La justice contre la Négresse

La cour administrative d’appel de Bordeaux a décidé hier que le quartier de Biarritz appelé La Négresse devait changer de nom.

Dans son communiqué, la cour « juge que, quelles que soient l’origine supposée de cette appellation et sa dimension historique revendiquée par la commune de Biarritz, le terme ‘La Négresse’ évoque aujourd’hui, de façon dévalorisante, l’origine raciale d’une femme dont l’identité n’a d’ailleurs pas été formellement identifiée ». Et c’est un mot « de nature à porter atteinte à la dignité de la personne humaine ».

L’affaire avait été lancée par des activistes noirs et leurs larbins woke. En décembre 2023 le tribunal administratif de Pau leur avait donné tort, soulignant que ce nom avait été donné en 1861 par la mairie de Biarritz « dans une perspective mémorielle, en hommage à la personne considérée et à l’histoire locale qui l’accompagne, et non dans le but de présenter de manière dégradante, humiliante ou avilissante une esclave ou descendante d’esclave à la peau noire ou de stigmatiser les membres d’une communauté pour un motif raciste ».

En 2015 Sud-Ouest avait demandé l’avis de ses lecteurs : 94,3% des participants s’étaient prononcés pour le maintien du nom.

Le maire de Biarritz annonce un recours devant le Conseil d’Etat. Mais l’arrêt est exécutoire.

Javier Milei et le wokisme

Le président argentin a fait sensation hier à Davos en dénonçant le wokisme et en accusant le Forum lui-même d’avoir été un des principaux vecteurs internationaux de cette idéologie mortifère. On n’est pas obligé d’être entièrement d’accord avec l’idéologie libertarienne affichée de Milei (même si le principe fondamental est indiscutable : « le droit à la vie, à la liberté et à la propriété »), mais ce qu’il a dit à Davos est important, surtout que c’était en parfaite symbiose avec ce que venait de dire et de décider Donald Trump à Washington. Voici une traduction de ses propos sur le wokisme. Le texte intégral de son discours (en espagnol) est ici.

La photo est celle de son discours de l’an dernier, lorsqu’il a levé les yeux de son texte pour dénoncer « le programme sanglant de l’avortement » en regardant l’assistance. Expression qu’il a répétée cette année.

Lire la suite »

La France Bornée

Deux jours après que Donald Trump a mis un coup d’arrêt spectaculaire à la dictature de l’idéologie du genre aux Etats-Unis, notre ministre de l’« Education » a déclaré : « L’éducation à la vie affective, relationnelle, relationnelle et à la sexualité est absolument indispensable. » Le mot « genre » ne se trouve pas dans la citation, mais il se trouve bel et bien dans le projet de programme qui va être présenté mercredi prochain au Conseil supérieur de l’Education.

L’humanité a vécu jusqu’à présent sans ce programme, mais il est subitement devenu « indispensable ». Il ne suffisait pas que les lobbies LGBT aillent librement faire leur propagande dans les écoles (depuis Luc Chatel, sous Sarkozy, en 2010), il est « indispensable » que cette idéologie antihumaine soit enseignée par le corps professoral. Puisque officiellement l’idéologie du genre « n’existe pas », selon le dogme promulgué naguère par Najat Belkacem au moment où se multipliaient les études universitaires sur le sujet, le mot « genre » ne figure pas dans l’intitulé, et on a revu le texte pour qu’il y soit moins voyant.

Ainsi, l’expression « identité de genre » y figure sept fois, contre plus de 15 dans les précédentes moutures, et elle n’apparaît qu’en classe de seconde. Mais la notion de « genre » distinguée de celle de « sexe biologique » (précisément ce qui est désormais interdit au niveau fédéral aux Etats-Unis) se trouve dès la classe de cinquième : les ignobles pourrisseurs savent ce qu’ils font : c’est au moment parfois fragile de la puberté qu’il faut tenter de semer le trouble dans les esprits.

« Transition » cancéreuse

Une étude publiée par le « College of american pathologistes » montre que les hommes qui prennent des hormones féminines ou des bloqueurs de puberté pendant une période prolongée dans le cadre des soi-disant « transitions de genre » ont près de 27 fois plus de risques de développer un cancer des testicules.

L’an dernier, une étude danoise avait montré que les hommes ayant recours à des hormones « transsexuelles » couraient un risque nettement plus élevé – jusqu’à 95 % – de développer une maladie cardiaque.

La nature est ainsi…

Walmart n’est plus woke

Plusieurs grandes entreprises américaines sont déjà revenues sur leur soutien à l’idéologie woke, notamment après des campagnes de boycott… Voici que Walmart s’y met aussi. Or Walmart, géant du commerce de détail, est le premier employeur des Etats-Unis (1,6 million de salariés) et pèse 800 milliards de dollars.

Walmart prévoit de ne plus participer à l’indice d’égalité des entreprises du lobby LGBT Human Rights Campaign, d’« identifier et de supprimer les produits sexuels et/ou transgenres inappropriés commercialisés auprès des enfants », de « revoir tout le financement de la Pride et d’autres événements, afin d’éviter de financer des contenus sexualisés inappropriés ciblant les enfants » ; de « ne pas prolonger le Centre d’équité raciale qui a été créé en 2020 en tant qu’initiative spéciale de cinq ans » ; de cesser de prendre en compte les quotas d’identité dans les accords avec les fournisseurs ; et de mettre fin à la « formation à l’équité raciale » ainsi qu’à l’utilisation des termes « LatinX » et « DEI ». (LatinX est le terme non genré qui désigne les personnes originaires d’Amérique latine, et qui ne plaît pas du tout aux « latinos ». DEI c’est le fameux « diversité, équité et inclusion », qui était une norme absolue et se trouve de plus en plus critiqué…)

Le militant conservateur Robby Starbuck, qui mène la campagne contre l’idéologie woke dans les grandes entreprises, se félicite de cette grosse « prise » : « Cela n’aura pas seulement un effet massif sur leurs employés qui auront un lieu de travail neutre sans avoir l’impression que des sujets de discorde sont introduits, mais cela s’étendra également à leurs nombreux fournisseurs ».

Il ajoute :

« Nos campagnes sont aujourd’hui si efficaces que nous incitons les plus grandes entreprises du monde à modifier leur politique sans même que je publie un article décrivant leur politique en matière d’homosexualité. Les entreprises voient clairement que l’Amérique veut retrouver la normalité. L’ère de la wokeness est en train de mourir sous nos yeux. Le paysage des entreprises américaines évolue rapidement vers le bon sens et la neutralité. Nous sommes désormais la tendance, et non plus l’anomalie. »

Il se trouve que les sondages à la sortie des urnes ont révélé que l’affirmation « Kamala Harris se concentre davantage sur des questions culturelles telles que les questions relatives aux transgenres que sur l’aide à la classe moyenne » était la troisième raison la plus importante pour laquelle les électeurs ont choisi de ne pas voter pour elle, et la première raison pour laquelle les électeurs indécis ont voté pour Trump.