Saint Romuald

Romuald naquit à Ravenne ; Serge, son père, était de noble race. Adolescent, il se retira dans le monastère voisin de Classe, pour y faire pénitence. Là, excité à un zèle plus ardent pour la piété et réconforté par l’apparition du bienheureux Apollinaire, il se fit moine. Il s’exerça assidûment aux jeûnes et à la prière, mais en gardant un visage tellement joyeux, qu’il réjouissait ceux qui le contemplaient. Brûlant du désir du martyre, tandis qu’il partait en Pannonie, saisi par la maladie, il fut contraint de revenir. Il fut le fondateur de l’Ordre des moines Camaldules qu’il avait aperçus, dans une vision, escaladant comme les Anges une échelle qui atteignait le ciel. Enfin, après avoir vécurent vingt ans et servi Dieu pendant tout un siècle, avec une extrême austérité, il s’en alla vers lui, l’an du salut mil vingt-sept, et fut déposé avec honneur à Fabriano, dans l’église de son Ordre. (Bréviaire.)

On trouvera davantage de précisions ici, avec des photos de sa cellule à Camaldoli.

Et ici la (vraie) « petite règle de saint Romuald ».

Aujourd’hui c’est aussi le samedi de la Septuagésime, et on lit les derniers versets du chapitre 5 de la Genèse, généalogie de Maaléel, arrière-petit-fils de Seth fils d’Adam, jusqu’à Noé, qui va être la figure principale de la Sexagésime. C’est dans ces versets qu’il y a la phrase mystérieuse : « Hénoch marcha avec Dieu et il ne parut plus parce que Dieu l’emporta. »

Ukraine : l’Eglise du pouvoir sans fidèles

L’Eglise orthodoxe ukrainienne a été chassée de la cathédrale de la Trinité à Tchernigov en octobre 2023. L’antenne régionale de la télévision d’Etat Suspilne a fait un reportage montrant l’intérieur de la cathédrale pendant la divine liturgie, dimanche dernier : l’évêque de l’Eglise du pouvoir est seul avec un diacre (ce qui est incongru dans une cathédrale), et il y a une dizaine de personnes… Sans surprise, puisque c’est comme ça partout, sauf quand l’église est carrément fermée.

Il y a plus de monde quand on y monte un spectacle ou qu’on y passe un film, au scandale des croyants.

Mais la directrice de la « réserve » historique est claire : « Cet espace n’est pas seulement destiné aux rites religieux, mais aussi à des initiatives culturelles, telles que la projection de films. La cathédrale doit être ouverte à tous, aux croyants comme au public laïque. »

Et voilà le 20e…

Ursule annonce triomphalement le 20e paquet de sanctions contre la Russie, et ajoute : « J’invite maintenant les États membres à approuver rapidement ces nouvelles sanctions. » Schnell !

Elle rappelle aussi tout ce que l’UE fait pour l’Ukraine et conclut :

« Dans tous ces efforts, il y a un fil conducteur, un objectif commun, une ferme conviction : que la sécurité, la prospérité et l’avenir libre de l’Ukraine sont au cœur de notre Union. »

Au cœur de l’UE, il y a la prospérité d’un pays qui ne fait pas partie de l’UE, prospérité qui suppose l’appauvrissement de ceux qui en font partie…

L’arroseuse arrosée

Lors de la cérémonie des Grammy Awards, la chanteuse Billie Eilish a dénoncé la politique migratoire de Donald Trump en reprenant un slogan en vogue dans la gauche américaine : « No one is illegal on stolen land » (Personne n’est illégal sur une terre volée), non sans ajouter l’obligatoire : « Fuck ICE ! »

Le cabinet en droit immobilier Sinai Law Firm a proposé au peuple amérindien Tongva (ils ne sont plus que 1.700 selon Wikipedia) de l’aider gracieusement à faire expulser Billie Eilish de sa propriété de plusieurs millions de dollars édifiée sur une terre ancestrale de la tribu, afin de lui faire respecter ses propres principes.

Le fondateur du cabinet Avi Sinai reconnaît qu’il s’agit d’une plaisanterie mais souligne que l’expression « terres volées » est devenue un outil rhétorique servant à disqualifier tout débat sérieux sur l’immigration, et pointe l’hypocrisie d’une élite culturelle multimillionnaire, retranchée derrière des propriétés sécurisées, qui donne des leçons morales au reste de la population.

Les Tongvas n’ont pas manqué de relever que Billie Eilish ne les avait jamais contactés, se félicitant toutefois que certains ne les oublient pas, même si c’est symbolique.