Le gouvernement Magyar

Le nouveau gouvernement hongrois a été constitué.

Conformément à ce qui était prévu, le ministre des Affaires étrangères (et vice-Premier ministre) est Anita Orban (sans lien de parenté avec le regretté ancien Premier ministre). Elle fut chef conseiller de Cheniere, la plus grande firme de gaz naturel liquéfié américain, puis vice-présidente de Telurian LNG, autre compagnie américaine de gaz naturel, à Houston. C’est alors qu’elle publia un livre intitulé « Le pouvoir, l’énergie et le nouvel impérialisme russe », où elle expliquait qu’il fallait se libérer du gaz russe et acheter le gaz américain, parce que « Poutine utilise l’énergie comme une arme »… Ces derniers temps elle était directrice des affaires extérieures de l’entreprise de télécommunications One Hungary (ex-Vodafone).

Le ministre de l’Economie et de l’Energie est Istvan Kapitany, le conseiller économique de Peter Magyar pendant sa campagne électorale. Il est un ancien vice-président exécutif de Shell, à Londres.

Le ministre de la Défense est Romulusz Ruszin-Szendi, qui était le conseiller militaire de Peter Magyar pendant sa campagne électorale. Nommé commandant en chef des forces armées hongroises en 2021 il fut destitué en 2023, sans que soit donnée la raison. En septembre 2025 un journal publia des photos le montrant avec un pistolet lors d’une réunion publique. Il accusa le journal de fake news, mais finit par reconnaître le fait. Son arme fut confisquée, sa licence de port d’arme révoquée, et il fut rayé des grades de l’armée…

Le ministre des Affaires familiales et sociales est Vilmos Katai-Nemeth, connu des Hongrois comme le « premier maître aïkido deuxième dan aveugle au monde ».

Le « stratège européen de Magyar » Zolta Tarr n’est pas nommé aux Affaires européennes (qui relèvent du super-ministère des Affaires étrangères), mais ministre de la Culture (selon les « valeurs de l’Europe »…).

A noter que le directeur de cabinet du Premier ministre a le rang de ministre et qu’il est numéro 2 de l’organigramme. Il s’agit du journaliste Balint Ruff, qui est ouvertement de gauche.

Les porte-parole du gouvernement sont trois femmes, présentatrices de télévision.

Poutine et son institutrice

Vladimir Poutine et Vera Dmitrievna, épisode 523 : Poutine a invité son ancienne institutrice (elle a aujourd’hui 92 ans) au défilé de la Victoire, et elle est restée à l’hôtel les jours suivants. Il est allé la chercher lui-même en voiture pour la conduire à un dîner au Kremlin…

Richard Wagner était financé par Hitler

C’était le 6 mai, dans l’émission d’analyse économique et politique L’aria che tira, sur la chaîne italienne La7. Le sujet était le scandale de la Biennale de Venise, à savoir que le pavillon russe a été ouvert… les jours précédant la Biennale.

Lors de cette émission, Mirella Serri, 77 ans, qui enseigna à l’université La Sapienza à Rome et est l’auteur de romans et d’essais (dont plusieurs sur le fascisme et le nazisme), a affirmé, à l’encontre de ceux qui soutiennent la participation de la Russie parce qu’il ne faut pas mélanger la culture et la politique :

« Wagner soutenait le nazisme et était financé par Hitler ! L’art est connecté à la politique ! Ne disons pas de sottises ! »

Naturellement, cette sortie surréaliste n’est pas passée inaperçue, et a été abondamment commentée, d’autant qu’elle visait à discréditer les capacités de la droite sur le plan culturel…

Un certain Franco Nerozzi a publié l’image ci-dessus (avec la photo authentique de Mirella Serri), et la légende suivante :

Mirelha Serren Wagner, l'épouse du grand compositeur allemand, sur une rare photo prise lors du rassemblement de Nuremberg. Il semblerait que cette femme infidèle, malgré son appartenance à la classe intellectuelle raffinée de la gauche berlinoise, ait été la maîtresse d'Hitler, et que ce soit grâce à son intervention auprès du Führer que le musicien ait obtenu argent et privilèges avant même la naissance du chancelier. Oui, je sais, cela peut paraître improbable, mais ayez foi : l'histoire est garantie par la supériorité culturelle proverbiale de l'antifascisme. Et quiconque n'y croit pas est un répugnant remigrationniste qui ne regarde pas La7, ne lit pas les livres de Berizzi et mérite de finir Piazzale Loreto.

Je reprends l’information de Breizh-Info de ce jour, où l’on peut aussi lire un excellent article sur l’interdiction du banquet du Canon français à Quimper.

Valeurs bénédictines

Dans le Minnesota, le collège universitaire Saint-Benoît et l’Université Saint-Jean, qui forment une seule « communauté », sont « fondés sur les valeurs bénédictines ».

Le 18 avril dernier s’y est tenu un spectacle intitulé « Drag show olympics » organisé par le campus QPLUS (Queer proud lavender Union of students). Une « célébration de fierté, de performance et de communauté » mettant en vedette des artistes tels que Momo, Rat Lord et Hellrazor (le rasoir de l’enfer). (On ne sait pas qui est ce « seigneur des rats » mais c’est aussi le nom d’un groupe de « death metal » satanique en Allemagne.)

Aux critiques qui se sont exprimées, les deux universités ont répondu qu’elles soutenaient « le droit des étudiants d’organiser des événements éducatifs sur le campus », affirmant que les organisateurs et l’administration avaient collaboré pour « garantir un événement joyeux, respectueux et éducatif, conforme à nos valeurs bénédictines ».

Saints Nérée, Achillée et Domitille, et Pancrace

Martyrologe :

A Rome, sur la voie Ardéatine, les saints frères martyrs Nérée et Achillée. Ils demeurèrent longtemps en exil dans l’île de Ponza, pour la Foi du Christ, avec Flavie Domitille dont ils étaient les officiers ; puis le consul Minutius Rufus voulut, mais en vain, les forcer à sacrifier en recourant aux tourments du chevalet et du feu, ceux-ci alléguant que, baptisés par le bienheureux apôtre Pierre, ils ne pouvaient en aucune façon sacrifier aux idoles ; ils eurent alors la tête tranchée. Leurs saintes reliques, avec celles de Flavie Domitille, furent, par ordre du pape Clément VIII, transférées solennellement en ce jour, de la diaconie de saint Adrien, à l’ancienne église de leur nom où autrefois on les avait conservées et que l’on venait de réparer. Cette translation eut lieu la veille de ce jour, mais Clément VIII ordonna qu’on la célébrerait aujourd’hui ainsi que la fête de la bienheureuse vierge Domitille, dont la passion est mentionnée aux nones de ce mois [7 mai].
A Rome encore, sur la voie Aurélienne, saint Pancrace martyr, qui, âgé de quatorze ans, accomplit son martyre par la décapitation, sous Dioclétien.

L’église Saints-Nérée-et-Achillée de Rome remonte au IVe siècle. La première mention de sa dédicace à Nérée et Achillée est de 595. En 814 elle est reconstruite par Léon III pour accueillir les reliques des saints, qui se trouvaient dans les catacombes de Domitille. En 1213, l’église étant en mauvais état, les reliques sont transférées à l’église Saint-Adrien. Elles reviennent le 11 mai 1600. La façade date de cette année-là. Réalisée avec la technique du sgraffite, elle était tellement dégradée qu’on voyait à peine ses décorations. Elle a été restaurée l’année dernière. (La première photo date de 2024.)