Lavrov et l’Ukraine

Les gazettes qui font état du refus de Serguei Lavrov de mener des négociations avec l’Ukraine au Vatican ne citent que le début de son propos, parce qu’elles refusent de connaître la situation ukrainienne, notamment en matière religieuse.

Serguei Lavrov s’exprimait dans le cadre d’une conférence intitulée « Les terres historiques du sud de la Russie : identité nationale et autodétermination des peuples ».

Au sujet de la proposition du Vatican (appuyée par Donald Trump), il a dit qu’il était contre « le gaspillage d’efforts pour élaborer des options qui ne sont pas tout à fait réalistes ». Parce que le Vatican n’est pas le lieu pour évoquer les causes profondes du conflit, ce qui doit être au cœur du règlement de paix, comme le répètent sans cesse les dirigeants russes :

« Imaginer le Vatican comme lieu de négociations : je dirais que c’est un peu inélégant, que des pays orthodoxes aillent discuter de questions liées à l’élimination des causes profondes sur un sol catholique. »

Car, a-t-il souligné, l’une de ces causes profondes est la persécution permanente de l’Eglise orthodoxe ukrainienne et la volonté acharnée du régime de Kiev d’éradiquer cette Eglise.

Or le Vatican est lié à l’Eglise grecque-catholique ukrainienne, qui soutient l’Eglise du pouvoir contre l’Eglise orthodoxe dont elle approuve ouvertement l’interdiction.

Il résulte du propos de Lavrov (c’était déjà le cas dans son discours du 20 mai) que les Russes n’admettront pas et ne permettront pas la suppression de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, et il le dit au moment même où commence concrètement le processus.

On ferme

Mgr Robert McClory, évêque de Gary dans l’Indiana, annonce la fermeture de l’église Saint-Joseph de Hammond, par manque de fidèles.

Cette église avait été affectée à la liturgie traditionnelle par le prédécesseur de Robert McClory, et l’Institut du Christ Roi y assurait un fécond apostolat. En 2019, des paroissiens avaient fait signer une pétition demandant l’expulsion des tradis. L’évêque a pris prétexte du diktat de François interdisant la messe traditionnelle dans les églises paroissiales pour la reléguer dans une autre ville, dans une chapelle où elle n’est célébrée que le dimanche.

Mais les paroissiens vindicatifs ont bizarrement disparu… Et la paroisse aussi.

On dirait une parabole.

La préfète et la sous-préfète

Le pape a nommé sœur Tiziana Merletti secrétaire du dicastère pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique.

François avait nommé début janvier sœur Simona Brambilla préfète du dit dicastère.

Des milliers de prêtres, revêtus du sacerdoce du Christ, et même des évêques, sont désormais sous la coupe non plus d’une femme, mais de deux femmes…

En fait, François a inventé un « pro-préfet », son pote le cardinal Ángel Fernández Artime.

Il pourra non seulement représenter l’autorité face aux prêtres, mais aussi régler le crépage de chignons entre Tiziana et Simona…

Il paraît que la sous-préfète est franciscaine…

Valence islamo-chrétienne

Le diocèse de Valence fait la publicité de la « 26e rencontre islamo-chrétienne » au monastère d’Aiguebelle :

Un rassemblement qui permet, chaque année, de discuter sur des thématiques religieuses communes. Cette nouvelle édition sera rythmée par le thème de l’Espérance. Monseigneur Durand participera et interviendra durant la journée.

C’est le même Mgr Durand qui persécute, en ce moment même, les fidèles de la messe traditionnelle. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est parfaitement cohérent.

Aiguebelle est la maison-mère du monastère de Tibhirine, où le « dialogue » islamo-chrétien était poussé au point que les prières communes étaient habituelles et qu’une pièce au centre du monastère avait été transformée en mosquée. Le célèbre prieur Christian de Chergé, qui ne citait jamais les pères de l’Eglise ni aucun texte avant Vatican II, se vantait de faire sa lectio divina aussi bien dans le Coran que dans la Bible, et il enseignait que les chrétiens doivent recevoir le Christ de l’islam et recevoir l’islam du Christ : « Pour entrer en vérité dans le dialogue, il nous faudra accepter, au nom du Christ, que l’islam ait quelque chose à nous dire de la part du Christ. »

Il va de soi que l’évêque Durand d’Aiguebelle et Tibhirine ne peut pas « dialoguer » avec ceux dont la liturgie exclut que l’islam ait quelque chose à nous dire de la part du Christ.