Le mot « résilience » est très à la mode depuis quelque temps. On l’utilise à tort et à travers. Mais je ne l’ai pas encore entendu pour qualifier l’attitude des fidèles de l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Pourtant ils en donnent un bel exemple, au milieu des persécutions. En voici un exemple. En 2023, les sbires de l’Eglise du pouvoir ont pris l’église du village de Rjavyntsi, dans la région de Tchernivtsi. Comme bien d’autres dans la même situation, les fidèles (qui étaient censés rejoindre l’Eglise du pouvoir) ont entrepris de construire un nouveau lieu de culte : l’église de la Sainte Trinité. Et dimanche ils ont célébré la première fête patronale. La vidéo de la divine liturgie est même sur YouTube.
Le 11 juin 982, un jeune moine de l’Athos chantait l’office dans sa cellule devant l’icône de la Mère de Dieu de miséricorde. On frappe à la porte. Un moine inconnu lui demande s’il peut prier avec lui. A la fin de l’office, comme le jeune moine entonne l’hymne à la Vierge « Toi plus vénérable que les chérubins… », l’étranger lui dit qu’il doit commencer par « Il est digne, en vérité, de te célébrer » : Axion estin… Et il se met à chanter. Le jeune moine est subjugué par la beauté de ce chant et demande au visiteur de lui écrire le texte. Mais il n’y ni papier ni crayon dans la cellule. Le visiteur prend une pierre et grave le texte avec son doigt. Puis il disparaît, après avoir dit, ou fait comprendre, qu’il est l’archange Gabriel. La pierre fut transférée à Sainte-Sophie de Constantinople. L’icône fut installée à la place d’honneur dans l’église de Karyès, la capitale de l’Athos, où elle se trouve toujours. Elle est désormais appelée Axion estin. Le 11 juin (le 24 dans le calendrier julien) est devenu la fête de l’icône Axion estin (Dostoïno iest en slavon). Et l’hymne complète est devenue celle que l’on chante à la divine liturgie après la consécration.
Il est digne, en vérité, de te célébrer, ô Mère de Dieu toujours bienheureuse et tout immaculée, et mère de notre Dieu. Toi, plus vénérable que les Chérubins, et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins, qui sans corruption enfantas Dieu le Verbe, toi, véritablement Mère de Dieu, nous te magnifions.
Ce fut un honneur d’écrire occasionnellement pour Rorate, en particulier sur la liturgie, les sacrements et la musique sacrée. Il en va de même pour les éditoriaux que j’ai eu la chance de publier dans les journaux au cours des dernières années sur la messe traditionnelle.
Cette semaine, j’ai pris mes fonctions au sein du gouvernement Trump, à la tête du bureau chargé des questions religieuses au ministère américain du Travail. De la lutte contre les préjugés antichrétiens à la promotion de la liberté religieuse, cette nomination est une opportunité unique que j’ai le privilège d’avoir, à la tête d’une équipe de personnes nommées pour mener à bien cette mission.
À cette fin, je ne m’exprimerai pas à titre personnel pendant que je serai au service du gouvernement. Mais j’espère que vous apprécierez le travail qui sera accompli, de la Maison Blanche aux agences fédérales telles que le ministère du Travail, à une époque où les préjugés et la discrimination à l’égard de ceux qui croient en Dieu, l’adorent et le servent ne manquent pas. Je vous demande de me garder dans vos prières.
Selon le sondage IFOP réalisé pour l’Observatoire Français du Catholicisme qui vient d’être créé par « des laïcs engagés, soutenus par des mécènes privés », 76% des Français sont baptisés catholiques (contre 92% en 1961), 66% des baptisés ne vont jamais à la messe, 17% se considèrent comme pratiquants, mais 2% vont à la messe tous les dimanches.
2% des baptisés, ça fait grosso modo 1 million de personnes. Sur 68 millions de Français.
Et les gazettes cathos qui parlent du sondage le trouvent encourageant parce qu’on y voit que « le catholicisme se réaffirme ».
Dans la cathédrale de Paderborn, devant l’autel et le cierge pascal allumé, spectacle pour les 1250 ans de la Westphalie. Célébrant « la chair », avec des poulets sans tête mais avec des couches. En présence du président de la République fédérale d’Allemagne qui parle à la fin, et sans aucun doute de l’archevêque dont on peut supposer qu’il fait la claque, avec son grand sourire niais. (En tout cas il savait de quoi il s’agit, puisque c’est un spectacle qui tourne dans tout le Land, mais en général dans des lieux profanes.)