Bah oui…

Ursule propose le 18e paquet de sanctions contre la Russie : on va abaisser de 60 à 45 dollars le plafond du prix de vente du baril de pétrole russe… qu’on n’achète pas, soi-disant.

Au même moment le ministère russe des Finances publiait ses dernières statistiques : les recettes non pétrolières et non gazières du budget fédéral russe ont augmenté de 12,3 % en glissement annuel entre janvier et mai 2025, ce qui est « légèrement supérieur à l’objectif fixé, et constitue une base stable pour la poursuite de la croissance des recettes ».

Ubursule va aussi proposer, dans le même paquet, des sanctions (plusieurs) contre le gazoduc Nord Stream qui ne fonctionne pas…

La Russie isolée

La 28e édition du Forum économique international de Saint-Pétersbourg se déroulera du 18 au 21 juin.

Des représentants de 137 pays ont confirmé leur participation. On attend comme chaque année une dizaine de milliers d’acteurs économiques.

Le thème central du Forum cette année est : « Les valeurs communes — fondement de la croissance dans un monde multipolaire ».

Robert Agee, le président de la Chambre de commerce américaine en Russie, déclare:

« Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg reste l’un des rares lieux où les représentants d’entreprises de différents pays peuvent discuter ouvertement et de manière pragmatique des défis réels. C’est une occasion importante d’écouter les uns les autres, de construire de nouveaux vecteurs de coopération et de rechercher des solutions qui profitent à tous les acteurs de l’économie mondiale. »

Une alerte de l’Église orthodoxe russe hors frontières

Ci-après le communiqué publié hier par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors frontières exprimant son inquiétude face à la résurgence en Russie d’une idéologie néo-soviétique. L’histoire de cette Eglise (aujourd’hui réconciliée avec le patriarcat de Moscou) implique une très vive sensibilité à tout ce qui peut paraître un retour à l’ère soviétique. C’est évidemment exclu, mais elle a raison d’attirer l’attention sur des manifestations de mémoire quelque peu déplacées (en dehors mêmes des célébrations du 80e anniversaire de la victoire et de ses inévitables débordements néo-staliniens).

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Russie : davantage de cliniques pro-vie

Lors d’une conférence de presse, le père Feodor Loukian, président de la Commission patriarcale pour la protection de la famille, de la maternité et de l’enfance, a fait savoir que désormais 686 cliniques privées refusent de pratiquer des avortements, soit une hausse de 28,9% en un an.

Le prêtre a également souligné que des mesures visant à soutenir les initiatives de l’Église concernant les restrictions en matière d’avortement ont été adoptées dans 87 régions du pays. « Mais nous aimerions beaucoup que les responsables régionaux qui n’ont pas encore rejoint cette initiative y participent, car ils devront ensuite rendre compte au président des taux de natalité dans leur région… »

De plus en plus de demandes émanant des administrations de tout le pays demandent que cette question soit résolue au niveau fédéral.

« Toutes les mesures – juridiques, organisationnelles et restrictives – doivent poursuivre un seul objectif : chaque enfant que le Seigneur envoie ici doit naître dans notre pays, car personne n’est superflu aux yeux de Dieu. »

Haro sur la Géorgie (encore)

Les deux fanatiques greluches de la dictature eurocratique Kaja Kallas et Marta Kos ont pondu un communiqué commun pour condamner la Géorgie, au prétexte que la loi sur les agents étrangers, déjà maintes fois vilipendée, entre en vigueur aujourd’hui. Or c’est tout simplement une loi de bon sens (calquée sur la loi américaine analogue) qui oblige toute entité représentant un pays, organisation ou parti étrangers à déclarer ses activités aux autorités.

C’est une loi de transparence démocratique. Mais pour les furies européistes elle « marque un sérieux revers pour la démocratie dans le pays » et « constitue une nouvelle mesure agressive des autorités géorgiennes visant à réprimer la dissidence, restreindre les libertés et réduire encore davantage l’espace dont disposent les militants, la société civile et les médias indépendants », menaçant « l’existence même des fondements démocratiques de la Géorgie et l’avenir de ses citoyens dans une société libre et ouverte » Sic.

Le Conseil européen, poursuit le communiqué, a déjà dit que « cette ligne de conduite compromettait la voie de la Géorgie vers l’UE », et d’ailleurs le processus d’adhésion est « suspendu ». « L’UE est prête à envisager le retour de la Géorgie sur la voie de l’adhésion à l’UE si les autorités prennent des mesures crédibles pour inverser le recul démocratique. »

Les eurocrates s’énervent parce que, alors que l’Arménie, théoriquement candidate à l’UE, se tourne de plus en plus vers la Russie (son président était à Moscou le 9 mai), il pourrait bientôt en être de même de la Géorgie, pays qui n’a pourtant plus de relations diplomatiques officielles avec Moscou depuis 2008.

Avant-hier, le président de la commission des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération de Russie (Sénat), Grigory Karassine, a déclaré (on notera la différence de ton, qui ne peut laisser indifférents les Géorgiens) :

« Nous serions heureux de rétablir nos relations diplomatiques. Pour des raisons historiques, nous disposons actuellement d’une section à l’ambassade de Suisse à Tbilissi, composée de nos diplomates. Son nom correspond à celui de la section à l’ambassade de Suisse à Moscou, qui représente les intérêts de la Géorgie. Elle est composée de diplomates géorgiens. En d’autres termes, les relations dans leur ensemble deviennent plus actives. Nous pensons que ces dernières années, l’élite politique et les dirigeants politiques géorgiens ont considérablement mûri. La Géorgie est désormais pleinement engagée dans une approche responsable. Elle ne veut plus se battre pour les intérêts d’autrui. Cela trouve un écho favorable dans l’opinion publique russe. Et lentement mais sûrement, le tourisme se redresse et les visiteurs géorgiens commencent à arriver en Russie. »