Strickland, « la volonté de redéfinir le diaconat pour y inclure les femmes n’est pas une question de discipline mineure ou d’adaptation pastorale : c’est une rupture avec la tradition ininterrompue de l’Église, et un pas vers la remise en cause de la nature même du sacerdoce sacramentel ».
(Léon XIV a également nommé une sous-préfète au dicastère des religieux, ce qui fait deux femmes à la tête de ce dicastère qui a autorité sur des prêtres et même des évêques.)
Vidéo mise en ligne aujourd’hui par l’agence de presse d’Etat biélorusse.
« Cette année marque le 505e anniversaire du monastère de Jirovitchi et le 555e anniversaire de la découverte de l’icône de la mère de Dieu à Jirovitchi. Le président a félicité les Biélorusses à l’occasion de ces dates importantes. Il a noté que “des millions de personnes trouvent de l’espoir en touchant la relique et sont enrichies spirituellement en visitant le monastère”. »
Loukachenko sur le séminaire de Jirovitchi (ajoutant au texte qu’il est en train de lire) : « Les futurs ecclésiastiques ne sont pas seulement un pilier de l’Eglise orthodoxe, mais aussi un roc important dans la fondation de l’Etat biélorusse. »
6’48 : Loukachenko en 2007, inaugurant le nouveau reliquaire de sainte Euphrosyne de Polotsk, pour lequel l’Etat a fourni 120 kg d’argent : « Eurphrosyne de Polotsk est un véritable phare de spiritualité. Elle a consacré sa vie au service de Dieu et de sa patrie… Toute ses activités étaient étroitement liées à Polotsk, le berceau de la nation biélorusse, son cœur. Ici, sur le sol de Polotsk, nous prenons particulièrement conscience de l’importance de préserver l’héritage de nos ancêtres et de perpétuer leurs bonnes traditions. »
11’14 : les fresques de Polotsk (XIIe siècle) dans l’église de la Transfiguration construite selon les directives de sainte Euphrosyne. Un énorme travail de restauration, qui a été l’occasion de nombreuses découvertes, notamment un rare synthronon derrière l’autel.
(Regarder la vidéo sur YouTube et cliquer sur le petit rectangle qui a comme des traits de morse, en bas à droite, pour avoir les sous-titres en français.)