« Sarah » : aux toilettes pour hommes !

Le 3 janvier prochain aux Etats-Unis siègera pour la première fois à la Chambre des représentants une soi-disant femme transgenre, « Sarah » McBride, qui est un militant LGBT que la famille Biden considère comme un de ses membres : il a été un proche de Beau Biden procureur du Delaware, puis employé à la Maison Blanche dans le bureau chargé des affaires intergouvernementales sur les questions LGBT.

Nancy Mace, député de Caroline du Sud, a émis sans attendre une proposition de texte visant à interdire aux hommes biologiques d’utiliser les toilettes des femmes. Elle a été aussitôt rejointe par d’autres femmes députés, notamment Marjorie Taylor Greene :

« Je soutiens une résolution qui garde tous les hommes biologiques en dehors des toilettes des femmes, des vestiaires, et espaces privés, pas seulement dans le complexe du Capitole mais dans toutes les installations payées par le contribuable. »

Alors les journalistes se sont tournés mardi vers le président du groupe républicain, Mike Johnson. Dans un premier temps, il a tergiversé :

« Je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Nous accueillons à bras ouverts tous les nouveaux membres qui sont des représentants dûment élus du peuple. Je crois que c’est un commandement que de traiter toutes les personnes avec dignité et respect, et nous le ferons, et je ne vais pas m’engager dans des débats stupides à ce sujet. On s’inquiète de l’utilisation des toilettes, des vestiaires et de tout le reste. C’est une question que le Congrès n’a jamais eu à traiter auparavant et nous allons le faire de manière réfléchie, avec un consensus des membres, et nous répondrons aux besoins de chaque personne. C’est tout ce que j’ai à dire à ce sujet. »

Mais plus tard, le même jour, il a ajouté :

« Permettez-moi d’être très clair : un homme est un homme, une femme est une femme et un homme ne peut pas devenir une femme. Mais je crois aussi que nous devons traiter tout le monde avec dignité. Nous pouvons croire à toutes ces choses en même temps. »

Le lendemain il prenait une décision, reprenant la proposition de Nancy Mace :

« Toutes les installations non mixtes du Capitole et des bâtiments administratifs de la Chambre des représentants (comme les toilettes, les vestiaires et les casiers) sont réservées uniquement aux personnes de ce sexe biologique. Comme toutes les politiques, elle est contraignante. Nous avons des installations non mixtes pour une bonne raison. Les femmes méritent des espaces réservés aux femmes. Nous ne sommes pas contre qui que ce soit. Nous sommes pour les femmes. Je pense que c’est une politique importante que nous devons poursuivre. Cela a toujours été, je pense, une politique non écrite, mais maintenant c’est écrit. »

Les lobbies LGBT sont furieux…

Les pervers

Des « jumpers de Noël » (et T-shirts, etc.) comme celui-là, mais de la marque Grindstore, étaient distribués par la chaîne de magasins Debenhams en Angleterre. Des militants chrétiens s’en sont émus et ont appelé au boycott de ces marques. Le jumper a été aussitôt retiré des magasins et du site internet du fabriquant.

Mais Grindstore est loin d’être le seul. On trouve sur internet exactement le même « jumper » sur d’innombrables sites, notamment américains, comme celui-ci.

Le dessin, nous dit United Fashion, crée « un puissant symbole d’acceptation et d’appartenance ». Les personnes qui portent ce vêtement montrent « leur engagement à créer une société plus inclusive et plus positive pour tous », il « rappelle l’importance de la diversité et de l’inclusion dans la tradition de Noël »…

L’inclusivité inclut donc l’insulte aux chrétiens (et au Christ, puisque le « gay » dans la crèche c’est Jésus), et l’agression des enfants (Maman, qu’est-ce que c’est, un gay dans une crèche ?).

Addendum.

Un ami. me fait remarquer que c’est en outre une immonde allusion au Christmas Carol « Away in a manger ».

François fait sa propagande LGBT

François a reçu samedi, pour la troisième fois au moins, les dirigeants du lobby LGBT New Ways Ministry, dont la sœur Jeannine Gramick, la cofondatrice, condamnée en 1999 par la Congrégation pour la doctrine de la foi. C’est elle qui est à gauche du pape.

L’entretien a duré 80 minutes. Cette fois, l’accent était mis sur les « transgenres », pour lesquels François a une particulière tendresse, comme il l’a montré à maintes reprises.

D’où une deuxième photo, spécialement souriante, où l’on se focalise de gauche à droite sur Cynthia Herrick, médecin spécialiste du soi-disant « changement de sexe », Laurie Dever et le diacre Ray Dever, « ministres pastoraux » parents d’une « fille transgenre », à savoir un très grand et évident garçon qui se disait fille et  qui s’est suicidé, Michael Sennett, « homme transgenre » (jeune femme qui se prend pour un garçon) et Nicole Santamaria, qui se dit « intersexe »… Avec au milieu un faux Oliver Hardy qui se dit pape.

Violence woke d’Etat

C’était le 4 octobre. Des militants du « Syndicat de la Famille » (ex Manif pour tous) manifestaient pacifiquement devant le rectorat d’Aix-en-Provence, avec une banderole : « Transsexualité/wokisme, laissez nos enfants tranquilles ».

Un employé du rectorat est sorti, a pris un tract qu’un jeune lui présentait, l’a déchiré et a donné un très violent coup de poing à une militante. Hématomes, triple fracture du nez, 7 jours d’ITT.

« Nous interpellons Anne Genetet, ministre de l’Education nationale », disait mardi le Syndicat de la Famille.

Il n’y a eu aucune réaction du ministère…

La « propagande » selon le Conseil de l’Europe

La première résolution de la session d’automne de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, adoptée hier par 117 voix contre 14 et 5 abstentions, s’intitule « Propagande et liberté d’information en Europe ». Par antiphrase, bien sûr : car les parlementaires sont toujours aussi obsédés par leur russophobie et la résolution vise à justifier une fois de plus l’interdiction de la liberté d’expression quand il s’agit de la Russie. Mais pas seulement.

Le ton est d’une violence stupéfiante de la part d’un organisme censé défendre les libertés :

L’Assemblée reconnaît que pour les régimes autoritaires, tels que la Fédération de Russie, la propagande est un élément indissociable de leur guerre contre la démocratie. Le média RT (anciennement «Russia Today»), qui est financé par l’État russe, et son réseau mondial, ainsi que les «usines à trolls» font partie d’une stratégie plus large visant à déstabiliser les démocraties européennes et à influencer les processus politiques.

Dans la foulée le Conseil de l’Europe « réitère son appel à reconnaître que l’Église orthodoxe russe est utilisée comme un instrument d’influence et de propagande russe par le régime du Kremlin »…

Bien que ce soit déjà fait, l’Assemblée « recommande » donc d’interdire tous les médias russes, « dont les activités portent atteinte à l’éthique journalistique et représentent une menace pour la sécurité nationale des États membres ». Et, au cas où vous n’auriez pas compris, de « reconnaître le rôle de l’Église orthodoxe russe en tant qu’outil de propagande de l’État russe, et évaluer l’implication des institutions religieuses qui sont utilisées pour diffuser la propagande du Kremlin dans leur pays et y répondre ».

Voilà qui justifie donc sans le dire l’interdiction de l’Eglise orthodoxe ukrainienne (puisque ce sont les arguments de la dictature ukrainienne).

Cette résolution s’appuie sur un rapport kilométrique où il n’est pas question une seule fois de la propagande ukrainienne, qui atteint pourtant des sommets ubuesquement historiques. Il s’agit uniquement de la propagande russe (sans jamais donner le moindre exemple), qui justifie toutes les mesures d’interdiction, y compris celle d’un chanteur russe en Lituanie, qui constitue « une menace pour la sécurité nationale » alors que c’est un chanteur de variété parfaitement incolore, ainsi que l’expulsion des journalistes russes…

Un paragraphe du rapport est particulièrement intéressant :

Malgré toutes ces sanctions, la propagande russe continue d’opérer en Europe. En Italie, divers rapports indiquent que la propagande russe a réussi à s’infiltrer dans les médias grand public, notamment parce que les producteurs de télévision voulaient augmenter la part d’audience de certaines émissions grâce à des débats animés.

Le seul fait d’inviter un intervenant qui ne s’inscrit pas dans le consensus russophobe et permet d’animer le débat (qui sur le sujet de la guerre en Ukraine est absent des plateaux de télévision) est donc un acte de « propagande »…

Intéressante aussi est la citation par le Conseil de l’Europe d’un rapport de l’Observatoire européen des médias numériques énumérant « les thèmes potentiels visés par la désinformation et les récits de propagande : la guerre en Ukraine, le changement climatique, les institutions de l’Union européenne, les questions de genre et la communauté LGBTIQ+, l’immigration, les réfugiés, la religion, la santé et les politiques relatives à la Covid-19 ».

Voilà les sujets tabous, sur lesquels toute discussion doit être interdite. Et c’est ce que l’on constate en effet. Mais il y a encore des failles, d’où les objurgations de l’organisme de défense de la « liberté d’information »…