Saint Calixte

Les trois oraisons de la messe ne font mention d’aucun nom, mais dans le missel traditionnel elles ne s’appliquent qu’à saint Calixte.

Collecte

Deus, qui nos cónspicis ex nostra infirmitáte defícere : ad amórem tuum nos misericórditer per Sanctórum tuórum exémpla restáura.

O Dieu, qui nous voyez défaillir à cause de notre faiblesse, raffermissez-nous miséricordieusement dans votre amour au moyen des exemples de vos Saints.

Secrète

Mýstica nobis, Dómine, prosit oblátio : quæ nos et a reátibus nostris expédiat, et perpétua salvatióne confírmet.

Que cette oblation mystique nous soit utile, Seigneur, qu’elle nous délivre de nos fautes et nous affermisse continuellement dans la voie du salut.

Postcommunion

Quǽsumus, omnípotens Deus : ut reátus nostros múnera sacráta puríficent, et recte vivéndi nobis operéntur efféctum.

Nous vous en prions, Dieu tout-puissant : que ces dons sacrés nous purifient de nos fautes, et qu’ils nous fassent mener une vie sainte.

Saint Edouard le Confesseur

(Texte de présentation des personnages de la Tapisserie de Bayeux.)

Le début du récit de la Tapisserie de Bayeux présente le vieux roi anglo-saxon Edouard le Confesseur, monté sur le trône en 1042, qui s’entretient avec Harold (1022-1066), son beau-frère issu de la puissante famille de Godwin de Wessex. A la fin du règne d’Edouard, Harold devient peu à peu l’homme fort du pays et porte étendard des anti-normands. Le 6 janvier 1066, Harold est couronné roi à la place de Guillaume de Normandie. A l’aube du 14 octobre 1066 à Hastings, la bataille fait rage contre les troupes de Guillaume venu reprendre son trône. Il meurt au combat après avoir reçu une flèche dans l’œil, symbole de la punition de son parjure.

Le roi Édouard, dit le confesseur en raison de sa grande piété, est le fils du roi anglo-saxon Ethelred II et d’Emma, la grand-tante de Guillaume. Il monte sur le trône en 1042 et pour se réconcilier avec le clan anglo-danois, épouse Édith, fille du comte de Godwin et de la danoise Gytha. Il reste très attaché à la Normandie où il trouva refuge pendant 30 ans lors de son exil alors qu’il était chassé d’Angleterre par les conquérants danois. En 1064 en Angleterre, toujours sans héritier, Édouard se tourne naturellement vers Guillaume, son petit cousin, pour prévoir sa succession au trône. Il décide alors d’envoyer son beau-frère Harold en Normandie pour porter ce message à Guillaume…

18e dimanche après la Pentecôte

Deus, qui nos, per hujus sacrifícii veneránda commércia, uníus summæ divinitátis partícipes éfficis : præsta, quǽsumus ; ut, sicut tuam cognóscimus veritátem, sic eam dignis móribus assequámur. Per Dóminum…

O Dieu, qui par les échanges admirables s’accomplissant en ce sacrifice, nous rendez participants de votre souveraine et unique divinité, faites, nous vous en supplions, que comme nous connaissons votre vérité, nous la suivions en ayant une conduite digne de notre foi.

Dom Pius Parsch :

La Secrète exprime une profonde pensée : Dieu nous fait, par le saint “commerce” qui se réalise au Saint-Sacrifice, participants de la divinité suprême (le commerce consiste en ce que Dieu se fait homme, grâce à quoi nous sommes divinisés) ; nous demandons non seulement de garder la foi, mais de vivre, conformément à cette foi, une vie de “dignes mœurs”.

Bienheureux cardinal Schuster :

La secrète rappelle d’abord que le divin Sacrifice nous met en relations si intimes avec la divinité que, tandis que nous lui offrons nos présents, celle-ci, à son tour, se donne elle-même à nous en échange. Cet état si sublime, auquel nous initie la foi, exige une fidèle correspondance de notre part, aussi supplions-nous aujourd’hui la divine clémence de nous accorder d’exprimer par nos œuvres cette dignité de fils de Dieu participant à la nature divine, dont le Sacrement nous est le gage. Alors la vérité sera en nous pleine et entière, quand, à l’image du Verbe de Dieu, nous exprimerons nous aussi la bonté et la beauté du Père.

L’Année liturgique :

La sublime éloquence de la Secrète dépasse tout commentaire. Pénétrons-nous de la grandeur des enseignements si admirablement résumés en quelques mots ; comprenons que notre vie et nos mœurs ne doivent être rien moins que divines, pour répondre aux mystères qui sont révélés à notre intelligence et s’incorporent à nous dans le commerce auguste du Sacrifice.

Cas d’école

Le correspondant de guerre russe Evgeniy Poddubny, évidemment qualifié de « propagandiste russe » par nos gazettes, a publié cette vidéo qui montre de nombreux blindés détruits, dont certains continuant de se consumer. De lourdes pertes ukrainiennes près de Pokrovsk.

La propagande ukrainienne a aussitôt déclaré qu’il s’agissait évidemment de blindés russes.

Mais la vidéo (route, carrefour, voie ferrée) permet d’établir très facilement la géolocalisation. Et l’on voit que c’est à mi-chemin entre Pokrovsk (à moitié prise par les Russes) et Rodinskoé (où les Russes sont en train d’entrer), au milieu de la mâchoire qui enserre les lieux.

Quand on voit l’état de cette route, et quand on voit que la seule autre route pour Pokrovsk, vers l’ouest, est directement sous le feu russe, on a une idée précise de ce qui va se passer dans le coin.

Le site Lostarmour, qui a établi la carte, a donné la liste des véhicules brûlés (il y en a trois autres qui ne peuvent pas être identifiés parce qu’ils brûlent encore).

Suicide (?) riche

L’entrepreneur ukrainien en cryptomonnaie Konstantin Ganitch, dit Kostya Kudo, 32 ans, président de l’académie de trading « Clef de la cryptologie », s’est suicidé la nuit dernière, après le crash du bitcoin, sans doute sans rapport direct avec cette chute, réelle mais déjà compensée. Cependant, il aurait envoyé un message d’adieu à sa petite amie lui disant qu’il avait de graves problèmes financiers.

Konstantin Ganitch gérait 65 millions de dollars, dont 10 millions des renseignements militaires (le GUR de Kirilll Boudanov). Il donnait des millions à l’armée ukrainienne. Il avait récemment déclaré qu’il avait dû mettre un terme à un projet à cause d’un partenaire indélicat. Mais il avait pu finalement récupérer sa mise. Dans sa dernière interview il se disait victime de menaces anonymes. Selon des médias ukrainiens il subissait des pressions de la police qui lui extorquait une part de ses revenus.

Il s’est tué dans sa Lamborghini Urus avec, dit-on, le pistolet que lui avait offert Boudanov…

Il était connu aussi comme le seul propriétaire ukrainien d’une Ferrari 296 GTB (un peu moins chère que la Lamborghini Urus, cela dit).