Et toc

Une journaliste de la BBC à l’ambassadeur de Russie au Royaume-Uni :

— Votre pays souffre de ce conflit, n’est-ce pas ? Et l’on n’en voit pas la fin. Peut-être qu’en étant ici, à Londres, dans ce cadre luxueux, vous avez tout simplement perdu le contact avec la réalité ?

Réponse de l’ambassadeur, Andrey Kelin :

— J’ai fait récemment plusieurs visites dans mon pays. Et je n’ai constaté aucun déclin. Au contraire. D’ailleurs, tout journaliste qui voudrait s’y rendre peut le constater par lui-même. Il n’y a pas de déclin. L’économie s’est redressée et, à la fin de l’année dernière, elle était en croissance et elle continue de l’être. En tout cas plus vite que l’économie du G7 ou de l’UE. Nous faisons partie des dix premiers pays en termes de volume de production. D’ailleurs, nous avons pris votre place, la septième. Et le Royaume-Uni a complètement disparu de ce top 10.

“Bonjour Maman !”

Le programme “Bonjour maman !” visant à réduire le nombre d’avortements en Russie en montrant aux futures mères qu’elles peuvent recevoir un soutien si elles font le bon choix a été inauguré comme un programme pilote en 2022 dans la République de Mordovie, et les avortements ont déjà baissé de 42%. Le programme a été approuvé par nombres de responsables politiques, à commencer par Vladimir Poutine, et par le patriarche Cyrille. Il est désormais mis en œuvre dans 16 régions. La femme enceinte reçoit un dossier d’aide dès son premier rendez-vous. Ce dossier contient une lettre de félicitations des autorités locales politiques et religieuses, ainsi qu’une brochure détaillant les différents services de soutien disponibles auprès de l’Etat, des ONG, de l’Église orthodoxe russe et des entreprises. Il va maintenant s’accompagner d’une lettre du patriarche Cyrille :

Vous vivez actuellement un moment particulier où un grand miracle divin se produit : une nouvelle personne se prépare à venir au monde. Je vous félicite chaleureusement pour cet événement capital de votre vie. L’attente de la naissance d’un enfant est toujours empreinte à la fois d’anxiété et de joie. Mais comme le demande notre Seigneur Jésus-Christ, que votre cœur ne se trouble pas et ne s’effraie pas (Jn. 14:27). Que ces paroles encourageantes du Sauveur, son aide généreuse et son amour vous fortifient sur le chemin responsable de la maternité. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seule – il y a des gens autour de vous qui sont prêts à vous soutenir, à se soucier de vous et à vous aider. J’espère que bientôt, grâce aux efforts et à la volonté de ses parents, l’enfant rejoindra le Christ dans le sacrement du baptême et aura l’occasion de grandir spirituellement dans la grâce salvatrice de Dieu.

Le programme forme également les médecins à distribuer des « paquets d’aide » aux femmes enceintes, montrant notamment des modèles d’embryon, et des scientifiques sensibilisent les professeurs de biologie et les étudiants en médecine à la vie qui commence dès la conception. En outre, il préconise l’adoption de lois régionales interdisant l’incitation à l’avortement, ciblant les membres de la famille, les employeurs et les collègues susceptibles de faire pression sur les femmes pour qu’elles avortent. De telles lois ont déjà adoptées dans 12 régions.

Trudeau dans le texte

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, témoignant sous serment devant la Commission sur l’ingérence étrangère, n’a pas hésité à prétendre que Jordan Peterson et Tucker Carlson sont payés par les Russes pour déstabiliser la démocratie. Cela vient à la fin d’une tirade sur les Russes qui ont manipulé le « Convoi de la liberté » et la propagande antivax…

On vient de voir récemment que RT est en train de financer des blogueurs et des personnalités Youtube de droite en Amérique du Nord, y compris des noms très très connus comme Jordan Peterson ou Tucker Carlson, pour amplifier les messages qui déstabilisent les démocraties.

Jordan Peterson a aussitôt répondu : « Hé, les Russes ! Où diable est mon argent ? – Justin Trudeau frappe à nouveau en ratant une balle qui était faute. »

Puis il a avoué :

« Les roubles sont fourrés dans mon matelas. Confortable. Hi hi ! »

On attend la réaction que Tucker Carlson est en train de mijoter. Ou pas. Car c’est tellement absurde que ça ne mérite, comme le personnage qui profère ces inepties, que le mépris.

Le retour des fresques

Le monastère Novospasski (nouveau monastère du Sauveur) de Moscou a retrouvé dimanche plusieurs de ses fresques et peintures qui avaient disparu au cours de la période bolchevique. Elles ont été présentées et bénies par le métropolite Grégoire de Voskresensk, vicaire du patriarche pour la ville de Moscou et chancelier du patriarcat.

Fondé en 1490, le monastère, et sa cathédrale de la Transfiguration, sanctuaire de la famille Romanov, furent entièrement reconstruits par le premier tsar Romanov, Michel Ier, à partir de 1640, et décorés par les plus prestigieux peintres de l’époque. Au temps du communisme il fut décidé de détruire le monastère, et l’on déposa les fresques et les peintures. Le monastère ne fut pas détruit, mais les peintures disparurent. Elles ont été retrouvées récemment dans les caves d’un musée, et restaurées.

On remarque notamment celles qui illustrent des scènes de la vie du prince saint Vladimir, par Goury Nikitine.

La Serbie et les BRICS

Dans une interview au Berliner Zeitung, le vice-Premier ministre serbe Aleksandar Vulin réitère son intérêt pour les BRICS, qui monte encore d’un cran :

« Il serait irresponsable de ne pas examiner toutes les possibilités, y compris l’adhésion aux BRICS. Si les BRICS sont attractifs pour d’autres pays, comme pour les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite ou la Turquie, pourquoi en serait-il autrement pour la Serbie ? Il ne fait donc aucun doute que les BRICS sont devenus une alternative réelle à l’Union européenne. »

Aleksandar Vulin souligne qu’il est devenu eurosceptique après avoir « découvert l’UE de l’intérieur ». Il s’est rendu compte que Bruxelles impose à Belgrade des conditions irréalisables et ne considère pas le pays comme un partenaire.

Aleksandar Vulin avait déjà confirmé le mois dernier sa participation au sommet des BRICS qui se tiendra à Kazan du 22 au 24 octobre, et qui réunira des dirigeants d’au moins 32 pays.

En juin dernier il avait dit qu’il n’avait pas l’intention de comparer les BRICS et l’UE mais que les BRICS pouvaient être une alternative. Il avait déclaré :

« Pour devenir membre des BRICS, il n’est pas nécessaire d’adopter des lois écrites hors des frontières de notre pays, vous n’êtes pas obligé de céder le pouvoir au secteur des ONG, vous n’êtes pas obligé d’afficher le drapeau de l’Ukraine dans votre pays ou de légaliser les mariages homosexuels. Pour devenir membre des BRICS, il n’est pas nécessaire d’imposer des sanctions à qui que ce soit ou de laisser à d’autres la gestion de la politique étrangère de votre pays. »