Le mensonge grotesque

Macron au sommet de l’Union africaine et de l’Union européenne à Luanda, en Angola :

« La Russie ne construit plus d’écoles, elle ne construit plus d’hôpitaux, elle ne construit plus de politique publique, elle n’a pas de politique sociale, aucune. Elle est très loin des débats qu’on a. »

C’est tellement ridicule que ça ne mérite même pas de réponse. Il suffit de penser par exemple à Marioupol, comment la Russie y a construit de nouveaux hôpitaux et y a reconstruit toutes les écoles et les universités, sans parler des infrastructures de toutes sortes, les autobus, le tramway, le palais omnisports, etc.

En Russie, 670 nouvelles écoles ont ouvert cette année. Et un plan de rénovation de 4.466 écoles est en cours entre 2022 et 2026. A Moscou il y a 18 nouvelles écoles et 51 chantiers. Combien en France ? Aucune, si j’en crois Google.

Il y a un programme en cours de 136 nouveaux hôpitaux. Le 21 septembre dernier, Vladimir Poutine et le maire de Moscou ont inauguré le nouveau complexe multidisciplinaire de l’hôpital pour enfants Saint-Vladimir :

L’une des raisons du succès des référendums dans le Donbass et autres provinces de Nouvelle-Russie est que les retraites sont nettement plus élevées en Russie qu’en Ukraine.

Les hôpitaux de Marioupol (tous construits depuis deux ans) :

Et. celui-ci ouvrira l’an prochain :

C’est Le Monde qui vous le dit…

Le Monde participe tellement du fantasme ambiant qu’il le théorise dans son éditorial de ce jour.

Quel est le péril pour l’Europe ? C’est que le plan américain est une « capitulation » de l’Ukraine, et que ce « serait aussi celle de l’Europe, tant ses intérêts de sécurité sont désormais liés à ceux de l’Ukraine face à la Russie de Vladimir Poutine ».

Mais la sécurité de « l’Europe » n’est en aucune manière liée à celle de l’Ukraine. D’autant que ses ennemis sont à l’intérieur, et non dans les délires des services extérieurs.

Le péril pour l’Europe est ailleurs : c’est qu’en cas de paix imposée à l’Ukraine par les Etats-Unis et la Russie dans le dos de l’Union européenne, ces deux puissances pourront reprendre des relations normales, et que l’Union européenne sera marginalisée. Or elle l’aura bien cherché. Et avec assiduité. Et plus elle « refusera la perspective d’une solution imposée à l’Ukraine », plus elle sera ensuite tenue à l’écart, soumise à l’inévitable mépris de ceux qui décident.

Un mensonge absolu

La Russie n’impose strictement rien. Ce sont les Occidentaux qui lui imposent des dizaines de milliers de sanctions. Il n’y a aucune confrontation avec la Russie, qui mène une opération militaire en Ukraine, strictement limitée à l’Ukraine qui est une partie de la Russie historique, en bref une affaire interne, sans déclaration de guerre. La confrontation n’a donc pas pu déjà commencer, sinon dans l’imagination débridée de russophobes délirants. La Russie ne s’affirme pas comme une menace durable, c’est l’Occident qui s’affirme davantage de jour en jour comme une menace durable pour la Russie, laquelle ne demande que d’être en paix avec l’Occident et de reprendre les relations unilatéralement rompues.

Mère Gabrièle

Le 4 novembre est en Russie le jour de l’unité nationale. Vladimir Poutine reçoit de très diverses personnalités au Kremlin et remet des décorations. La chaîne DiplomatRuTube publie aujourd’hui la vidéo d’un extrait particulier :

À l’occasion de la Journée de l’unité nationale, Vladimir Poutine a remis des distinctions honorifiques au Kremlin. Parmi les personnes récompensées figurait l’abbesse du monastère stavropiégial de la Nativité de la Mère de Dieu à Grodno, Mère Gabrièle. En recevant la médaille Pouchkine, Mère Gabrièle a prononcé des paroles émouvantes sur la foi, l’amour de la patrie, le courage de l’armée russe et la mission spirituelle de la Russie. « Le Seigneur vous a béni en vous désignant à la tête du navire de l’État, a-t-elle déclaré au président. — Que le Seigneur prolonge vos années de vie pour notre plus grande joie à tous et pour la gloire de la grande Russie orthodoxe. » Ce discours émouvant, ces émotions sincères et ce sens profond n’ont laissé personne indifférent dans la salle.

On peut activer la traduction automatique en français en cliquant sur le petit rectangle en bas à droite. C’est presque correct (sauf quand exarchat devient exorcisme…)

Et pendant ce temps-là

La Russie, dont l’économie est détruite depuis 2022 grâce aux sanctions, est sur le point de lancer le premier exemplaire de sa nouvelle fusée Soyouz-5 (c’est la maquette qui est à droite des précédentes sur la photo).

Les éléments sont arrivés à Baïkonour et le premier test de lancement est prévu pour le 24 décembre.

Soyouz-5 est une fusée de 61,8 m de haut et 4,1 m de diamètre. Elle pèse 534 tonnes et est propulsée par le moteur le plus puissant qui ait jamais existé, développant une poussée de 726 tonnes.

Soyouz-5 (aux composants « eco-friendly ») aura une capacité d’emport deux fois supérieure à Soyouz-2 et sera une fois et demie plus économique. Il est prévu qu’elle entre pleinement en activité en 2028.