Prévenir la masculinité politique

Lizza Mügge, professeureuh en sciences sociales et comportementales à l’université d’Amsterdam, spécialisée dans l’intersectionnalité, le genre, la diversité, le transnationalisme, est la « coordinatrice scientifique » du projet MEN4DEM (des hommes non masculins pour une démocratie châtrée), qui cible « les idéologies d’extrême droite souvent liées à la xénophobie, au racisme, à l’antisémitisme, à la misogynie, à l’homophobie, à la transphobie et, plus généralement, à l’hostilité envers les groupes marginalisés ». Le projet est chargé « d’élaborer des stratégies fondées sur des données probantes pour lutter contre les formes néfastes de masculinité politique » afin de « fournir des outils concrets aux décideurs politiques, aux praticiens, aux groupes de la société civile et aux partis politiques afin de créer un environnement politique plus sûr et plus inclusif pour tous ».

C’est financé à hauteur de 3 millions d’euros par Horizon Europe, le programme-cadre de recherche et d’innovation de l’Union européenne.

La dictature LGBT de l’UE

La Cour de Justice de l’Union européenne ordonne à la Hongrie d’enregistrer une femme comme homme sous prétexte que la femme se dit un homme, au nom de « l’exactitude des données ». Sic.

Le recours émanait d’une Iranienne demandant l’asile à la Hongrie. Elle demandait une modification du registre de l’asile, pour qu’elle soit inscrite en tant qu’homme. Mais depuis 2020 la loi hongroise interdit l’inscription d’un soi-disant « changement de sexe » à l’état civil et la reconnaissance juridique de « l’identité de genre » des personnes qui se disent transgenres.

La CJUE, qui fait donc sienne l’idéologie LGBT, affirme que c’est « l’identité de genre vécue et non celle assignée à la naissance » qui « permet d’identifier un individu », et que tel est le droit européen, qui a la « primauté sur le droit national ».

Quand le « transphobe » a gain de cause

En 2023, le district scolaire d’Argyle dans le Wisconsin avait viré Jordan Cernek de l’école où il enseignait parce qu’il refusait, au nom de ses convictions religieuses, d’utiliser les « pronoms préférés » de deux élèves soi-disant « transgenres ». (Les « pronoms préférés » des soi-disant « transgenres » sont ceux qui ne correspondent pas à leur sexe biologique.)

Au bout d’un an, Jordan Cernek s’est décidé à porter plainte, avec le soutien de l’Institut pour la Loi et la Liberté. Il vient d’avoir gain de cause. Le tribunal a déclaré : « Le licenciement effectif par le district d’un enseignant apprécié et indispensable simplement parce que ses convictions diffèrent de celles des autres est inconstitutionnel et constitue une violation du titre VII de la loi sur les droits civils de 1964. » Le district scolaire doit lui verser 20.000 $.

Et comme on a changé de gouvernement, un avocat du ministère de la Justice a commenté dans un communiqué : « Les districts scolaires ont le devoir de tenir raisonnablement compte des convictions religieuses de leurs employés, et la volonté de M. Cernek de défendre ses convictions religieuses est admirable. »

Presses universitaires de la censure

Il y a deux ans, les Presses universitaires de France avaient demandé à trois universitaires un livre critique sur le mouvement woke. L’essai, intitulé Face à l’obscurantisme woke, compilant une vingtaine de contributions, devait sortir ces jours-ci, et il était déjà proposé sur les sites de vente en ligne. Mais sa parution a été « suspendue ».

Pourquoi ? Parce que le projet de l’ouvrage a été « conçu dans un contexte bien différent ». En bref, parce que Trump a été élu à la Maison Blanche et qu’il mène une action résolue contre le wokisme, notamment dans les universités. Donc, ce qui était « scientifique » il y a deux ans est devenu « politique »…

Ainsi la censure est-elle désormais ouvertement revendiquée par une maison d’édition universitaire.

Mais c’est au moment où le gouvernement français a demandé « aux acteurs de la recherche de réfléchir aux dispositifs à mettre en place pour accueillir les scientifiques qui quitteraient les États-Unis »… Il est impossible de publier un livre contre le wokisme quand on veut que les idéologues du wokisme se « réfugient » chez nous…

*

Les titres de la presse ne sont pas sans intérêt…

Le rat ne va pas pouvoir changer de sexe

Parmi les conséquences du coup d’arrêt aux politiques LGBT et woke aux Etats-Unis, Elon Musk signale qu’hier l’Institut national de Santé a annulé sept subventions pour des expériences transgenres sur des animaux, dont :

– 532.000 $ pour « utiliser un modèle de souris afin d’étudier les effets d’un traitement à la testostérone intersexe »,

– 33.000 $ pour tester « une thérapie hormonale féminisante chez le rat mâle ».