Orban

« J’ai reçu aujourd’hui une lettre de la présidente Von der Leyen. Elle y écrit que le déficit de financement de l’Ukraine est important et demande aux États membres d’envoyer davantage d’argent. C’est sidérant. Alors qu’il est devenu évident qu’une mafia de la guerre détourne l’argent des contribuables européens, au lieu d’exiger un véritable contrôle ou de suspendre les paiements, la présidente de la Commission suggère que nous en envoyions encore plus. Toute cette affaire revient à essayer d’aider un alcoolique en lui envoyant une autre caisse de vodka. La Hongrie n’a pas perdu la raison. »

Dédicace des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul

« Je puis te montrer les sépulcres des Apôtres, puisque, soit que tu ailles au Vatican, soit que tu te rendes sur la voie d’Ostie, tu trouveras les trophées (trópaia) de ceux qui fondèrent cette église. » Ces paroles du prêtre Caïus disputant avec Proclus, chef des Cataphrygiens à Rome, démontrent que, dès le IIe siècle, les chapelles funéraires élevées à la mémoire des deux Princes des Apôtres sur leurs tombeaux par le pape Anaclet, étaient considérées, même par les hérétiques, comme la double pierre angulaire de l’Église romaine ; le symbole de son apostolicité et de sa divine transcendance.

Il n’y a donc pas lieu de s’étonner si, à peine la paix eut-elle été octroyée à l’Église par Constantin, le pape Silvestre lui suggéra de faire, de ces deux principaux sanctuaires de la foi catholique, des édifices correspondants par leur majesté et par leur beauté à l’importance assumée par les deux tombeaux vis-à-vis de l’univers chrétien.

Le vœu du Pape fut bien accueilli par le fils de sainte Hélène, qui, sur la voie Cornelia comme sur la voie d’Ostie, érigea deux véritables domus regales, selon l’expression du Liber Pontificalis, resplendissantes d’or, et riches d’un patrimoine immobilier considérable qui s’étendait jusqu’en Orient.

La première chose que fit donc Constantin fut de blinder, pour ainsi dire, et de protéger d’un épais revêtement de bronze la chambre sépulcrale des deux apôtres. Il en résulta une sorte de cube de bronze ex aere cypro… ad caput, ped. V., ad pedes, ped. V, ad latus dextrum, ped. V, ad latus sinistrum, ped. V, subter, ped. V, supra, ped. V. Le biographe du pape Silvestre dans le Liber Pontificalis, nous assure naïvement qu’à l’intérieur de cette énorme masse de métal les deux loculi apostoliques avaient été mis en sûreté puisqu’il devenait impossible de les mouvoir : quod est immobile.

Sur l’un et l’autre sépulcres, le pieux Empereur déposa une grande croix d’or du poids de cent cinquante livres. Sur celle de saint Pierre se trouvait cette inscription : CONSTANTINVS AVG. ET HELENA AVG. HANC DOMVM REGALEM (auro decorant quam) SIMILI FVLGORE CORVSCANS AVLA CIRCVMDAT. Le Liber Pontificalis nous assure en outre que, sur la voie d’Ostie, Constantin fit de même pour le Docteur des Nations.

A propos des tombes apostoliques, il convient donc de distinguer deux monuments différents : la chambre sépulcrale, domus regalis, et la coruscans aula qui l’entourait, c’est-à-dire la basilique elle-même.

Le sanctuaire, — ad corpus, la domus regalis — c’est-à-dire les deux chambres sépulcrales, étaient devenues à peu près inaccessibles dès le temps du pape Hormisdas, si bien qu’il était à peine permis aux fidèles de faire descendre, pour les approcher du sépulcre, des voiles — brandea — à travers les ouvertures ou cateractae pratiquées dans la pierre tombale. Dans la basilique de Saint-Paul, sous l’autel papal, on voit encore la pierre constantinienne avec les trois ouvertures pratiquées au milieu pour le passage des voiles et des encensoirs votifs.

Les dimensions de la basilique constantinienne sur le sépulcre de saint Paul étaient un peu restreintes, à cause de la position même de la tombe apostolique qui se trouvait comme enfermée entre la voie d’Ostie et un autre iter vetus du côté du Tibre. Bien vite la nef se trouva donc trop étroite pour la foule des pèlerins qui s’y pressaient ; aussi en 386 les empereurs Valentinien II, Théodose et Arcadius, par une lettre au préfet de Rome Salluste, en ordonnèrent la reconstruction sur un plan nouveau et plus vaste. Conformément à ce nouveau plan, on laissa intact à sa place l’autel du pape Silvestre sur la tombe de l’Apôtre, mais on changea l’orientation de la basilique. Là où était l’entrée primitive, sur la voie d’Ostie, s’éleva au contraire l’abside du nouvel édifice, lequel fut prolongé d’une centaine de mètres du côté du Tibre ; et autour de l’entrée on ouvrit une grande cour ou paradysus au centre de laquelle saint Léon le Grand fit restaurer la fontaine rituelle, ou cantharus, pour les ablutions.

Cardinal Schuster

Les Russes vont attaquer plus tôt que prévu

Dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung, le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius avertit que la Russie pourrait attaquer dès 2028 :

« Nous citions 2029 comme date potentielle, mais les évaluations actuelles suggèrent que cela pourrait se produire dès 2028. Certains analystes militaires affirment que nous venons peut-être de vivre notre dernier été de paix. »

Donc, ou bien il n’y aura pas d’été en 2026 ni en 2027, ou bien les Russes vont attaquer non pas en 2028, mais avant l’été prochain.

Cette absurde remarque sur le « dernier été de paix » montre à quel point les eurocrates veulent établir un climat de peur. La Russie a pris la place du covid. La peur de la Russie va permettre de faire ce que l’on veut des citoyens terrifiés, et d’abord de leur faire accepter la baisse du niveau de vie et la destruction de l’économie : l’urgence absolue étant de déverser en permanence des dizaines de milliards en Ukraine, et de consacrer ce qui reste à nous armer jusqu’aux dents.

Malheureusement, comme pour le covid, il semble que ça fonctionne très bien. Les contestataires paraissent encore moins nombreux.

Clowns

Zelensky et Macron ont signé sur la base militaire de Villacoublay une « lettre d’intention » pour l’achat par l’Ukraine de jusqu’à 100 avions Rafale. Un « accord historique » qui prévoit l’achat « d’autres équipements de défense ».

Il s’agit donc de l’intention de Zelensky d’acheter des avions qui n’existent pas encore, qu’il faut des années à fabriquer, pour un coût d’au moins 10 milliards d’euros.

Payés par qui ? Pas par lui, en tout cas.

Zelensky venait de Grèce, où il a conclu un accord d’approvisionnement de gaz liquéfié (dont le premier fournisseur est… la Russie).

Demain il sera à Madrid pour de nouvelles affaires…

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Ursule fait savoir aux Etats membres que l’Ukraine aura besoin d’une aide d’au moins 135,7 milliards d’euros pour les deux prochaines années, dont le financement sera décidé au sommet des 18-19 décembre.

Alors, évidemment, 10 milliards de plus ou de moins…