Et la Saxe tout court…

Hier j’évoquais le Land de Saxe-Anhalt (Magdebourg), où l’AfD est tellement en tête (41% selon le dernier sondage, toujours en hausse) qu’elle pourrait gouverner seule après les élections de l’automne prochain.

Et voici le dernier sondage, publié aujourd’hui, concernant le Land voisin de Saxe (Dresde) : AfD 42% (7 points de plus qu’il y a un an), CDU 21%, Gauche 9%, Alliance Sarah Wagenknecht (nationaliste de gauche) 7%, SPD et Verts 6% chacun.

Le contrôle numérique annoncé

« L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) vient de publier son projet stratégique pour la période 2026-2028. Trente-trois pages signées par son président Martin Ajdari, qui dessinent sans complexe l’architecture d’un contrôle administratif systématique de l’espace numérique français, à l’approche d’échéances électorales que le régulateur lui-même érige en priorité absolue. Vérification généralisée de l’identité des internautes, supervision algorithmique des grandes plateformes, blocages automatisés sans juge, mise sous surveillance des « créateurs de contenus », coopération renforcée avec les services de renseignement, élargissement permanent du périmètre de la « désinformation » et de la « haine » par voie administrative : derrière l’habillage protecteur — les mineurs, la santé publique, la démocratie —, c’est bien d’un projet de mise en tutelle numérique des Français qu’il s’agit. Décryptage d’un document qui en dit long sur la trajectoire prise par la régulation administrative depuis la fusion CSA-Hadopi de 2022. »

C’est à lire sur Breizh Info.

Le commissaire qui pleurniche

Valdis Dombrovskis, commissaire européen chargé des Affaires économiques :

En ce qui concerne la levée par le Royaume-Uni d’un certain nombre de sanctions contre la Russie dans le secteur énergétique… Eh bien, cela n’a pas été abordé lors de la réunion des ministres des Finances du G7 en début de semaine ; cette décision nous a donc pris par surprise. D'autant plus que nous, au sein du G7, affirmons précisément que ce n'est pas le moment de lever les sanctions contre la Russie, car celle-ci tire profit de la guerre avec l'Iran et engrange des bénéfices considérables grâce à la hausse des prix de l'énergie. Par conséquent, dans la situation actuelle, il est important de maintenir, voire de renforcer les sanctions contre la Russie. Nous continuerons d'insister sur ce point lors de nos réunions avec nos partenaires étrangers, y compris le Royaume-Uni.

Il n’ose même pas dire que les Etats-Unis aussi ont levé des sanctions, avant le Royaume-Uni, et ont prolongé cette décision. Pour l’ancien Premier ministre de Lettonie recasé à Bruxelles (c’est devenu une habitude), les Anglais sont méchants (ouh le Brexit !), mais il ne faut pas énerver Donald Trump…

Routine européenne

Puisque la Hongrie a été normalisée, il ne reste aujourd’hui (pour le moment) que la Slovaquie comme mouton noir de l’UE. Alors le Parlement européen concentre ses tirs sur le gouvernement de l’infâme Fico qui ose même aller serrer la main de Poutine à Moscou.

Le Parlement européen a adopté hier sa deuxième résolution anti-slovaque en moins d’un mois. A une très large majorité : 347 voix sur 537 députés présents.

Il demande à la Commission européenne d’évaluer s’il existe un « risque manifeste de violation grave » des « valeurs de l’UE » et l’exhorte à utiliser « tous les outils d’exécution à sa disposition », y compris le mécanisme de « conditionnalité lié à l’État de droit ». Ce qui à terme permet de suspendre les versements.

Le président de la « Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures » du Parlement européen a qualifié la résolution de « dernier avertissement » adressé à la Slovaquie. Sauf que sa commission n’a strictement aucun pouvoir.