François fait sa propagande LGBT

François a reçu samedi, pour la troisième fois au moins, les dirigeants du lobby LGBT New Ways Ministry, dont la sœur Jeannine Gramick, la cofondatrice, condamnée en 1999 par la Congrégation pour la doctrine de la foi. C’est elle qui est à gauche du pape.

L’entretien a duré 80 minutes. Cette fois, l’accent était mis sur les « transgenres », pour lesquels François a une particulière tendresse, comme il l’a montré à maintes reprises.

D’où une deuxième photo, spécialement souriante, où l’on se focalise de gauche à droite sur Cynthia Herrick, médecin spécialiste du soi-disant « changement de sexe », Laurie Dever et le diacre Ray Dever, « ministres pastoraux » parents d’une « fille transgenre », à savoir un très grand et évident garçon qui se disait fille et  qui s’est suicidé, Michael Sennett, « homme transgenre » (jeune femme qui se prend pour un garçon) et Nicole Santamaria, qui se dit « intersexe »… Avec au milieu un faux Oliver Hardy qui se dit pape.

Témoignage de foi

L’Italien Sammy Basso est mort le 5 octobre. Il était à 28 ans « le plus vieux » malade de progeria,, ou syndrome de Hutchinson-Gilford, maladie dont il était devenu un spécialiste, ayant passé en 2021 un master en biologie moléculaire et travaillant à une thèse sur le sujet.

Sammy Basso était connu pour la joie dont il rayonnait et qu’il puisait dans sa foi profonde.

Voici un extrait de la lettre qu’il a laissée :

Pensons à la mort de manière positive : si elle n’était pas là, nous ne terminerions probablement rien de notre vie, parce qu’il y a toujours un lendemain. La mort, par contre, nous fait savoir qu’il n’y a pas toujours de lendemain, que si nous voulons faire quelque chose, c’est maintenant ! Mais pour un chrétien, la mort, c’est aussi autre chose ! Depuis que Jésus est mort sur la croix en sacrifice pour tous nos péchés, la mort est le seul moyen de vivre vraiment, le seul moyen de retourner enfin dans la maison du Père, le seul moyen de voir enfin son visage. En tant que chrétien, j’ai été confronté à la mort. Je ne voulais pas mourir, je n’étais pas prêt à mourir, mais j’étais prêt. La seule chose qui me rend mélancolique, c’est de ne pas être là pour voir le monde changer et aller de l’avant. Pour le reste, j’espère que dans mon dernier moment, j’ai pu voir la mort comme saint François, dont les paroles m’ont accompagné toute ma vie. J’espère que moi aussi j’ai pu accueillir la mort comme « sœur mort » à laquelle aucun vivant ne peut échapper. Si j’ai été digne dans ma vie, si j’ai porté ma croix comme on me l’a demandé, je suis maintenant avec le Créateur.

Je suis maintenant avec mon Dieu, le Dieu de mes pères, dans sa maison indestructible. Lui, notre Dieu, le seul vrai Dieu, est la cause première et la fin de toutes choses. Face à la mort, rien n’a de sens en dehors de lui. C’est pourquoi, bien qu’il ne soit pas nécessaire de le dire, car Il sait tout, comme je vous ai remercié, je voudrais le remercier aussi. Je dois toute ma vie, toutes les bonnes choses, à Dieu. La foi m’a accompagné et sans ma foi, je ne serais pas ce que je suis. Il a changé ma vie, il l’a prise, il en a fait quelque chose d’extraordinaire, et il l’a fait dans la simplicité de ma vie quotidienne. Ne vous lassez jamais, mes frères, de servir Dieu et d’agir selon ses commandements, parce que sans lui rien n’a de sens et parce que chacune de nos actions sera jugée et décidera qui vivra éternellement et qui devra mourir.

Je n’ai certainement pas été le meilleur des chrétiens, j’ai certainement été un pécheur, mais cela n’a pas d’importance maintenant : ce qui compte, c’est que j’ai fait de mon mieux et que je le referais. Ne vous lassez jamais, mes frères, de porter la croix que Dieu a assignée à chacun de nous, et n’ayez pas peur d’être aidés pour la porter, comme Jésus a été aidé par Joseph d’Arimathie.

Géorgie

La présidente de Géorgie ayant refusé sans surprise de signer la loi sur les « valeurs familiales et la protection des mineurs », le président du Parlement l’a promulguée dès le lendemain matin, comme la Constitution le prévoit pour une loi qui a suivi tout son parcours parlementaire. Le patriarcat orthodoxe de Géorgie a publié la déclaration suivante :

Aujourd’hui, en Géorgie, comme dans de nombreux pays à travers le monde, la protection des valeurs familiales est devenue un défi majeur. Pendant des années, tant de la part du Patriarcat de Géorgie que de la majorité de la population, cette question a suscité de nombreuses réactions, chacune d’entre elles visant à protéger les valeurs familiales face aux défis croissants.

L’Église de Géorgie a toujours protégé et continue de protéger notre jeunesse contre les idéologies qui sapent les structures familiales traditionnelles.

Il y a quelques années, les manuels scolaires pour les élèves et les enseignants ont suscité des critiques vives et justifiées de la part du Patriarcat de Géorgie, car certains thèmes de ces manuels mettaient ouvertement en évidence la dévalorisation des valeurs familiales. Il a fallu des efforts longs et actifs pour supprimer les passages contenant de la propagande LGBTQI des ressources pédagogiques, car les manuels éducatifs doivent être conformes à nos valeurs fondamentales.

De plus, la propagation de la propagande LGBTQI a souvent engendré des divisions sociales importantes et est même devenue un instrument de tension pour ceux qui cherchent à approfondir la polarisation.

En conséquence de ces tendances, la loi adoptée récemment par le gouvernement actuel de la Géorgie sur la “Protection des valeurs familiales et des mineurs” représente un pas en avant positif.

Saint Serge de Radonège

C’est aujourd’hui en Russie la fête de saint Serge de Radonège, sans doute le plus important saint russe, fondateur de la laure de la Trinité Saint-Serge, où le patriarche Cyrille a célébré la divine liturgie ce matin (on voit à sa droite le métropolite Benjamin de Minsk).

Le monastère est toujours resté en activité sous le régime communiste, et son chœur donnait des concerts en Occident sous le nom de « chœur des moines de Zagorsk ». Il est toujours une référence, comme en témoigne par exemple le monumental hymne des chérubins, à 57’50.

(On remarquera le nombre de fidèles, un mardi matin.)

N.B. A Paris, la « colline Saint-Serge » porte le nom de ce saint. C’est une église, une paroisse, un Institut de théologie de renom mondial. La colline Saint-Serge fête ses 100 ans cette année.

Vatican I au risque de l’histoire

Voici la traduction d’un article publié le 4 octobre sur le blog Orthodox Reflections, sous le titre « Were the Roman Popes Supreme in the First Millennium ? » : Les papes de Rome étaient-ils (des chefs) suprêmes au cours du premier millénaire ? L’auteur est cet orthodoxe dont j’ai déjà traduit l’article sur le Linceul de Turin. Avertissement : ce nouvel article est « hérétique », puisqu’il conteste un « dogme ». Il est réservé à ceux qui souhaitent aller y voir de plus près. On notera qu’il n’aurait pas été formellement « hérétique » s’il avait été publié avant 1870…

« Il faut que l’Eglise ait une tête visible, sinon tout deviendrait incontrôlable. Il n’y aurait pas d’accord sur la foi ou la morale. C’est pourquoi Jésus a installé saint Pierre comme chef suprême de l’Église, et chaque pape depuis lors a hérité de son autorité pour gouverner. Soumettez-vous à Rome ! »

En tant que chrétien orthodoxe présent en ligne (grâce à mes écrits sur ce blog), je reçois chaque semaine de multiples versions de ce message de la part de catholiques romains. Même les catholiques romains qui sont des adversaires acharnés du pape François nous disent encore souvent, à nous orthodoxes, de nous « soumettre à Rome ». Les sédévacantistes, qui croient que la chaire de saint Pierre est vacante depuis 1958, nous disent également de nous soumettre à Rome. Pas à la Rome actuelle, bien sûr, car elle est pleine d’hérétiques. Mais à la papauté romaine historique et à la tradition romaine. Quoi que cela signifie et quelle que soit la manière dont on s’y prend.

Et on tourne en rond.

Selon la plupart des partisans des concepts catholiques romains de suprématie papale et d’infaillibilité, ces deux doctrines étaient connues et suivies dans l’Église du premier millénaire. Une chose est certaine : de nombreux papes romains du premier millénaire avaient une haute opinion de l’autorité inhérente à leur fonction. La question est toutefois de savoir si le reste de l’Église du premier millénaire partageait cette opinion.

Pourquoi la façon dont l’Église en dehors de Rome considérait la papauté est-elle importante ? Parce que pour faire partie de la foi catholique, comme l’a expliqué saint Vincent de Lérins au Ve siècle, « en outre, dans l’Église catholique elle-même, il faut prendre toutes les précautions possibles pour conserver la foi qui a été crue partout, toujours, par tous ».

L’autorité et l’infaillibilité incontestées de la papauté romaine ont-elles été « crues partout, toujours, par tous » au cours du premier millénaire ? Examinons cette question sous différents angles : la relation de la papauté avec les conciles œcuméniques, l’histoire de l’excommunication et de la déposition des papes, et un bref examen du bilan de la papauté en matière de maintien de l’unité de l’Église.

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