Inflation épiscopale

Le très bergoglien cardinal Cupich, archevêque de Chicago, a ordonné pas moins de cinq nouveaux « évêques auxiliaires », le 26 février, pour son diocèse. Puisqu’il y en a deux qui ont été mis à la retraite. Ce qui fait en tout 12 « évêques auxiliaires » (dont cinq « émérites »).

Dans ce même archidiocèse il y aura deux ordinations sacerdotales cette année, dont une des chanoines réguliers de saint Jean de Kenty pour cette communauté et non pour le diocèse.

Un ratio typique des fausses Eglises où tout le monde est évêque.

Leur Eglise

Ici et là on s’émeut qu’une « prétressse » de l’« Eglise épiscopalienne anglicane du Brésil » ait « concélébré » avec une palanquée de prêtres et d’évêques « catholiques » lors de l’installation d’un archevêque à Chapeco au Brésil.

Il y avait aussi un « pasteur » de la soi-disant « Eglise du Renouveau dans le Christ » qui paraît spécifique à Chapeco, mais on n’en parle pas.

Si le problème est que c’était une femme, alors il y a bien d’autres exemples. Nombre de femmes dirigent des paroisses et « concélèbrent », par exemple en Suisse. Que ces femmes se disent « catholiques » ne change rien à l’absurdité blasphématoire de la « concélébration ».

Si le problème est qu’elle est « anglicane », on se souviendra que Mgr Nourrichard, alors évêque d’Evreux, était chanoine de la « cathédrale anglicane » de Salisbury (de même que le célèbre dominicain LGBT Timothy Radcliffe très proche de François), qu’il y « concélébrait » à l’occasion, y compris pour des « ordinations » de femmes, et qu’il avait jumelé les paroisses de son diocèse avec des paroisses du diocèse anglican de Salisbury, avec ce qui en découle.

Donc ce n’est pas nouveau. Simplement ça s’étend aussi en Amérique latine. Forcément.

La persécution estonienne

Le projet de loi estonien visant à interdire l’Eglise orthodoxe estonienne même après qu’elle a changé de nom et supprimé la référence à Moscou frappe aussi le monastère de la Dormition de Pühtitsa, auquel on donne le choix de passer sous l’autorité de Constantinople (ce que vient de refuser officiellement et fermement l’Eglise orthodoxe estonienne), ou de disparaître. Or les moniales dépendent directement du patriarche de Moscou, et elles ont donné à l’Etat leurs locaux et leurs terrains lors de l’indépendance du pays.

Extrait de leur lettre ouverte aux parlementaires :

Vous comprenez parfaitement que par vos actions, vous fermez de facto le monastère. Voulez-vous vraiment entrer dans l’histoire comme les parlementaires ayant mis fin par la force à l’existence d’un monastère orthodoxe féminin d’Estonie connu depuis plus d’un siècle ?

La position de l’État ne peut que surprendre, faisant porter la responsabilité de la situation actuelle aux résidentes du monastère, nous rendant responsables des décisions prises par les politiques. Nous avons quitté le monde, nous sommes loin des problèmes politiques, vivons en dehors de la politique en servant Dieu par la prière et le travail — et on nous entraîne littéralement dans la politique et on nous accuse de ne pas vouloir dialoguer.

Nous voulons rappeler l’histoire du très éprouvé Job de l’Ancien Testament, qui vivait justement devant Dieu, et le Seigneur l’aimait, mais l’ennemi du genre humain, par envie, se mit à dire que Job n’était juste que parce que Dieu l’aimait et lui donnait tout. S’il perdait tout, il blasphémerait contre Dieu. À cela, le Seigneur donna pouvoir au diable de faire ce qu’il voulait avec Job, à une condition : ne pas toucher à son âme. L’âme n’appartient qu’à Dieu. Réfléchissez à cela…

Les initiateurs du projet de loi nous forcent à commettre un crime canonique, en prétendant qu’ils s’efforcent de protéger le monastère des problèmes. Nous répondrons par les mots du sage ancien Socrate : « Platon est mon ami, mais la VÉRITÉ m’est plus chère ».

Nous ne parlons plus le même langage

Un article de l’agence TASS

L’autorisation donnée en janvier par la Conférence épiscopale italienne à des homosexuels déclarés de devenir prêtres est un parti pris en faveur d’un programme libéral très éloigné de l’enseignement évangélique, dit le métropolite Antoine de Volokolamsk, chef du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou.

« Je ne le cacherai pas : ce que nous observons aujourd’hui dans l’Église catholique dans le contexte des valeurs familiales traditionnelles ne peut que susciter la perplexité et l’inquiétude. »

« Récemment, le Vatican a publié le document Fiducia supplicans, qui introduit une nouvelle pratique pour les catholiques, à savoir la bénédiction des couples de même sexe. La Commission théologique synodale de l’Église orthodoxe russe a analysé le document et publié son rapport, qui contient de nombreux commentaires. Les déviations par rapport à l’éthique familiale chrétienne traditionnelle sont déjà devenues une triste réalité dans de nombreuses confessions protestantes », a souligné le métropolite Antoine.

Selon lui, le thème de l’éthique familiale et des valeurs morales traditionnelles est « l’un des rares sujets sur lesquels l’Église catholique romaine et moi-même pouvons parler, comme on dit, avec le même langage ».

« Depuis de nombreuses années, nous construisons des relations avec l’Église catholique romaine précisément sur la base de sujets qui nous sont communs et de questions sur lesquelles nos positions coïncident. Le danger est que le thème de l’éthique familiale chrétienne traditionnelle ne soit plus à l’ordre du jour. Et si cela se produit, je ne vois pas vraiment de quoi nous pourrions parler avec les catholiques. »

Karoline Claire Leavitt

La nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Claire Leavitt, 27 ans, a tenu hier sa première conférence de presse. Elle a impressionné la nuée de journalistes par son aisance et sa répartie. Le New York Times (anti-Trump) a même titré : « La porte-parole de la Maison Blanche a fait des débuts d’une solidité à toute épreuve » (steely and unflinchly : d’acier et sans faille). On a pu remarquer qu’elle arborait une croix qui brillait à la lumière : Karoline Leavitt est catholique et ne s’en cache pas.

Extraits d’une interview :

« Le lycée catholique était un endroit incroyable. Il m’a appris la discipline, il m’a rapprochée de ma propre relation avec Dieu, et il m’a également enseigné l’importance du service public et de la participation à la vie de la communauté. »

« Le fait d’avoir reçu une éducation catholique a vraiment formé ce que je suis. Plus tard, j’ai poursuivi cette éducation catholique à l’université. Je suis très fière d’être le premier membre de ma famille à obtenir un diplôme de premier cycle, grâce au travail acharné de mes parents et de ma famille. J’ai fréquenté le Collège Sant-Anselme à Amherst, dans le New Hampshire, et ces valeurs de travail acharné et de détermination m’ont été inculquées dès mon plus jeune âge. Nous allions au travail tous les jours, nous travaillions dur, et rien dans cette vie n’est donné, tout doit être gagné. C’est ce qu’on m’a enseigné très jeune, et ces valeurs m’ont été inculquées et ancrées dans mon éducation catholique, dont je suis très reconnaissante. »

« Ma foi en Dieu me porte. Chaque jour quand je me réveille je fais mes prières et je demande à Dieu de me donner la force dont j’ai besoin pour tenir jusqu’au lendemain. »

« Je suis fièrement pro-vie. Je crois sincèrement qu’il s’agit d’une des questions essentielles auxquelles notre pays et notre monde sont confrontés. La question de la vie est de la plus haute importance. C’est très clair dans notre Constitution. Sans le droit à la vie, rien d’autre ne compte. Nous devons instiller une culture qui apporte, encourage et prend soin de la vie à nouveau, parce que malheureusement la gauche a vraiment dominé le message sur cette question. Il ne s’agit pas de “droits reproductifs des femmes”. Il ne s’agit pas de la “santé des femmes”. Il s’agit de la vie et de sa protection, un point c’est tout. Il s’agit d’une question pour laquelle nous avons la capacité de changer les cœurs et les esprits. Nous devons simplement nous faire entendre davantage à ce sujet. Et gagner la guerre du message parce que, malheureusement, nous l’avons perdue, en particulier avec ma génération de jeunes femmes et de jeunes filles. »