Babiš : pas un sou pour l’Ukraine

Pendant sa campagne électorale, Andrej Babiš avait mollement et vaguement déclaré que bien sûr il fallait aider l’Ukraine.

Maintenant qu’il a gagné les élections, le ton change : s’il redevient Premier ministre, a-t-il dit lors de la réunion de son groupe parlementaire, il n’y aura pas un sou pour l’Ukraine :

« Nous ne donnerons pas à l’Ukraine une seule couronne de notre budget. Nous avons aidé l’Ukraine directement, maintenant nous l’aiderons à travers l’Union européenne. »

En fait, dès février il se murmurait que Babiš avait l’intention de mettre un terme à l’initiative tchèque des 1,5 million d’obus pour l’Ukraine, et il avait ouvertement promis de réduire l’aide internationale pour se concentrer sur les problèmes intérieurs.

Crise de russophobie aiguë

La Pologne refuse d’extrader l’Ukrainien soupçonné d’avoir participé au sabotage du Nord Stream, malgré la demande de l’Allemagne en vertu d’un mandat d’arrêt européen.

« La Pologne n’a pas à participer à une opération visant à extrader une personne qui a nui à la Russie », a déclaré le chef du Bureau national de sécurité polonais, Slawomir Zentkiewicz. Il a ajouté que cette personne ne devrait pas être détenue.

Il faisait ainsi écho au Premier ministre Donald Tusk : « Ce n’est certainement pas dans l’intérêt de la Pologne de remettre ce citoyen à un pays étranger. » Et d’ajouter : « Le problème de l’Europe, le problème de l’Ukraine, le problème de la Lituanie et de la Pologne n’est pas que Nord Stream 2 ait été détruit, mais qu’il ait été construit. » (Et qu’il ait permis de bénéficier d’une énergie à bas prix…)

Cela a fait réagir la Hongrie. Le ministre des Affaires étrangères Péter Szijjártó a déclaré : « Nous n’avons pas besoin d’une Europe où les Premiers ministres protègent les terroristes. Selon Tusk, l’explosion d’un gazoduc est acceptable. C’est choquant, car cela amène à se demander ce qui pourrait encore être détruit et être considéré comme excusable, ou même louable. »

En dehors des statistiques

Il y a officiellement 6 millions d’étrangers en France, et beaucoup d’autres qui sont officiellement français.

Par exemple le Français Luca Zidane, fils du Français Zinedine Zidane, qui joue désormais dans l’équipe nationale algérienne et déclare à Oran :

« Je suis très content d’être ici. C’est une fierté pour moi et je donnerai tout à 100% pour que le peuple algérien soit fier. L’Algérie est mon pays, mon pays d’origine et de mes grands-parents. Toute ma famille est fière de moi et est derrière moi dans tous mes choix, mon grand-père est content que je sois en Algérie et que j’aie fait ce choix. »

Il a failli être débranché, il attaque en justice

En novembre 2021, Jean-Claude Seknagi, 70 ans, est hospitalisé à l’hôpital Robert Ballanger, en Seine-Saint-Denis. Il souffre d’un grave problème urologique qui dégénère en septicémie. Il est alors admis en réanimation et placé dans un coma artificiel. L’établissement prévient son épouse et leurs trois enfants qu’en cas de dégradation de son état, il ne sera pas pratiqué « d’obstination déraisonnable ». Les soignants appliquent la loi d’euthanasie hypocrite Claeys-Leonetti. La décision de débrancher doit être prise collégialement, en prenant en compte la décision du patient. Jean-Claude Seknagi réaffirme sa volonté de vivre le 22 décembre, dans un moment de conscience. Malgré cela, le 21 février 2022, les médecins annoncent qu’ils vont le débrancher, en raison de son état de santé qui se dégrade. La famille saisit en urgence le tribunal administratif de Montreuil et le 24 février, les juges suspendent la décision d’arrêt de traitement en attendant qu’un expert se prononce sur le dossier. Entre-temps, l’état de Jean-Claude Seknagi s’améliore. Il sort du coma et est hospitalisé à domicile en septembre. Trois ans plus tard, un de ses enfants témoigne : son père est « handicapé, oui, mais bien vivant et heureux d’être avec nous sa famille alors que les médecins l’avaient condamné ».

Aujourd’hui, la famille saisit la justice pour obtenir une indemnisation de l’hôpital. « Si nous avons saisi une nouvelle fois la justice, c’est aussi pour que notre histoire serve d’exemple et contribue à informer les gens sur leur droit car je reçois beaucoup de messages de personnes qui vivent ce que nous avons traversé, précise Ilan, un des fils de Jean-Claude. Je ne connais rien en médecine, mais j’estime que si un malade a décidé de se battre, le médecin doit respecter sa volonté. Ce n’est pas à ce dernier de juger ce qui est déraisonnable ou pas et qui doit vivre ou mourir. »

Le tribunal administratif de Montreuil a examiné le 8 octobre la requête de la famille de Jean-Claude Seknagi contre l’hôpital Robert Ballanger. La décision devrait être rendue d’ici deux semaines.

Les voleurs de Kiev

Au printemps prochain, le Victoria and Albert Museum de Londres présentera diverses pièces issues de pillages nazis et soviétiques. Parmi elles, deux paires de « portes royales » (les portes centrales de l’iconostase) volées dans les années 1920 dans la laure des Grottes de Kiev.

Ces portes ont été faites vers 1784 sur commande de Catherine II (c’est l’Ukraine indépendante qui n’a rien à voir avec la Russie…). Après la fermeture de la laure par les bolchéviques, elles avaient disparu. Elles ont réapparu en 1936, lorsque William Randolph Hearst les a achetées aux marchands d’art Jacob et Selig Goldschmidt.

L’exposition sera l’occasion d’une table ronde : les chercheurs discuteront du sort du patrimoine ecclésiastique ukrainien dans le contexte des pertes causées par les régimes totalitaires du XXe siècle. Car l’objectif de l’exposition n’est pas seulement de montrer des objets rares, mais aussi de rappeler la nécessité de restituer les biens culturels emportés hors d’Ukraine pendant les années de révolutions et de guerres.

Mais à qui restituer ces portes ? Aux héritiers de ceux qui les ont volées ? Car la « Réserve Laure des Grottes de Kiev » a fêté le 30 septembre dernier ses 99 ans. Elle avait été créée (comme toutes les autres « Réserves » de monastères et de cathédrales) par les bolcheviques après l’expropriation et la fermeture de la laure et l’expulsion des moines.

« Certains sont fiers de cette journée. D’autres la considèrent comme une occupation du sanctuaire spirituel par les bolcheviques. Chacun a sa propre vérité », a dit la directrice de la Réserve, Svetlana Kotlyarevska, ajoutant que l’important n’est pas ce qui a été fait en 1926, mais ce qu’elle-même et ses collègues font aujourd’hui. A savoir expulser de nouveau les moines, profaner les reliques et interdire l’Eglise.