Samedi des quatre temps de carême

Intret orátio mea in conspéctu tuo: inclína aurem tuam ad precem meam, Dómine. Dómine, Deus salútis meæ : in die clamávi, et nocte coram te.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto, sicut erat in princípio, et nunc, et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Intret orátio mea in conspéctu tuo: inclína aurem tuam ad precem meam, Dómine.

Que ma prière pénètre jusqu’à vous, Seigneur, prêtez l’oreille à ma supplication. Seigneur, Dieu de mon salut, devant vous j’ai crié le jour et la nuit.
Gloire au Père et au Fils, et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Que ma prière pénètre jusqu’à vous, Seigneur, prêtez l’oreille à ma supplication.

Le texte de l’introït de la messe de ce jour est le début du psaume 87, le corps de l’introït étant le deuxième verset et l’énoncé du psaume après le chant étant, comme il est normal, le premier verset. On remarque que le texte est légèrement différent de celui du psautier liturgique. C’est le texte des vieilles latines, dont le Psautier romain :

Intret in conspectu tuo oratio mea, inclina aurem tuam ad precem meam.

« in conspectu tuo » et « oratio mea » sont inversés, et il y a Domine à la fin, ce qui permet au compositeur de terminer sur une belle révérence à Dieu.

L’appel initial est un récitatif insistant sur la dominante do, avec de belles variations, supplication qui culmine au mi sur le mot « inclina » : incline ton oreille. A la fin de « precem » le saut initial de l’appel du début (sol-do) est repris, puis il est inversé sur Domine pour la révérence finale.

Menteur pathologique

Ursule annonce que la Commission européenne va « procéder à l’application provisoire du Mercosur », signé le 17 janvier : l’Uruguay et l’Argentine l’ont ratifié hier.

« Pour la France c’est une surprise, et une mauvaise surprise. Et pour le Parlement européen c’est une mauvaise manière », dit Macron.

C’est tout sauf une surprise. Cette application provisoire, dès qu’un pays d’Amérique latine le ratifierait, sans attendre l’avis de la Cour de Justice saisie par le Parlement européen, ni le vote du Parlement européen (qui compte pour du beurre), était dûment annoncée. Seule la date n’était pas connue parce qu’on ne savait pas quel serait le premier pays d’Amérique latine à le ratifier.

Mais comme Macron ment sur le sujet depuis le début, il n’y a pas de raison que ça s’arrête.

Il reprend même son couplet sur les prétendues règles « durement négociées » pour protéger l’agriculture française et européenne et il dit qu’il sera « intraitable sur le respect de ces règles »… qui font rire en Amérique latine, parce qu’elles ne figurent pas dans l’accord (qui n’a qu’une clause de sauvegarde très générale et bilatérale).

« Il y a quelque chose qui cloche »


Quand l’idéologie dominante interdit d’appeler un chat un chat, et une « femme trans » un homme qui prétend être une femme, les présidents de clubs sportifs féminins sont fort démunis quand ils doivent constater la concurrence déloyale sans pouvoir dire autre chose que : « Il y a quelque chose qui cloche »…

Ainsi le club (professionnel) de Feytiat, près de Limoges, se trouvait il y a peu au même niveau que Monaco, avec quatre victoires chacun, jusqu’à ce que les deux équipes se retrouvent face à face, et que Feytiat perde, parce qu’à Monaco il y a le bulldozer « Julie » Tetart, qui est un homme et ne s’en cache guère quand on voir ses photos.

Alors le président de Feytiat pleurniche tout en récitant le dogme politiquement correct :

« Nos récriminations ne sont pas de la transphobie. Je n’ai aucun problème avec le changement de sexe. Le problème est une question d’équité sportive. Julie Tetart est plus grande, plus costaude que les autres filles. Face à elle, les risques de blessure sont réels. Régulièrement, elle sort des matchs à 40 points, 20 rebonds avec une évaluation moyenne à 40 de moyenne. C’est un total qu’on atteint une fois quand on fait le match de sa vie. Elle, c’est presque toutes les semaines. Il y a quelque chose qui cloche. »

Mais il n’osera pas dire publiquement que ce qui cloche est tout simplement que la « fille » est un garçon…

La situation, du reste, est ubuesque. Parce que si « Julie » Tetart peut tout renverser en France en tant que joueuse de Monaco, il ne peut pas faire partie de l’équipe de France, puisque la fédération internationale bloque la participation d’athlètes « transgenres ». Précisément « pour une question d’équité » dans les compétitions internationales…

Un délire de Zelensky

Répondant à un journaliste de Sky News qui lui fait valoir que la guerre s’arrêterait s’il abandonnait le Donbass aux Russes, Zelensky déclare :

Si nous nous retirons de ce territoire, comme vous le dites, par exemple de Kramatorsk ou de Slaviansk, à ce moment précis, où 200.000 personnes s’y trouvent actuellement, elles seront occupées par les Russes. Qui a dit aux Russes que ces personnes étaient prêtes à devenir russes ? Sinon, elles seront tuées, envoyées au front ou en prison. Ils ont fait la même chose à Lougansk, Donetsk et en Crimée. Soyons honnêtes : c’est une ligne rouge. Vous n’allez pas céder un seul morceau de territoire que la Russie n’a pas déjà conquis sur le champ de bataille, au nom de la paix ? Je pense que ce n’est pas seulement une ligne rouge, c’est aussi une ligne de défense.

Les millions d’habitants des territoires de Lougansk, Donetsk et Crimée ont été tués, envoyés au front ou en prison, et on ne le savait pas. En matière de propagande, les journalistes occidentaux ont donc encore des progrès à faire…

(On remarquera que Zelensky dit Slaviansk et Lougansk, en russe, alors que c’est Sloviansk et Louhansk en ukrainien.)

Ubu moldave

Le 25 novembre 2025, la cour d’appel de Chisinau a décidé qu’il suffisait d’une simple déclaration de changement de juridiction d’une paroisse pour que l’église change de propriétaire. Elle mettait fin ainsi au problème de la paroisse d’un village qui avait « décidé » d’abandonner l’Eglise orthodoxe moldave (liée à l’Eglise orthodoxe russe) pour passer à la « métropole de Bessarabie » (de l’Eglise orthodoxe roumaine). Or l’église appartenait à l’Eglise orthodoxe moldave depuis toujours.

Les juristes ont fait remarquer que ce précédent remettait en question l’accord de 2003 entre l’Eglise orthodoxe moldave et le ministère de la Culture, en vertu duquel plus de 800 sites religieux classés monuments historiques ont été transférés à l’Église pour être utilisés gratuitement.

La réponse du gouvernement a été que ces 800 sites devaient être « restitués » à l’Etat… Ce qui a déclenché un vent de panique au ministère de la Culture :

« Ces quelque 800 monuments historiques restitués à l’État ! Je vais être honnête : en tant que ministère, nous n’avons pas les moyens de gérer 800 monuments. Imaginez, cela représente 800 bâtiments », a déclaré le ministre.

Pour le moment on attend la décision finale de la justice. Car entretemps un tribunal a reconnu comme falsifiée (quelle surprise…) la signature du « transfert » de la paroisse…