Pour voir le lac d’Azufral

Le Figaro reproduit un reportage de l’AFP sur un lac volcanique de Colombie, à 4.000 mètres d’altitude, une merveille de couleurs, paraît-il, dont l’environnement a été menacé par le surtourisme. Aujourd’hui les indigènes ont repris les choses en main, il faut avoir l’autorisation du gouverneur pour monter au lac, moyennant finances.

Avant l’ascension, les cinq membres de la garde indigène organisent un rituel en présence de leur taïta (chaman), Florentino Chasoy, pour louer le « cycle de la vie ». « Sans nos Dieux, sans la nature, l’eau, les montagnes… nous ne sommes rien », rappelle le chaman. Chacun demande « l’autorisation de monter » au sommet et « de contempler la beauté » du lac. S’excuse par avance du « dérangement » qu’il va causer « aux plantes, aux animaux », ou d’avoir à « perturber le silence » de ce « lieu sacré » pour les indigènes Pastos. Une oraison à la « Pacha Mama », une prière à la Vierge Marie, un « nettoyage spirituel » à coups de parfum… et en route vers le sommet !

Ou bien l’évangélisation a été très superficielle, ou bien le paganisme fait un grand retour. Je ne sais pas quelle est l’explication, mais ça n’a plus aucune importance depuis que le même rituel (en dehors de la prière à la Vierge Marie) a été célébré dans le jardin du Vatican en présence du pape de Rome…

L’Eglise Titanic s’enfonce dans la persécution

Mgr Touvet, nommé coadjuteur de Mgr Rey à Toulon, a été accueilli par nombre de « tradis » avec un préjugé favorable, sans que je comprenne pourquoi. Aujourd’hui ils doivent déchanter. Il avait déjà montré que bien entendu il était là pour ramener le diocèse dans la droite ligne de l’Eglise Titanic. On découvre qu’il fait du zèle au-delà de ce que réprouve la plus élémentaire humanité.

Il a exigé d’un diacre, cinq jours avant son ordination sacerdotale (forcément selon le nouveau rituel) qu’il s’engage par écrit à ne célébrer la messe que selon le missel de Paul VI, à ne pas reprendre des éléments de l’ancien rite, à ne pas dire le canon en silence, à ne pas refuser de donner la communion dans la main, et à n’utiliser que le nouveau « bréviaire ».

Le même texte a été proposé à 9 futurs diacres, qui ont… dénoncé un abus de pouvoir.

Plusieurs nouveaux curés du diocèse ont quant à eux reçu une lettre de nomination dans laquelle il leur était demandé de ne pas célébrer la messe dos au peuple, de ne pas utiliser l’ancien offertoire, et de ne pas utiliser exclusivement la « prière eucharistique n°1 », à savoir le Canon romain.

Mgr Touvet aurait été désavoué par le conseil presbytéral du diocèse. Mais il sait qu’il a l’appui de Rome, puisqu’il se contente de mettre en œuvre le motu proprio Traditionis custodes…

En ce qui concerne les Missionnaires de la Miséricorde, dont six séminaristes attendent toujours l’ordination, Mgr Touvet a accepté que ce soit avec la messe traditionnelle, mais selon le nouveau rituel d’ordination, et à condition qu’ils s’engagent à ne pas célébrer la messe traditionnelle…

Le séminaire de la Castille, qui était le seul séminaire diocésain florissant de France, a eu une seule entrée cette année…

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On apprend dans le même article que les dernières ordinations à l’abbaye de Lagrasse ont été faites selon le nouveau rituel. Ce qui va de pair avec la rumeur selon laquelle on pourrait bientôt voir la nouvelle messe apparaître dans cette communauté.

A Riazan

La plus ancienne église du kremlin de Riazan a été restituée à l’Eglise orthodoxe russe. (Sur la photo générale on l’aperçoit à droite entre le toit vert et le toit brique.) Son architecture unique à deux clochers octogonaux date du XVe siècle.

Le 11 octobre, le diocèse a annoncé le retour de l’église de la Descente du Saint-Esprit sur les apôtres, et a demandé des volontaires pour nettoyer l’édifice le lendemain. Il y en a eu tellement qu’on a manqué de matériel.

Une première prière a été célébrée par le P. Konkov, chef du département d’éducation religieuse et de catéchèse du diocèse.

Lorsque l’église fut fermée par les communistes, les icônes de l’iconostase servirent à fabriquer des boîtes… Et le bâtiment devint un cinéma, puis, plus récemment, la bibliothèque du musée du kremlin.

Bartholomée dans le texte

Le patriarche Bartholomée a prononcé une allocution, lundi, lors du dîner officiel qui lui a été offert par l’archevêché orthodoxe d’Australie à Melbourne. Il a osé dire, en pleine persécution de l’antique Eglise orthodoxe ukrainienne, que son invention avec Porochenko et la CIA d’une fausse Eglise orthodoxe d’Ukraine était une contribution décisive au renforcement de l’unité :

Le Patriarcat œcuménique a agi dans le cas de l’octroi du statut d’autocéphalie à l’Église orthodoxe d’Ukraine de la même manière qu’il l’a fait pour les autres Églises autocéphales modernes, à commencer par l’Église de Russie. Il est certain que l’histoire révélera que la récente décision sacrée et canonique du Trône œcuménique en faveur de l’Ukraine sera une contribution décisive au renforcement de l’unité de l’Orthodoxie.

Le retour des fresques

Le monastère Novospasski (nouveau monastère du Sauveur) de Moscou a retrouvé dimanche plusieurs de ses fresques et peintures qui avaient disparu au cours de la période bolchevique. Elles ont été présentées et bénies par le métropolite Grégoire de Voskresensk, vicaire du patriarche pour la ville de Moscou et chancelier du patriarcat.

Fondé en 1490, le monastère, et sa cathédrale de la Transfiguration, sanctuaire de la famille Romanov, furent entièrement reconstruits par le premier tsar Romanov, Michel Ier, à partir de 1640, et décorés par les plus prestigieux peintres de l’époque. Au temps du communisme il fut décidé de détruire le monastère, et l’on déposa les fresques et les peintures. Le monastère ne fut pas détruit, mais les peintures disparurent. Elles ont été retrouvées récemment dans les caves d’un musée, et restaurées.

On remarque notamment celles qui illustrent des scènes de la vie du prince saint Vladimir, par Goury Nikitine.