Pèlerinage ignacien

Après la liturgie ignacienne que j’évoquais hier, voici le pèlerinage LGBT sponsorisé par les jésuites, qui fera partie des événements du jubilé de 2025 à Rome.

Il est intitulé « L’Eglise, maison pour tous, chrétiens LGBT+ et autres frontières existentielles » (sic).

Ce sera très officiellement inclus dans le calendrier du jubilé, au 6 septembre : ce jour-là la procession LGBT passera la « Porte sainte »…

Le QG des déviants sexuels sera l’église du Gesù, à savoir l’église mère de l’ordre des Jésuites, dont le supérieur général a dit que c’est « une bonne chose ».

La RAI va jusqu’à titrer : « Jubilé 2025 : Le pape François consacre une journée aux pèlerins gays et à toute la communauté LGBTQIA+ ».

Mais personne au Vatican ne veut confirmer l’information. Un fonctionnaire anonyme du dicastère de l’évangélisation a seulement répondu à l’agence Reuters que l’inclusion dans le calendrier officiel n’implique pas un soutien à un événement spécifique…

Liturgie ignacienne

Une « messe spéciale en observance (sic) de la Journée mondiale du sida » (qui avait lieu la veille…).

C’était le 2 décembre en l’église Saint Ignace de Loyola de Manhattan, dont le curé et célébrant est le jésuite Bryan Massingale, ouvertement inverti et très actif militant LGBT et intersectionnel (parce que noir, auteur de La justice raciale et l’Eglise catholique), professeur d’éthique théologique et sociale à l’université Fordham…

Ces jeunes Américains qui deviennent orthodoxes

Le New York Post publie un article stupidement intitulé : « De jeunes hommes quittent massivement les églises traditionnelles pour le christianisme orthodoxe “masculin” ».

Comme si l’Eglise orthodoxe était moins traditionnelle que les sectes évangéliques…

L’article insiste lourdement sur ce côté « masculin », en référence sans doute à l’idéologie « masculiniste » qui paraît-il se répand aux Etats-Unis en réaction au wokisme LGBT. Mais on comprend vite que le mot est opposé à une « féminisation » qui traduit le sentimentalisme de la plupart des liturgies protestantes et catholiques. Du reste parmi les illustrations on voit une femme chef de chœur orthodoxe, et une jeune femme avec sa fille…

Voici une traduction de cet article, rédigé par quelqu’un qui ne connaît rien à la religion, mais qui est néanmoins fort intéressant par les témoignages qu’il contient.

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L’Eglise Titanic

Parmi les nouveaux cardinaux du 7 décembre prochain, il y a Mgr Pablo Virgilio David, le président de la conférence des (130) évêques des Philippines.

Hier, il prononçait l’homélie lors d’une ordination épiscopale. Il est revenu une fois de plus sur sa marotte (qu’il partage avec le pape) : la réhabilitation de Judas.

Il a dit notamment :

« Nous sommes tous des personnes blessées. Le christianisme n’a jamais été réservé aux saints et aux méritants. L’Eucharistie n’est pas un repas exclusif pour les justes, mais un corps brisé pour les personnes brisées. C’est pourquoi Jésus dit : « Ceci est la nouvelle alliance en mon sang versé pour vous et pour la multitude, afin que les péchés soient pardonnés ». Regardez, celui qui a reçu le premier morceau de pain était Judas. C’était la façon pour Jésus de transformer un repas de trahison en un repas de pardon. »

Pablo Virgilio David est paraît-il le meilleur bibliste des Philippines. Mais il réinvente l’évangile. Car nulle part dans les évangiles il n’est dit que « celui qui a reçu le premier morceau de pain était Judas ».

On remarque qu’il dit « morceau de pain » pour parler du Corps eucharistique du Christ. Ce qui n’est pas catholique. Mais il le fait parce que l’évangile de saint Jean, et seulement lui, parle effectivement d’un « morceau » de pain. Mais il s’agit d’un morceau qu’il « trempe » pour le donner à Judas et indiquer ainsi à saint Jean qui va le trahir. Il ne s’agit pas du tout de l’institution de l’eucharistie, qui a lieu après comme le montrent les autres évangélistes. En outre c’est en mangeant ce morceau que « Satan entre en lui »…

Pour faire bonne mesure, Pablo Virgilio David prétend aussi que Jésus ressuscité « a dû entrer par effraction dans cette chambre haute pour pouvoir les faire sortir et les libérer de leur peur collective ». Sic. Bravo le bibliste patenté. Saint Jean dit : « Les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous ! »

Et pour cocher aussi la case woke, Pablo Virgilio David ne craint pas d’affirmer :

« Marie-Madeleine et les autres femmes ont dû lutter contre les attitudes sexistes de ces disciples mâles androcentriques et patriarcaux qui ne voulaient pas croire leur témoignage simplement parce qu’elles étaient des femmes. »

Saint Jean :

« Or, le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine vient au sépulcre le matin, comme il faisait encore obscur, et elle voit la pierre ôtée du sépulcre. Elle court donc et vient vers Simon Pierre, et vers l’autre disciple que Jésus aimait, et elle leur dit : Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l’ont mis. Pierre sortit donc, ainsi que l’autre disciple, et ils allaient au sépulcre. »