Résumé

Donald Trump hier, lors de sa rencontre avec Viktor Orban, sur l’Ukraine :

« De fait, Biden a provoqué cette guerre de toutes les manières possibles, pouvez-vous le croire ? Personne ne peut le croire, mais c’est le cas… Et maintenant, regardez ce que tout cela a donné. Regardez simplement l’Ukraine. Le pays a perdu beaucoup de territoire et beaucoup de gens sont morts. »

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Puis, parlant de l’Union européenne :

« Je pense qu’ils devraient respecter la Hongrie et respecter très fortement son dirigeant, parce qu’il a eu raison sur l’immigration. Voyez ce qui se passe en Europe avec l’immigration. Il y a des gens qui affluent partout et cela lui fait du mal. Le taux de criminalité a explosé, et beaucoup de choses graves se produisent. En Hongrie le taux de criminalité est très bas. Ils ne sont pas d’accord avec lui, mais dans leur for intérieur je pense qu’ils sont probablement d’accord. Il a eu raison sur l’immigration, ils ont eu tort. »

« Ils inondent l’Europe de gens du monde entier, et l’Europe est en train de changer. Je le dis sans cesse aux dirigeants : vous feriez mieux d’arrêter cela, ou l’Europe n’existera plus. Ce qu’ils font est extrêmement dangereux. Puis-je avoir votre avis là-dessus ? »

Viktor Orban :

« Pour information, en Hongrie, le nombre d’immigrés clandestins est de zéro. Parce que nous avons un système clair comme de l’eau de roche des entrées et des sorties. Si une personne souhaite entrer en Hongrie, elle doit d’abord en faire la demande. Une fois la demande accordée elle peut entrer sur le territoire de la Hongrie. Nul ne peut fouler le sol hongrois sans en avoir l’autorisation des autorités hongroises. Telle est la réglementation, simple et efficace. Quelles sont les conséquences ? Nous sommes sous sanctions financières de l’Union européenne, parce que nous bloquons l’immigration clandestine en Hongrie et dans l’Union européenne aussi. Donc nous devons payer chaque jour un million, en punition du blocage des migrants. Tel est le monde absurde dans lequel nous vivons en ce moment en Europe. »

Résistance gagaouze

Célébration du 25e anniversaire du monastère Saint Dimitri de Ceadîr-Lunga, en Gagaouzie, ce matin.

En 1972 les autorités soviétiques avaient fait sauter l’église Saint-Dimitri de Ceadîr-Lunga, la deuxième ville de Gagaouzie. Dmitri Kirioğlu, 14 ans, avait sauvé deux icônes des décombres. Dmitri s’en alla ensuite étudier à l’Académie de théologie de Moscou, puis, devenu prêtre, il retourna chez lui. En 1988 il récolta des centaines de signatures pour demander au præsidium du soviet suprême l’autorisation de construire une église. L’autorisation fut donnée (c’était sous Gorbatchev), mais en périphérie de la ville. Il fit construire l’église et peignit lui-même les murs. En 2000, l’Eglise orthodoxe russe décida de transformer les lieux en monastère féminin. L’un des deux autels est dédié à saint Dimitri, dont c’est la fête aujourd’hui dans le calendrier russe.

On remarquera que la liturgie de l’Eglise orthodoxe russe, dans cette province autonome de la Moldavie, dont la population est d’origine turque, est partiellement en slavon, mais surtout en… grec (avec un chœur remarquable, cf. par exemple l’hymne des chérubins, à 1h02’20, ou « Nous te chantons, nous te bénissons… », à 1h37’20 par le chantre, le mégalynaire à 1h39’58).

Il y a une ordination sacerdotale, à partir de 1h14, et une ordination diaconale après la consécration à partir de 1h45.

A 2h16’40, la communion des petits enfants (ils ont l’habitude, ils baisent tous le pied du calice), et à 2h19 la communion d’un bébé (il faut enlever la totoche).

Sinon, Evguenia Gutsul, gouverneur de Gagaouzie, est toujours en prison…

De la Sainte Vierge le samedi

Quisnam tuum éloqui splendórem póterit, o María ? Quisnam porténtum, quod ipsa es, enarráre verbis áudeat ? Quisnam magnificéntiam tuam effári se posse confídet ? Tu hóminum exornásti natúram ; tu Angelórum órdines superásti ; tu fulgóres Archangelórum obtenebrásti ; tu dénique omnem creatúram longe transgréssa es : quippe quæ præ omni creatúra enituísti puritáte ; et ómnium creaturárum Conditórem in te excepísti ; ipsúmque et sinu tuo gestásti, et genuísti ; et sola ex ómnibus creatúris Dei Mater effécta es.

Qui donc pourrait exprimer ta beauté resplendissante, ô Marie ? Qui oserait raconter avec des mots humains ce prodige que tu es ? Qui pourrait se targuer de pouvoir dire ta magnificence ? C’est toi qui as embelli la nature des hommes, toi qui as surpassé les chœurs des anges, toi qui as obscurci l’éclat des archanges, c’est toi enfin qui l’as emporté de loin sur toute créature. Car, plus que toute créature, tu as resplendi par ta pureté, et le Créateur même de toutes les créatures, tu l’as reçu en toi, tu l’as porté en ton sein et mis au monde ; seule, parmi toutes les créatures, tu es devenue la Mère de Dieu.

2e homélie de saint Sophrone de Jérusalem sur l’Annonciation, leçon des matines.

Grande Icône (1,92 m) de la Mère de Dieu du Signe, du monastère de la Transfiguration de Iaroslavl, début du XIIIe siècle, aujourd’hui à la Galerie Tretiakov.

Une sanction de plus

La Commission européenne annonce qu’elle a décidé hier, avec effet dès aujourd’hui, la fin des visas à entrées multiples pour les Russes. « Cela signifie qu’ils devront demander un nouveau visa chaque fois qu’ils souhaitent se rendre dans l’Union européenne. » La Commission a dû confirmer ensuite la précision de l’agence TASS que la mesure n’est pas rétroactive et que les visas à entrées multiples existants restent valables.

Mais cela ne concerne que les méchants Russes. Des exceptions seront faites « pour les dissidents, les journalistes indépendants, les défenseurs des droits de l’homme, les représentants d’organisations de la société civile ou d’autres catégories vulnérables, ainsi que les membres de leur famille proche ». La Commission européenne assume pleinement la discrimination à la tête du client.

L’ineffable Kaja Kallas a souligné que l’entrée dans l’UE est « un privilège, et non une chose acquise ». Et elle n’a pas craint de lier la décision au fait que l’UE est confrontée à « des perturbations et des sabotages sans précédent causés par des drones sur son territoire ». Sic. Evidemment sans fournir le moindre indice qui relierait les drones aux Russes, ni d’ailleurs préciser quels sont ces « sabotages »…

(Et c’est évidemment une sanction boomerang de plus, puisque si par hasard elle est efficace, elle pénalisera les pays où les touristes russes viendront moins…)

La dictature « antiraciste » s’aggrave

La mise en examen de Jean-Eudes Gannat pour ce tweet anodin marque une accélération à la britannique dans la répression du politiquement correct.

Jean-Eudes Gannat a été mis en garde à vue hier. Il y est resté pendant plus de 24 heures, a été mis en examen pour « incitation à la haine raciale », et déféré en vue d’une comparution immédiate. Sic.

« Un cap a été franchi dans la censure. Le Parquet d’Angers compromet gravement le peu de confiance qu’on est encore en droit d’attendre de l’institution judiciaire », commente son avocat.

Addendum

Jean-Eudes Gannat a été libéré après 36 heures dans les locaux de la police et de la justice. Il sera bien jugé pour « incitation à la haine raciale », le 6 mai 2026.