17 familles écossaises

Le Daily Mail a publié un article intitulé : « Des familles britanniques acceptent l’offre de Poutine de fuir l’Occident woke et d’émigrer en Russie, avec 17 demandes en provenance d’Écosse en dix jours, selon les médias moscovites ».

Cela intervient après que Poutine a modifié les lois sur l’immigration pour inciter les Occidentaux à embrasser sa dictature.

L’objectif est de les sauver des « attitudes idéologiques néolibérales destructrices » de l’Occident.

Poutine estime qu’il offre une « aide humanitaire » aux personnes « qui partagent les valeurs spirituelles et morales traditionnelles de la Russie ».

« Rien que dans les dix premiers jours, 17 citoyens de la Foggy Albion ont voulu venir s’installer chez nous », a rapporté Tsargrad TV, une chaîne de télévision fidèle au Kremlin.

« Fatigués de l’agenda libéral » : tous ceux qui ont contacté la mission diplomatique russe ont ainsi expliqué leur décision.

Le Mail ne se prive pas évidemment de ricaner qu’« on ne sait pas si les hommes acceptés par la Russie pourront être poussés à aller combattre dans l’invasion de l’Ukraine par Poutine ».

Le journal n’ayant pas pu obtenir l’identité de l’un ou l’autre des 17 se rabat sur deux familles déjà installées, une américaine et une canadienne. Ou bien la direction du Mail ne se rend pas compte qu’elle participe à la « propagande russe », ou bien elle est devenue tellement woke qu’elle pense que la réaction du lecteur sera un rejet de ces abrutis qui croient aux valeurs traditionnelles et pensera : bon débarras (mais ce n’est pas la tonalité générale des commentaires).

L’Américain dit :

Personnellement, je tiens à remercier le président Poutine d’avoir permis que la Russie devienne une terre d’accueil pour les familles dans le climat mondial actuel.

Nous avons l’intention de profiter de cette opportunité pour notre famille.

J’ai l’impression d’avoir été placé dans une arche de sécurité. Et c’est très important. Merci beaucoup.

Sa femme ajoute :

Je tiens à dire que je me sens très honorée. J’ai l’impression que je viens de me marier avec la Russie et j’ai hâte de construire mon avenir ici avec ma famille.

Quant aux Canadiens, ce sont ceux dont j’ai parlé plusieurs fois,  ils sont désormais célèbres par leur chaîne YouTube où ils racontent quotidiennement leur installation en Russie.

Nous ne nous sentions pas en sécurité avec nos enfants là-bas, ni pour l’avenir. Il y a beaucoup d’idéologie de gauche, de LGBTQ, de transgenres, beaucoup de choses avec lesquelles nous ne sommes pas d’accord et qui sont enseignées là-bas. Nous voulions nous éloigner de cela pour nos enfants. Mais aussi, pour des raisons économiques, l’agriculture offre de meilleures opportunités. Nous avons pensé que la Russie était la meilleure solution.

Le journal donne ensuite la parole à Maria Boutina, député à la Douma, non sans souligner ensuite, comme si cela annulait son propos, qu’elle a été détenue aux Etats-Unis sous l’accusation de « conspirer pour travailler pour un gouvernement étranger » :

Il y a une dictature libérale en Occident. Il est important de souligner que les peuples de ces pays ne sont pas nos ennemis, mais leurs gouvernements, qui sont devenus fous, qui ont perdu la raison et qui imposent de telles politiques. On en arrive à un point – par exemple, en Allemagne …. – où si votre enfant vient à l’école et dit qu’il ne soutient pas ces unions entre personnes du même sexe, on l’enlève et on l’envoie en rééducation.

De nombreux Occidentaux aimeraient lier leur avenir à la Russie, précisément parce que nous leur offrons la possibilité d’être libres et d’avoir un mode de vie traditionnel. Il ne s’agit pas nécessairement d’agriculteurs, mais souvent de représentants des milieux universitaires, d’enseignants, de médecins, de professeurs.

Ce sont des personnes qualifiées qui décident de tout vendre, de venir en Russie précisément parce qu’elles ont un niveau de développement intellectuel, éducatif et spirituel suffisant pour comprendre que si vous restez dans votre pays, vous risquez de perdre vos enfants, de perdre votre famille.

Wokisme nantais

Les 21 et 22 septembre ce sont les Journées européennes du patrimoine. Ces dernières années, les militants du wokisme analphabète les ont rebaptisées « Journées du matrimoine et du patrimoine », parce que, disait l’an dernier une mairie parisienne, « l’histoire s’écrit au-delà des genres ».

Or donc cette année à Nantes, comme c’est le cas depuis au moins trois ans, ce seront les « Journées Patrimoine et Matrimoine », avec cette année sur l’affiche un personnage queer, au-delà des genres lui aussi. Il s’agit de « la Nantaise Claude Cahen », « poète, essayiste, traductrice, nouvelliste, photographe et plasticienne », et lesbienne notoire évidemment.

Parmi les très nombreux sites qui organisent quelque chose pour l’occasion, il y a naturellement les trois grandes mosquées, qui n’ont pourtant aucun intérêt « patrimonial » ou « matrimonial ». A noter que celle qui s’intitule « la Grande Mosquée de Nantes AIOF – Centre culturel Abdullah Al Darwish » annonce les activités proposées en oubliant le mot « matrimoine »…

Les pervers

L’Alliance de défense de la liberté (Alliance Defending Freedom, ADF) a déposé une plainte fédérale contre un district scolaire du Colorado qui a forcé plusieurs filles à partager leur chambre avec des garçons qui prétendent être des filles.

En décembre dernier, lors d’un voyage scolaire, les autorités des écoles publiques du comté de Jefferson avaient obligé une fille de 11 ans à partager non seulement une chambre mais aussi un lit avec un garçon qui « s’identifiait » comme fille, lui demandant de ne pas dire à ses parents ce qu’il en était. Mais la mère de la fille était accompagnatrice du voyage, et après plusieurs tentatives elle réussit à faire changer de chambre le garçon qui se disait fille. Lorsque l’ADF a demandé des éclaircissements, les autorités scolaires ont ouvertement menti en prétendant que le garçon qui s’identifie comme fille était malade et qu’on l’avait changé de chambre pour qu’il ait plus d’espace…

L’action en justice est également introduite au nom d’une famille dont le garçon de 11 ans a été envoyé en camping avec une conseillère « non binaire » de 18 ans sans que le garçon ait la possibilité de contacter ses parents, et au nom d’une famille qui veut éviter que la situation se reproduise.

Malgré la plainte, les autorités du district (qui ne sont évidemment pas une exception) affirment qu’elles ont l’intention de continuer à organiser les voyages sur la base de « l’identité de genre » et non selon le sexe biologique, sans tenir compte des opposants, et sans prévenir les familles. Car tel est le dogme LGBT qui doit s’appliquer à tous.

L’ADF entend faire valoir que ce sont les parents, et non le gouvernement, qui ont le droit et le devoir de diriger l’éducation de leurs enfants, ce qui implique de protéger la vie privée des enfants, notamment contre les violations de leur intimité corporelle par l’exposition au sexe opposé dans des lieux intimes, comme les chambres à coucher ou les douches. Et que les écoles doivent informer les parents de leur politique afin que ces derniers puissent prendre les meilleures décisions pour leurs enfants.

La pourriture

Comme l’ont appris les naïfs lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, un spectacle, aujourd’hui, pour être agréé par la caste politico-médiatique, doit être « transgressif » et LGBT.

Quand tout est « transgressif », a priori plus rien ne l’est. Mais il semble qu’il soit encore transgressif de blasphémer la religion chrétienne (seulement celle-là) et d’imposer la vomissure LGBT à gros bouillons.

Il est très remarquable que le blasphème et le sacrilège antichrétiens soient encore considérés comme « transgressifs », alors que la société n’est plus chrétienne. C’est un signe manifeste de l’influence diabolique, de l’existence du diable. Lui, il a besoin que les diableries du spectacle sans foi ni loi fassent encore se souvenir de la religion.

En voici un parmi tant d’autres : un spectacle « Théâtre musical, jeune public » sobrement intitulé Stabat Mater, et dont voici la photo de l’affiche et la présentation :

Des éplucheurs de patates, des cardinaux à cornette dans un décor de bâches froissées, une mère timbrée aux prises avec sa gazinière en feu… Cette mise en scène irrévérencieuse du Stabat Mater de Scarlatti – une première – a résolument pris ses distances avec le caractère religieux de l’œuvre. Mais via ces tableaux iconoclastes, Maëlle Dequiedt explore son héritage, ses résonances, et convie aussi à sa façon le sacré sur scène. Sa relecture burlesque et transgressive brouille les codes entre théâtre et musique pour mieux révéler toute la théâtralité de cette œuvre chorale baroque et religieuse, commandée alors par le Vatican pour la Basilique Saint-Pierre. Attaché à la polyphonie vocale, appréhendant le son comme une matière véritablement sensuelle, Simon-Pierre Bestion signe l’adaptation de cette partition pour dix musiciens et quatre comédiens, intégrant des instruments d’origines et d’époques très diverses. Le jeune chef de La Tempête aime à faire de chaque concert une expérience sensorielle inédite.

Il va de soi que sur le plan du « spectacle », le Stabat Mater n’est qu’un prétexte. N’importe quelle œuvre musicale conviendrait à ce dégueulis. D’autant que le Stabat Mater de Domenico Scarlatti, qui dure trois fois moins longtemps et qui est une œuvre chorale, se trouve ici « accompagné » par une dizaine d’instruments dont la guitare électrique et l’accordéon…

Spectacle qui a déjà été présenté en d’autres endroits, comme le montrent les critiques enthousiastes, dont celle, au hasard, de France Info : « Ce Stabat Mater est une invitation à un voyage onirique et flamboyant. Gros coup de cœur. »

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En Suisse, une autre illustration de la « transgression » : Sanija Ameti, « réfugiée » bosniaque installée à Zurich, qui se dit musulmane et agnostique (sic), du parti Verts’Libéraux, membre du conseil municipal de Zurich, coprésidente d’Opération Libero (qui « défend des valeurs d’ouverture et de tolérance face aux populismes »), a publié ces photos de ses exercices de tir sur son compte Instagram.

Bien sûr ça a fait « polémique ». C’était fait pour. Mais peut-être pas à ce point. La section cantonale du parti Verts’Libéraux discute de son exclusion après cette « provocation délibérée », et une plainte a été déposée par les Jeunes UDC pour « violation de la liberté de croyance et de culte ».

Sanija Ameti a retiré les photos et s’est excusée, mais d’une façon qui ne fait qu’en rajouter dans la provocation :

« Il me fallait des motifs suffisamment visibles pour le tir à dix mètres. Je n’avais que ce catalogue sous la main, qui était suffisamment grand. Je n’ai pas fait attention au contenu. C’était inadéquat. Je suis sincèrement désolée si j’ai blessé quelqu’un ! »

Réponse géorgienne

Le porte-parole de l’UE Peter Stano a condamné le vote en seconde lecture par le Parlement géorgien de la série d’amendements de protection de la famille et des enfants des écoles contre la propagande de l’idéologie LGBT, disant notamment qu’elle « porte atteinte aux droits fondamentaux du peuple géorgien ».

Réponse du Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze :

« Lorsqu’un fonctionnaire européen critique une loi dont le seul but est de limiter la propagande LGBT et non les droits de l’homme, cela nous indigne au plus haut point. Pour nous, l’Europe représente les valeurs traditionnelles, les valeurs chrétiennes, et si quelqu’un veut présenter l’Europe différemment, c’est catégoriquement inacceptable pour nous. »