Russie

La reconstruction à l’identique, brique par brique, du théâtre de Marioupol, est terminée à temps pour les illuminations de fin d’année.

*

Il y a des patinoires un peu partout l’hiver à Moscou. La plus grande est celle qui occupe la Place Rouge. Elle est ouverte du 1er décembre au 28 février. Et l’on peut y voir aussi de petits spectacles. Ici les filles du Studio de danse sur glace « Ice Line » (sur une musique de Tchaïkovski, naturellement) :

Babiš : pas un sou pour l’Ukraine

Le « milliardaire populiste » Andrei Babiš est de nouveau le Premier ministre tchèque, depuis le 9 décembre. Conformément à ses promesses de campagne, il répond à une question sur le financement de l’Ukraine par l’UE :

« Nous n’avons pas d’argent pour d’autres pays. L’Union européenne doit régler cette question autrement. Nous ne garantirons rien et nous ne verserons pas d’argent. Chaque centime que nous avons est nécessaire à nos concitoyens. »

Sainte Lucie

Je me suis trompé hier dans le calendrier : c’est aujourd’hui la vraie fête de sainte Lucie. Cela me permet de souligner un fait curieux.

On aura pu remarquer hier que le tropaire que j’ai reproduit brode sur le thème de la lumière : gloire, éclat, brillant. Conformément au nom de Lucie, qui vient de Lux, lumière, dira-t-on. Certes. Mais en grec Loukia n’a rien à voir avec la lumière. C’est bien son nom latin qui a influencé l’auteur du tropaire.

On en a un autre exemple, le premier exemple, avec l’inscription d’un tombeau de Syracuse datant de la fin du IIIe siècle. Jusqu’en 1894, la première mention qu’on avait de sainte Lucie figurait sur un martyrologe du VIe siècle. Mention tardive qui permettait aux rationalistes de douter, selon leur habitude, de l’existence de la martyre. Mais l’inscription trouvée à Syracuse atteste de l’existence d’un culte à sainte Lucie à la fin du IVe siècle, donc peu après sa mort lors de la persécution de Dioclétien, en 304.

L’inscription est en grec, car on parlait toujours grec à Syracuse même si la ville a été prise par les Romains en 212. Et elle commence par une antithèse entre l’ombre et la lumière, avec les deux noms propres d’Evskia, la défunte, et Loukia, parce que c’est le jour de la fête de sainte Loukia qu’Evskia est morte. Evskia veut dire « la bien ombragée », et l’on peut se demander si c’était bien son nom, ou si « son mari ne l’avait pas ainsi baptisée, au-delà du  trépas, afin de l’ombrager en quelque sorte sous la lumineuse protection de Lucie », comme disait Georges Goyau.

« Evskia, l’irréprochable, ayant vécu bonne et pure pendant vingt-cinq ans environ, mourut dans la fête de ma sainte Lucie, pour laquelle il n’y a pas d’éloge digne d’elle. Evskia fut chrétienne fidèle, parfaite, multipliant pour son mari les occasions de lui être agréable. »

La Russie en lambeaux ?

Pendant que les Occidentaux continuent de fantasmer sur la destruction économique de la Russie grâce aux sanctions qui détruisent l’économie européenne, la Russie continue de construire des équipements, dont certains grandioses. Dernière réalisation en date, le pont sur l’Ob, à Novossibirsk : une autoroute de 5 km, qui sera ouverte à la circulation le 15 décembre au soir.