Hier au Parlement de Berlin s’est déroulée la deuxième Conférence politique des droits de l’homme queer, organisée par le SPD, avec des invités d’un peu partout (dont une « envoyée spéciale » du gouvernement américain, les ambassadeurs du Mexique et de Malte, etc.), et un mot de bienvenue du chancelier Olaf Scholz.
Alors que l’Ecosse est à la pointe de la dictature LGBTQIA+woke, voilà que le chef de la police, une certaine Jo Farrell, déclare que les personnes qui commettent des infractions sexuelles graves alors qu’elles sont « transgenres » seront répertoriées comme des hommes.
Le propos relève déjà d’un arbitraire ahurissant : considérer des hommes qui s’identifient comme femmes comme des hommes sous prétexte qu’ils ont violé des femmes qui s’identifient comme femmes… Mais elle en rajoute dans la transphobie primaire : « Vous ne pouvez commettre ce crime qu’en tant qu’homme. » Sic. Ce qui est une négation pure et simple de la liberté d’identification de genre.
Ou alors peut-être qu’il y a un moment où la réalité reprend ses droits…
Marguerite Stern, féministe, ancienne Femen, co-auteur avec Dora Moutot du livre Transmania, était invitée hier soir par l’ISSEP de Marion Maréchal à Lyon à donner une conférence intitulée « Comment l’idéologie transgenre détruit des vies ».
Les hystériques d’extrême gauche et du négationnisme extrême de la personne humaine avaient appelé à une manifestation contre cette « provocation TERF ». La manifestation a été interdite, mais elle a eu lieu, sous encadrement bienveillant de la police.
Avant cela, le tableau électrique le plus proche de l’ISSEP a été incendié, et la vitrine de l’établissement a été taguée : « Pas de quartier pour les fascistes », Transphobes hors de nos vies », « Sale TERF », « ACAB », « 1312 », et un collage « TERF : Hors de nos luttes », signé « Collages féministes Lyon ».
Car la dictature trans ne supporte pas qu’on puisse la contester.
Alors donnons la parole à Marguerite Stern, qui n’est vraiment pas de chez nous, mais avec qui on se retrouve en l’occurrence :
Je veux parler des bloqueurs de puberté, de la façon dont des médecins handicapent des enfants à vie en leur administrant ces substances hors AMM. Je veux parler de la détresse de ces enfants et des troubles psychiatriques associés, des lacunes de la pédopsychiatrie en France.
Je veux parler des petits qui se font embrigader sur Tiktok par des Robert en jupe qui leur expliquent que le sexe est une construction sociale.
Je veux parler des sportives qui se font voler des podiums par des hommes qui se déclarent femmes.
Je veux parler des prisonnières qui se retrouvent incarcérées avec des hommes qui se déclarent femmes. Et qui subissent parfois le viol. Car oui, c’est arrivé en Amérique du Nord.
Je veux parler de toutes ces femmes qui partout dans le monde, résistent face à cette idéologie mortifère, et en payent parfois des conséquences lourdes.
N.B. TERF, c’est l’acronyme, en anglo-américain bien sûr, de « Trans-exclusionary radical feminist » : féministe radicale excluant les trans. ACAB, c’est au départ l’acronyme, en anglo-américain bien sûr, de « All Cops Are Bastards » (tous les flics sont des salauds), mais il sert un peu à tout, et chez les LGBT c’est « All Colours Are Beautiful » : toutes les couleurs (de l’arc-en-ciel) sont belles. Chez les féministes c’est aussi « All Clitoris Are Beautiful » (tous les clitoris sont beaux), mais pas chez les furies trans qui n’en ont pas. ACAB peut être remplacé par 1312, position de ces lettres dans l’alphabet.
Une nouvelle « sculpture » a été inaugurée sur Trafalgar Square, à Londres. Ce bloc de plâtre de 3 tonnes est un « hommage à la communauté trans » : si l’on regarde de près on y voit le visage de « 726 personnes transgenre et non binaires du Royaume-Uni et du Mexique ». Car « l’artiste » est mexicaine et son œuvre a donc un titre en espagnol : « Mil Veces un Instante », mille fois un instant. Apparemment personne ne lui a demandé ce que ça voulait dire ni quel était le rapport avec son parpaing LGBT….
Le Parlement géorgien a adopté par 84 voix contre zéro (l’opposition a boycotté le scrutin), en troisième et dernière lecture, le paquet législatif anti-LGBT (c’est trois voix de plus que pour le vote en deuxième lecture).
L’ineffable Peter Stano, porte-parole de Borrell, n’a pas encore réagi. La dernière fois, il avait appelé la Géorgie à abandonner ce texte et déclaré que le processus d’adhésion du pays à l’UE était interrompu. Le Premier ministre géorgien avait répliqué que pour lui « l’Europe représente les valeurs traditionnelles, les valeurs chrétiennes, et si quelqu’un veut présenter l’Europe différemment, c’est catégoriquement inacceptable pour nous ».
Le texte adopté interdit les mariages autres que l’union d’un homme et d’une femme, l’adoption par des couples de même sexe ou des personnes qui s’identifient à un genre différent de leur sexe biologique, les procédures de « changement de sexe », les contenus à thème LGBT dans le secteur de l’éducation et dans les médias, l’organisation de réunions ou de manifestations dans le but de populariser le mariage homosexuel ou l’inceste. Et le 17 mai est déclaré Journée de la sainteté de la famille et du respect des parents.
Le texte va être transmis à la présidente, qui refusera de le signer. Mais le parti qui l’a fait voter a assez de députés pour passer outre ce veto, comme pour la loi sur l’influence étrangère.
A ce propos, lors d’un point de presse, le Premier ministre Irakli Kobakhidze a souligné que la situation en Ukraine est précisément le résultat des influences étrangères : « Les dirigeants ukrainiens ont été portés au pouvoir de l’extérieur, une première fois, puis une deuxième fois. Lorsque vous portez au pouvoir quelqu’un à partir de l’extérieur, vous devez assumer la responsabilité de la bonne évolution du pays. Mais quels sont les résultats ? Que s’est-il passé en Ukraine ? Les dirigeants ont été installés de l’extérieur et le pays est en ruines, avec des dizaines de milliers de morts. En 2003, les dirigeants géorgiens ont également été installés de l’extérieur avec l’aide d’organisations non gouvernementales, ce qui a entraîné un racket total des entreprises, des meurtres de personnes dans les rues, les prisons, etc. »
Addendum18 septembre
C’est Borrell en personne qui a réagi:
Le Parlement géorgien a adopté des lois sur les « valeurs familiales et la protection des mineurs » qui porteront atteinte aux droits fondamentaux de la population et renforceront la discrimination et la stigmatisation. J’appelle la Géorgie à retirer cette législation, qui ne fera que faire dérailler le pays de son chemin vers l’UE.