Serguei Lavrov a envoyé une nouvelle lettre au secrétaire général de l’ONU concernant la provocation de Boutcha, a déclaré le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies, Vassili Nebenzia :
« Depuis quatre ans, nous demandons au secrétaire général de l’ONU de nous aider à obtenir la liste des victimes de la provocation de Boutcha. Le fait est que lui et son équipe ont accusé la Russie sans mener aucune enquête. Le 1er mai, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a adressé une nouvelle lettre au secrétaire général Guterres contenant 12 questions formulées en termes clairs. Nous attendons des réponses directes, et non une nouvelle réponse formelle comme celles que nous avons vues auparavant. »
Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU a déclaré : « Cette lettre a été reçue, et une réponse a été rédigée. Elle n’a pas encore été envoyée. »
Le Saint Synode de l’Église orthodoxe serbe s’est réuni à Belgrade et a publié hier un communiqué où il souligne notamment l’ampleur des « souffrances infligées à l’Église orthodoxe ukrainienne par les autorités actuelles de Kiev ».
Evoquant les faits relatifs à la saisie d’églises et de monastères, à la confiscation illégale de biens ecclésiastiques, ainsi qu’à la persécution systématique de l’épiscopat, du clergé et de la communauté monastique, le communiqué souligne que les fidèles de l’Église canonique en Ukraine sont aujourd’hui privés des droits et libertés fondamentaux garantis par les conventions internationales. « C’est pourquoi le Synode, encore et encore, élève la voix pour défendre ses frères orthodoxes privés de droits et persécutés. »
Et l’Église orthodoxe serbe adresse un appel direct à toutes les institutions internationales, leur demandant de cesser d’ignorer ce qui se passe et de réagir face à « cette grande injustice ».
Le Catholicos de la Grande Maison de Cilicie Aram Ier a rencontré lundi le pape Léon XIV. Ses services ont ensuite publié un communiqué officiel qui commence ainsi :
Ce matin, 18 mai 2026, Sa Sainteté Aram Ier a tenu une rencontre privée au Vatican avec Sa Sainteté le pape Léon XIV. Au cours de cette rencontre, le catholicos Aram Ier a tout d’abord abordé les questions suivantes : la fixation d’une date commune pour Pâques, la désignation d’une journée commémorative pour tous les martyrs et la convocation d’un troisième concile du Vatican, soulignant l’urgence de ces questions dans la vie de l’Église chrétienne universelle.
Aram Ier est le chef de l’Eglise arménienne autocéphale qui fut de Cilicie et qui est aujourd’hui essentiellement libanaise (à ne pas confondre avec l’Eglise arménienne catholique, qui en est une scission, et qui est également essentiellement libanaise). Elle a environ 300.000 fidèles. Il est pour le moins curieux que le chef d’une petite Eglise non catholique (pas même orthodoxe) demande un concile Vatican III…
Portrait par Stefano di Giovanni dit « Il Sassetta », peintre de Sienne, 1444 (l’année même de la mort du saint).
Comme souvent sur les portraits de saint Bernardin il y a l’inscription (à gauche) « Manifestavi nomen tuum hominibus » : J’ai manifesté ton nom aux hommes (Jean 17,6). Dans l’évangile c’est Jésus qui évoque le Père. Dans la bouche de saint Bernardin, c’est la prédication du nom de Jésus. Il se trouve que le saint est mort pendant les premières vêpres de l’Ascension, quand on chantait l’antienne de Magnificat « Pater, manifestávi nomen tuum homínibus… »
Bernardino degli Albizzeschi est représenté en pied, vu de trois quarts et revêtu de l’habit gris des franciscains, maintenant devant lui la tablette ornée du trigramme du Christ dont il est réputé être l’inventeur. L’auréole de la sainteté est venue remplacer les rayons que l’on devine encore autour de sa tête et qui signalent habituellement la figure d’un bienheureux. Elle a été ajoutée tardivement, probablement par une autre main que celle de Sassetta, après la canonisation de Bernardino qui eut lieu en 1450, de même que d’autres repeints, tel le détail de la colombe murmurant à l’oreille du saint pour lui communiquer l’inspiration divine.
Sous la figure du saint, la présence d’une scène historiée vient, à la manière d’une prédelle, ajouter une dimension narrative, complétant ainsi l’information véhiculée par l’œuvre. Bernardin y apparaît installé dans une chaire de bois d’apparence rustique, brandissant un crucifix qu’il désigne également de l’index, selon une iconographie appelée à devenir traditionnelle. À l’arrière-plan, une rangée de fidèles anonymes simulant une foule groupée écoutent à genoux les paroles du saint. Sur le devant de la scène, dix figures de pénitents nu-pieds sont agenouillées deux à deux. Vêtus d’un habit blanc largement déchiré dans le dos pour y recevoir le fouet, et marqué d’un crâne sur l’épaule, il s’agit de membres de la confrérie de San Giovanni Battista della Morte, fondée en 1425 pour assister les condamnés à mort et porter secours aux prisonniers. Il est probable que l’image peinte du saint fut commandée à l’occasion d’un prêche que Bernardin fit devant les membres de cette confrérie en montrant un crucifix en bois qu’il leur offrit ensuite (il est aujourd’hui conservé par la confrérie de Saint-Sébastien). Selon Laura Martini, « en décembre 1444, la confrérie versa 11 florins à un certain ‘maitre Stefano, peintre’, qui est sans doute Stefano di Giovanni, dit Sassetta ».
L’hyper-russophobe ministre lituanien des Affaires étrangères Kestutis Budrys passe à la vitesse supérieure :
« Nous devons montrer aux Russes que nous pouvons pénétrer dans leur petite forteresse qu’ils ont construite à Kaliningrad. L’OTAN dispose des moyens de détruire les bases russes dans l’enclave. »