Offensive biélorusse

L’armée de l’air de Lettonie a fait décoller des avions de chasse de l’OTAN hier matin parce qu’un objet volant non identifié avait traversé la frontière avec la Biélorussie.

Mais la mission aérienne n’a rien trouvé et est revenue à la base.

Plus tard il s’est avéré qu’il s’agissait d’un vol d’oiseaux migrateurs.

Le Premier ministre de l’hystérie lettone a réitéré que le public doit être informé quand tout objet non identifié approche le pays, et que tout citoyen doit appeler le 112 s’il voit des objets ou des mouvements suspects à la frontière.

Ceci n’est pas une blague. C’est l’essentiel d’un article très sérieux du site de la télévision publique de Lettonie.

Toujours la Géorgie

Les Américains ont annoncé lundi de nouvelles sanctions contre la Géorgie, pour punir le gouvernement et le Parlement géorgiens d’avoir mis en place une loi sur l’influence étrangère. Autrement dit les Etats-Unis se dénoncent eux-mêmes comme ceux que vise la loi, comme ceux qui interfèrent dans les affaires géorgiennes.

Le prétexte, ce sont les manifestations contre cette loi. Les sanctions visent d’abord deux hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur associés « à la répression brutale de manifestants pacifiques et d’opposants politiques ». Sic. Et en tout plus de 60 responsables subissent des restrictions en matière de visas.

Antony Blinken a ajouté : « Nous restons préoccupés par les violations des droits de l’homme et les actions antidémocratiques en Géorgie, et nous continuerons d’envisager des actions supplémentaires en réponse à ces violations. »

En clair, les élections du mois d’octobre seront l’occasion pour les Etats-Unis de refaire en Géorgie le coup de 2014 en Ukraine.

Mais le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze n’a pas l’intention de laisser faire, comme il l’a déjà dit ouvertement. Et hier, à la sortie d’une réunion avec l’ambassadeur américain, il a dit qu’avec les nouvelles sanctions on arrive à « un point critique ». « Une autre décision de ce type entraînerait probablement une révision significative de la position de la Géorgie sur les relations entre la Géorgie et les États-Unis. »

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D’autre part, l’ancien Premier ministre géorgien Bidzina Ivanichvili, aujourd’hui président d’honneur du parti au pouvoir Rêve géorgien, a déclaré lors d’une réunion électorale à Gori, samedi dernier, que la Géorgie avait été coupable d’avoir fait la guerre à l’Ossétie du Sud en 2008, que le conflit avait été « provoqué par le régime criminel de Saakachvili » avec une aide « extérieure ». En clair : des Etats-Unis.

« Nous savions pertinemment qu’il s’agissait d’une provocation bien planifiée de l’extérieur contre les peuples géorgien et ossète, dont le but était de diviser notre unité, de détruire nos relations et de nous faire vivre dans des conditions de confrontation artificielle et sans fin. Nous trouverons certainement la force de nous excuser pour les flammes qui ont enveloppé nos frères et sœurs ossètes en 2008 sur ordre du Mouvement national traître. »

Cette déclaration n’est pas une surprise dans la mesure où le gouvernement géorgien a annoncé le mois dernier la constitution d’une commission parlementaire sur les événements de 2008, affirmant d’emblée que Saakachvili avait agi selon des instructions « venues de l’extérieur », ce qui constituait « une trahison bien planifiée ». Mais elle fait du bruit, suscitant la colère de l’opposition, et un vif intérêt en Ossétie du Sud, en Russie, et aussi en Abkhasie (l’autre territoire disputé).

(Pour la « communauté internationale », l’Ossétie du Sud fait partie intégrante de la Géorgie. Elle a proclamé son indépendance en 1992. En 2008 la Géorgie a lancé une opération militaire pour reconquérir le territoire. Mais elle s’est heurtée à l’armée russe qui l’a repoussée. C’était comme une préfiguration de l’Ukraine au Donbass. Le même Saakachvili, en 2014, sera à Kiev lors de la révolution de Maïdan et deviendra gouverneur d’Odessa… Il y aura aussi une certaine Eka Zgouladze, épouse Glucksmann – lequel était alors « conseiller spécial » de Saakachvili -, Géorgienne « première vice-ministre des Affaires intérieures de l’Ukraine » (sic) après avoir occupé le même poste en Géorgie…)

Commission russophobe

Ursule a donc présenté hier ses nouveaux commissaires, sous réserve qu’ils soient acceptés par le Parlement européen. Comme elle l’avait annoncé, comme elle l’avait décidé, il y a désormais un commissaire à la Défense. Ce qui est évidemment contraire aux traités européens, la défense étant du domaine des Etats membres. Mais qui se soucie encore des traités ? Pas ceux-là manifestement qui se piquent d’être les sourcilleux gardiens d’un état de droit que leur dictature bafoue en permanence.

Et le titulaire du poste est Andrius Kubilius, ancien Premier ministre lituanien, hystériquement russophobe et va-t-en guerre : « Nous n’investissons pas suffisamment dans la sécurité de l’Ukraine et dans notre propre défense », disait-il juste avant sa nomination.

On sait d’autre part que le « haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité » va être Kaja Kallas, l’Estonienne qui a poussé la russophobie à son comble.

C’est donc une Commission européenne encore plus fanatiquement antirusse qui va se mettre en place. Pour renforcer le rideau de fer édifié par un Occident aussi délirant que décadent. Pour une UE toujours pire.

Saint Alexandre Nevski


C’était hier à Saint-Pétersbourg le point culminant des festivités du 300e anniversaire du transfert des reliques de saint Aleandre Nevski de Vladimir à Saint-Pétersbourg, de par la volonté du tsar Pierre Ier.

Après la divine liturgie en l’église de l’Annonciation, le patriarche Cyrille, accompagné notamment du métropolite Timothée du patriarcat de Jérusalem (et 12 autres évêques), a conduit une procession avec les reliques jusqu’au square Alexandre Nevski, devant le monastère de la Sainte Trinité Alexandre Nevski (où les reliques étaient conservées jusqu’à l’an dernier).

Impressionnant :

(L’intégralité se trouve ici.)

Puis Vladimir Poutine est allé vénérer les reliques :

Mise au point

Importante mise au point de Vladimir Poutine, en réponse à une question sur l’éventualité que les Occidentaux donnent à l’Ukraine l’autorisation de frapper en Russie par des armes à longue portée :

Il y a une tentative de substitution des concepts. Parce que ce dont nous parlons, ce n’est pas de donner l’autorisation ou d’interdire au régime de Kiev de frapper sur tout le territoire. Il le fait déjà, à l’aide de drones et d’autres moyens. Mais si l’on en vient à utiliser des armes de longue portée de haute précision fabriquées en Occident, c’est une histoire complètement différente. Le fait est que nous avons déjà mentionné cela et tout expert confirmera tant dans notre pays qu’en Occident que l’armée ukrainienne n’est pas capable de frapper avec des systèmes de précision à longue portée de fabrication occidentale, elle ne peut pas faire cela. Elle ne peut le faire qu’en utilisant le renseignement de satellites que l’Ukraine n’a pas, ces données ne peuvent provenir que de satellites de l’UE ou américains : de satellites de l’OTAN.

Cela c’est la première chose. La seconde, très importante, peut-être la clé, est que seuls les militaires de l’OTAN peuvent entrer des missions de vol dans ces systèmes de missiles. Les militaires ukrainiens ne peuvent pas le faire.

Donc Il ne s’agit pas de permettre au régime ukrainien de frapper la Russie avec ces armes ou non, il s’agit de décider si les pays de l’OTAN s’impliquent directement dans un conflit militaire ou non. Si cette décision est prise, cela ne signifiera rien d’autre que la participation directe de pays de l’OTAN, des Etats-Unis et des pays européens dans la guerre en Ukraine. C’est leur participation directe et ce serait un changement significatif, de l’essence, de la nature même du conflit. Cela voudrait dire que les pays de l’OTAN, les Etats-Unis et des pays de l’UE sont en guerre avec la Russie. Et si c’est le cas, alors, ayant à l’esprit ce changement de l’essence même du conflit, nous prendrons les décisions appropriées, basées sur les menaces qui nous serons faites.

D’où la grosse hésitation prolongée…