L’Eglise Titanic

L’archevêché de Malines-Bruxelles annonce de nouvelles dispositions « liturgiques » obligatoires suite à la nomination de Rebecca Alsberge « déléguée épiscopale ».

Lorsque la « déléguée épiscopale » participe à une « eucharistie » « en paroisse », elle « entre en procession à côté de celui (sic) qui préside la célébration », et à la procession de sortie elle « salue avec lui les paroissiens ». C’est elle qui fait le sermon, et la « prière eucharistique » est modifiée, de sorte que le nom de la « déléguée épiscopale » est cité après celui du pape et de l’archevêque…

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Après plusieurs années d’enquête de sa commission liturgique, Mgr Shawn McKnight, évêque de Jefferson City dans le Missouri, avait interdit, le 24 octobre, un certain nombre de cantiques « insuffisants quant à la saine doctrine » (à savoir hérétiques), dont celui qui est le plus populaire dans les messes LGBT.

Face aux réactions, Mgr McKnight a battu en retraite. Il a annulé son décret et opte désormais pour un « processus synodal », par un nouveau document intitulé « Promouvoir la participation active à la liturgie par la musique sacrée », qui prévoit un « consultation plus complète des parties concernées au sein du diocèse ».

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Le lobby LGBT New Way Ministry (qui a les faveurs appuyées du pape) a remis le 15 novembre, lors d’une cérémonie publique, son « Bridge building award » (le prix du bâtisseur de ponts) à Mgr John Stowe, évêque de Lexington dans le Kentucky, pour ses « efforts LGBTQ+ ».

L’évêque a déclaré :

« En ce moment, il est devenu évident que la synodalité n’est pas venue comme une révolution à grand bruit, mais plutôt comme le doux souffle de l’Esprit qui nous appelle à la communauté, à la participation et à la mission. Croyez-moi quand je dis que je partage votre frustration de voir que les choses n’avancent pas plus vite dans notre Église, que le langage LGBTQ, utilisé par Rome et pas encore employé par les évêques américains, n’a pas trouvé sa place dans les documents alors qu’il y figurait dans des versions antérieures, qu’il n’y a pas eu d’évolution perceptible dans notre langage théologique dépassé pour décrire l’orientation ou les relations homosexuelles, ou dans le rôle des femmes, ou dans la compréhension de la réalité de la dysphorie de genre – et chacun d’entre nous a une liste plus longue de ce qui n’a pas encore été abordé. »

Nava Mau et le pape

L’acteur qui se fait appeler Nava Mau et se dit « femme transgenre » était l’un des militants LGBT reçus par le pape le 13 août dernier. Il revient sur cette rencontre sur Instagram.

« Nava Mau »…

Cette année a été remplie de moments qui ne semblaient pas réels, qui ne le sont toujours pas, et celui-ci ne figurait absolument pas sur ma carte de bingo. Jamais je n’aurais imaginé être assise à côté du pape dans sa résidence, et encore moins m’entretenir avec lui pendant une heure aux côtés de six défenseurs des droits des LGBTQ venus du monde entier.

Je lui ai parlé de mon éducation, de mon travail avec les survivants de la violence et de la façon dont la communauté a été ma foi. Je lui ai parlé de Baby Reindeer (Mon petit renne) et de ce que cela signifiait pour des millions de personnes à travers le monde de connaître désormais une femme transgenre qui s’émancipe, qui s’assume et qui est aimée. Je lui ai parlé de ma grand-mère, qui était ma meilleure amie et qui aurait été la plus fière de moi. Elle était là avec nous ce jour-là.

J’ai malheureusement perdu toutes les autres photos du voyage, mais ces deux jours m’ont incontestablement replongé dans l’esprit des communautés qui luttent pour la survie, la dignité et la justice. Oui, ces deux jours étaient sacrés. Le pape nous a quittés en nous disant qu’il nous souhaitait tout l’amour et le bonheur que nous désirions, et que nous devions continuer à nous battre. Je n’oublierai jamais sa bénédiction.

J’ai rencontré des activistes d’Ouganda et du Ghana qui représentent les communautés LGBTQ dans la résistance contre les lois qui vont jusqu’à punir notre existence de la peine de mort. Alors que nous assistons à une recrudescence des attaques politiques contre les personnes queer et trans aux États-Unis, je suis frappée par leur courage inébranlable. Leur détermination et leur foi devraient nous guider tous, car nous ne serons pas libres tant que tout le monde ne le sera pas. Nous devons mener ce combat ensemble.

L’immonde Saltini et son archevêque

Événement dans ce qui reste du monde catholique en Italie : un juge de Modène a rejeté la demande de non-lieu formulée par le ministère public dans l’affaire Saltini, car il entend bien qu’il y ait un procès pour délit d’offense à une confession religieuse (article 403 du code pénal italien) suite à l’exposition blasphématoire qui a eu lieu en mars 2024 dans une église de Carpi.

Cette exposition était intitulée Gratia Plena. Pleine de grâce. Si c’est la femme représentée à moitié dénudée sur trois tableaux d’une laideur triviale, devant des personnages qui la scrutent à la loupe, c’est déjà immonde. Et dans une église, c’est pire. Mais le clou de l’exposition était le tableau censé représenter le Christ après la descente de croix (il y a l’inscription INRI à côté de sa tête), dont le sexe est caché par… la tête d’un personnage censé représenter Longin… A voir ici (image 10 : « INRI (Saint Longin) ». Je ne peux décemment pas montrer cela.

C’était devant l’autel, et avec la bénédiction de l’archevêque, Mgr Castellucci, vice-président de la conférence épiscopale italienne.

L’archevêque, ainsi que l’« artiste » et les deux commissaires de l’exposition, traitent l’affaire par le mépris. Ils auront donc un avocat commis d’office, alors que l’accusation sera représentée par Francesco Fontana, de Justitia in Veritate, qui connaît l’affaire à fond (y compris la fausse agression de Saltini et le fait que ses peintures sont des plagiats), et dispose des témoignages d’un journaliste qui avait mené son enquête, de l’ancien archevêque, et du vicaire général du diocèse…

L’audience est prévue pour le 20 janvier prochain. Où un archevêque devra répondre de l’accusation d’offense à la religion catholique.

Le nouveau Pasolini

Le P Cantalamessa, qui était le prédicateur pontifical depuis 44 ans (wojtylien sous Jean-Paul II, ratzingérien sous Benoît XVI, dans l’air du temps sous François), 90 ans, a été créé cardinal et remplacé par un certain Roberto Pasolini, lui aussi capucin.

La particularité de ce Roberto Pasolini est d’être un militant de l’inversion sexuelle en tant qu’exégète (car il est professeur d’exégèse à la faculté de théologie de Milan). Il voit des invertis partout dans la Bible et cela va très loin. Un sommet est l’histoire du centurion et de son serviteur en train de mourir. Si le centurion tient tellement à lui c’est évidemment que c’est son amant. Et Pasolini de s’exclamer : « De qui Jésus fait-il le plus grand éloge » ?

« En vérité, je vous dis que je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi », dit Jésus : il n’a pas trouvé plus grande foi que celle de ce centurion inverti qui ne veut pas perdre son giton. Tel est l’amour vrai.

Tel est le nouveau prédicateur de la Maison pontificale. On dit qu’il va aussi être nommé professeur à l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille. Où il ira en effet très bien avec le grand-chancelier « homoérotique » Vicenzo Paglia.

Au moins son répugnant homonyme cinéaste ne cherchait pas à détruire l’Eglise de l’intérieur.